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Les nouveautés introduites par Luidia à Infocomm 2010

Je n’ai pas parlé jusqu’ici des nouveautés d’Infocomm 2010, que j’ai découvertes il y a déjà 6 semaines. Luidia a prévu d’introduire, d’ici la fin de l’année, quelques évolutions majeures du TBI mobile eBeam Edge:

  • La possibilité d’écrire simultanément au tableau avec plusieurs stylets.

  • Un nouvel eBeam Edge sans fil qui sera auto-alimenté sur sa propre batterie (plus aucun fil entre le TBI et l’ordinateur, plus aucun câble nécessaire pour alimenter le TBI).

  • Des fonctions « 3D » qui permettent de contrôler le tableau à distance à partir du stylet.

  • Divers supports qui permettent de simplifier l’usage du TBI mobile dans des utilisations fixes ou « semi-mobiles » (par exemple, un support de montage qui transforme tout vidéoprojecteur courte-focale en tableau blanc interactif, qui généralise à tous les vidéo-projecteurs ce dont j’avais parlé à propos d’Epson.)

Je reviendrai sur ces évolutions, qui permettent à eBeam, en partant d’un TBI mobile qui pèse 250 g, de couvrir tous les usages possibles à la perfection.

Pourquoi toutes ces évolutions, à un rythme si accéléré ? Parce qu’il est plus facile (technologiquement parlant) de passer du mobile au fixe, que du fixe au mobile.

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Picoprojecteurs et ebooks : les stars de Computex

PicoProjecteurIl y a 2 types de matériels qui étaient présents partout à Computex: les picoprojecteurs et les ebooks.

Les points communs entre ces 2 types de matériels:

  • ils sont encore confidentiels, voire peu utilisables.
  • les applications éducatives d’ici 3 ans seront majeures (les ebooks et les variantes mobiles, téléphones, Ipads… se partageront le marché des élèves, et sans doute aussi celui des professeurs)
  • ce sont des matériels mobiles qui généreront leur propre « écosystème » nomade (nous développons déjà des « pico ITsacs » adaptées aux picoprojecteurs, Luidia développe aussi des systèmes spécifiques).
  • les constructeurs asiatiques se tailleront la part du lion sur ce marché (plus de 90%, très probablement)

Les picoprojecteurs vont se répandre de façon accélérée dans les écoles et les entreprises dès lors qu’ils peuvent projeter une image d’au moins 1 m de côté à lumière ambiante (c’est pour bientôt). Il y aura des outils spécifiques (logiciels Iphone, logiciels de vote fonctionnant à partir de boitiers mobiles, TBI mobiles, outils de collaboration à distance…) pour améliorer leur utilisation. Je vous parlerai de certains de ces outils dans de prochains billets.

Picoprojecteurs

Les ebooks connectés (Wifi) de taille A4 ou A5 seront commercialisés à des prix inférieurs à 100 Euros. Ils permettent de lire des milliers de livres avec une qualité parfaite (supérieure à un IPAD ou à un écran d’ordinateur).

Ils permettent aussi de charger le cours tel qu’il a été diffusé sur un tableau blanc interactif (voir ce que fait eBeam avec le Kindle).

Pour moi, ce sont des périphériques plus utiles que l’Ipad (moins coûteux et surtout, ne détournent pas l’élève de la lecture).

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Les premiers caméscopes 3D grand public à Computex

Peu d’exemples permettent de prendre à ce point conscience du phénomène sur lequel repose notre ère numérique: une augmentation exponentielle des performances (loi de Moore) couplée à un raccourcissement unique dans l’histoire humaine des cycles de développement techniques.

Alors qu’il a fallu plusieurs dizaines d’années pour que les technologies permettant de faire du cinéma passent dans le domaine grand public, il se sera écoulé moins d’une année entre la sortie du premier film 3D digne de ce nom et celle du premier caméscope 3D grand public, qu’Aiptek montrait à Computex et qui sera mis sur le marché pour moins de 200 EUR.

La qualité est excellente. L’écran pour voir la 3D coûte à ce jour beaucoup plus cher que le caméscope lui-même. Ce caméscope sera totalement dépassé l’année prochaine.

Aiptek 3D

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Des caméras pour observer les oiseaux à Computex

Caméra BrinnoJe n’en ai jamais parlé dans ce blog mais Speechi a eu, il y a trois ans, un projet de caméra destiné à l’observation des oiseaux.

L’idée était de réaliser un système muni d’une bonne caméra et de capteurs solaires, permettant de filmer des oiseaux au nid, ou à proximité d’une source de nourriture et d’envoyer les films par wifi vers un serveur Web – les images étant alors immédiatement disponibles pour tous.

L’idée était d’intégrer des centaines de sources vidéos filmant la nature dans une plate-forme collaborative à destination des élèves du monde entier.

Ce projet est mort dans l’œuf, si j’ose dire. Nous ne l’avons jamais finalisé – même si, dans mon jardin, il y a toujours une caméra munie de capteurs qui filme un nid.

Et bien, ce que nous avions rêvé de faire, Brinno l’a presque montré à Computex: une petite caméra munie d’un capteur de mouvement qui commence à prendre des photos quand l’oiseau bouge devant l’objectif.

Le système est moins évolué que celui dont j’avais rêvé (la BirdCam de Brinno fonctionne sur piles et enregistre les images sur une carte mémoire) mais il est parfaitement fini et fonctionne de façon très propre.

BirdCam

Brinno a aussi développé une caméra qui prend des photos à intervalles de temps définis (« GardenCam »). L’idée est de filmer l’éclosion d’une fleur ou le développement d’une chrysalide en prenant par exemple une photo par jour.

Tous ces nouveaux outils me semblent extrêmement intéressants dans les écoles, de la maternelle au primaire. Une telle caméra vaut autour de 100 Euros.

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Speechi et eBeam à Marseille (parc Chanot, salon des Ormes) aujourd’hui et demain.

Salon des OrmesJe suis impardonnable, une fois de plus, pour le retard d’annonce, mais comme presque tous les ans, nous serons aux salon des Ormes (par Chanot, Marseille), qui est pour moi un des tous meilleurs salons éducatifs régionaux, pour les conférences et les ateliers.

 

Cette année nous sommes présents avec Toshiba, dont nous sommes le partenaire exclusif pour la partie mobile (valises préconnectées, TBI mobiles, micro-visualiseurs, tablettes sans fil nomades).

 

Vous pourrez y voir (pour la première fois à Marseille):

 

TV Interactive Toshiba et eBeam Edge

(Et encore merci à Nicolas pour tous ses efforts !).

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Deux nouveaux vidéoprojecteurs « révolutionnaires » présentés au Bett 2010

Un vidéo-projecteur nomade dont la lampe dure 15 ans

Epson Au Bett 2010, Casio présentait sa nouvelle gamme de vidéo-projecteurs plats (nous apprécions beaucoup les Casio qui a priori sont les meilleurs projecteurs pour notre offre nomade de valise – dommage simplement que quand Casio change de gamme, ils interrompent toutes leurs livraisons pendant 2 mois sans prévenir…).

La nouveauté de ce projecteur ? La lampe a une durée de vie de 20 000 heures et il sera garanti 5 années dans l’éducation. C’est une avancée significative car la durée de vie de la lampe – et la fragilité des vidéo-projecteurs en général – est un des principaux freins à l’usage des tableaux interactifs.

Autre avantage de ce projecteur, il s’allume en 8 secondes et s’arrête de façon instantanée (sans refroidissement nécessaire). Le refroidissement du vidéoprojecteur est aussi un des gros problèmes des vidéoprojecteurs actuels (il est plus ou moins long et jamais respecté à 100% car le professeur est forcément pressé de finir son cours, ce qui réduit encore la durée de vie de la lampe).

Tout ceci constitue un gros avantage pour les usages nomades que nous préconisons, et en particulier pour l’ITsac.

ITsac avec Casio

Le nouveau vidéo-projecteur interactif « Wi » d’Epson

Epson Le deuxième vidéo-projecteur d’un nouveau type que j’ai pu voir vient de chez Epson. Il s’agit d’un vidéo-projecteur à courte-focale avec une fonction tableau interactif intégrée dans le vidéo-projecteur – plus besoin d’installer un fond de tableau, le vidéo-projecteur suffit !

Une telle technologie n’est pas nouvelle. Plusieurs sociétés ont développé depuis quelques années des systèmes interactifs prêts à être intégrés dans le vidéoprojecteur.

Nous avions proposé une offre similaire il y a 3 ans avec NEC, qui avait intégré un eBeam dans son premier vidéo-projecteur courte-focale, mais cette offre n’a jamais percé.

La vraie différence ici, c’est qu’Epson est LE leader du vidéo-projecteur en France – et un leader puissant: beaucoup d’appels d’offre intégrant des TBI ne se gagnent que si vous incluez de l’Epson dans votre offre…

A ma connaissance, tous les acteurs majeurs du TBI fixe en France ont noué des accords avec Epson à un moment ou à un autre, sur tel ou tel appel d’offres.

Donc si l’offre d’Epson n’est pas trop chère (et pourquoi le serait-elle ?), Epson est en position de prendre très rapidement une place importante sur le marché du TBI fixe: ne pas avoir à remplacer le tableau blanc de la classe constitue un vrai avantage compétitif.

Sur ce que j’ai vu au Bett, le produit (astucieusement nommé 450-Wi, et non pas Wii !) n’est pas tout à fait prêt. La calibration se fait sur plusieurs dizaines de points (!) et le logiciel est rudimentaire.

Mais le discours du commercial d’Epson au Bett était le suivant: « Certes, le tableau blanc interactif traditionnel va disparaître, mais les fabricants de tableau blanc pourront continuer à vous proposer leur logiciel. » (On est content pour eux, surtout au moment où ils songent à s’introduire en bourse !).

Sans la crise qui le force à rechercher de nouvelles sources de croissance, Epson aurait-il pris le risque (énorme !) de rentrer en concurrence frontale avec des entreprises qui ont passé leur temps à préconiser ses produits ? Si le commercial d’Epson a raison, vous assisterez, presqu’en temps réel, à un très bel exemple de destruction créatrice, selon la théorie développée par Joseph Schumpeter.

Finalement, en dépit de ce que j’écrivais hier, on ne s’ennuie pas tant que ça au Bett !

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Bett 2010 : peu de nouveautés, plein d’argent

Comme tous les ans, j’ai passé quelques heures au Bett, qui est le principal salon européen consacré aux technologies éducatives – une sorte d’Educatice au carré.

Comme tous les ans, je me suis ennuyé – cela fait au moins 4 ans qu’on ne voit rien de réellement nouveau au Bett. En réalité, la vraie nouveauté, qui s’est invitée partout en guest-star cette année, c’est l’argent.

Cette année, au Bett, les espaces promotionnels étaient un peu plus grands, les animations un peu plus grandiloquentes, les moquettes un peu plus épaisses; on sentait littéralement l’argent qui suintait des stands.

Deux raisons principales à cela.

D’abord, il y avait vraiment beaucoup plus de monde que les autres années (sans doute une conséquence du plan de relance anglais) et les exposants avaient anticipé l’augmentation du nombre de visiteurs.

Mais la principale raison est de nature purement financière. Promethean et Smart, deux des leaders du secteur, veulent s’introduire en bourse et ont annoncé – ou laissé fuir – leurs intentions pour 2010. On parle d’une valorisation autour de 700 millions d’euros pour Promethean, à peu près le double pour Smart.

Si ces introductions ont lieu, cela voudra dire que ces sociétés se développeront à un rythme accéléré, par croissance externe et qu’il y aura un afflux de capitaux dans le secteur. De fait, on remarquait, parmi les visiteurs, plus de profils « financiers » que d’habitude et certains exposants étaient littéralement présents pour se faire remarquer par les investisseurs. J’ai trouvé la présence de Promethean encore plus imposante que d’habitude et sur certains stands, on m’a servi un discours financier avant toute démonstration des produits !

Le moment pour s’introduire en Bourse ne semble pas idéal. La Bourse n’est pas revenue aux niveaux d’avant crise et la croissance dans le secteur éducatif est telle que, sauf coup dur imprévu, ces sociétés devraient valoir beaucoup plus dans 2 ans qu’aujourd’hui. Mais elles ont toutes deux des investisseurs financiers dans leur capital, certains de ces investisseurs sont « scotchés » depuis de longues années et pour ceux-ci, les opportunités acceptables de valorisation sont exceptionnelles en ce moment. Très probablement, ils n’ont pas pu vendre plus tôt à cause de la crise.

(Conseil boursier: il faudra attendre de voir la valorisation exacte, mais, si vous voulez investir, il est probable que Smart et Promethean soient de bonnes affaires).

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Infocomm 2009: le nouveau tableau blanc interactif mobile eBeam Edge

eBeam edge

EBeam Edge est pour moi la principale nouveauté d’Infocomm 2009, et si je me laissais aller, je rajouterais « hélas ! ».

Hélas parce qu’Infocomm 2009 a été vraiment un salon très pauvre, avec peu de nouveautés réelles. Au sens strictement technique, eBeam Edge n’est d’ailleurs qu’une évolution par rapport au TBI mobile que vous connaissez déjà: eBeam Projection. La technologie employée (positionnement infra-rouge et ultra-sons) reste la même.

Lorsque j’ai découvert les spécifications du produit, cela m’a fait penser à l’Iphone 3 GS comparé à l’Iphone 3, c’est à dire assez peu de nouveauté (et beaucoup de marketing !).

Mais lorsque je l’ai vu et utilisé, je me suis rendu compte qu’il y a un grand nombre d’améliorations qui améliorent énormément ce qu’on appelle « l’expérience utilisateur ». Aucune de ces améliorations n’est une innovation de rupture (un « breakthrough ») mais il est possible que l’ensemble change radicalement l’usage et la perception du tableau interactif mobile.

Je constate d’ailleurs que les utilisateurs qui le découvrent, qui sont souvent moins techno-sceptiques par nature que moi, le perçoivent le plus souvent comme une innovation radicale. Nous verrons.

Au final, je trouve que c’est un produit extrêmement astucieux et bien pensé, en ceci que tous les points faibles de la technologie précédente ont été systématiquement traités et améliorés – y compris, et c’est intéressant, des points faibles qui ne nous étaient jamais opposés en phase commerciale mais qui gênaient parfois les utilisateurs à l’usage. S’il y a un compliment que je fais à Luidia, c’est bien celui-ci: il me semble que Luidia cherche avant tout à améliorer les usages sur le long terme.

En synthèse, il y a eu des améliorations autour de 6 axes principaux. Je vais les traiter un par un dans les billets qui suivront:

- Le positionnement de l’eBeam sur la surface de projection
- la précision et la surface couverte
- le stylet
- la calibration de la surface de projection
- le design
- le logiciel

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Infocomm 2009: la téléprésence

En général, sur Infocomm comme sur un grand nombre de salons, on trouve sur les stands de très jolies hôtesses dont la longueur de la jupe est inversement proportionnelle à l’investissement marketing de l’entreprise.

Et bien, la grande différence, c’est qu’à Infocomm 2009, les hôtesses n’étaient pas sur les stands, mais à distance. Elles vous alpaguaient par l’intermédiaire d’écrans géants, c’était assez difficile de juger de la longueur de jupe, mais en revanche la poitrine que l’écran mettait en valeur était assez suggestive, en moyenne.

telepresence1

Oui, c’est bien à moi qu’on fait signe !

Objectif: montrer les applications de la téléprésence, pour moi une des vraies nouveautés de cet Infocomm 2009.

(Suite…)

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Infocomm 2009: Le début de la fin du tableau blanc interactif traditionnel

Une des plus belles nouveautés que j’ai vues à Infocomm 2009: l’écran interactif 85  » présenté par Panasonic. L’image est de qualité parfaite (bien supérieure à ce que j’ai jamais vu avec un vidéoprojecteur), il n’y a aucune ombre.

Le toucher qu’on a lorsqu’on interagit avec l’écran (au doigt ou avec un stylet) est en tout point remarquable (capteur optique). L’écran est multitouch et tolère plusieurs utilisateurs – ce qui rajoute évidemment au charme, mais j’ai du mal à voir l’intérêt pédagogique.

Je vous en parle depuis un peu plus de 2 ans, les systèmes de tableaux interactifs conventionnels, constitués d’un vidéoprojecteur (courte-focale ou non) et d’un tableau blanc interactif sont à mon avis condamnés à assez courte terme – ils seront remplacés par des « téléviseurs interactifs » avec un écran plasma ou LCD.

Plusieurs raisons à cela:

  • Un écran plasma ou LCD a une durée de vie presqu’infinie et a une grande solidité, alors qu’un vidéoprojecteur a une durée de vie de 3000 à 5000 heures et est fragile.
  • Aucune ombre lorsqu’on interagit avec un écran de télévision.
  • L’écran a une qualité d’image extraordinaire.
  • L’écran peut être présenté verticalement (TBI) ou hoizontalement (table interactive, bien adaptée aux petites classes, voir par exemple la table interactive de Smart).
  • Les prix des écrans sont en baisse. On a en fait déjà des coûts comparables, sur l’ensemble de la durée de vie, entre des écrans LCD de 52 à 60 pouces et des systèmes interactifs plus traditionnels.

TBI traditionnel et écran LCD: opportunité économique

Si le marché et les utilisateurs sont rationnels (ce qu’ils ne sont jamais !) le tableau blanc interactif sous sa forme conventionnelle (vidéoprojecteur courte-focale ou non + tableau blanc interactif) va quasiment disparaître.

Deux technologies devraient subsister: l’écran interactif (LCD ou plasma) et le TBI mobile, qui a ses propres avantages bien spécifiques.

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