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Venez découvrir le Capital Altruiste à l’Open Coffee de Lille (7 juillet)

Open CoffeJe fais très peu de conférences en ce moment car je bosse à fond sur la préparation des vacances la prochaine sortie d’Alexandra.

Mais (comme c’est humain !) je n’ai pas pu résister à la flatterie d’Eric Delcroix qui m’a traité, par Speechi interposé, de fleuron régional sur son blog.

Je ne sais pas très bien ce qu’est un fleuron, ni si Speechi est un véritable fleuron régional, mais j’espère sincèrement que le Capital Altruiste va devenir un fleuron international. Si c’était le cas, le monde en serait transformé et j’en parlerai d’une façon tout à fait nouvelle lors de mon intervention à l’Open Coffee, le 7 juillet à 19h30 (l’événement sur Facebook).

Voeux Speechi 2010


Le Capital Altruiste, ce fleuron (Cliquez pour agrandir)

 

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Un idéal, un chemin

Je relis l’appel du 18 juin.

Ce qui est sidérant, c’est que de Gaulle, dans un texte qui ne fait pas plus de 30 lignes, analyse non seulement les raisons de la défaite mais donne aussi toutes les causes de la victoire finale: la présence de l’empire franco-britannique, la force industrielle et mécanique des Etats-Unis.

On l’oublie aujourd’hui mais de Gaulle lui-même ne peut croire, au moment où il lance son appel, que son hypothèse est la plus probable. La France est perdue, l’issue de la bataille d’Angleterre est pour le moins douteuse, l’entrée en guerre des USA bien moins envisageable qu’une paix séparée entre l’Angleterre et l’Allemagne.

Cet appel est une rationalisation a posteriori. Il y a d’abord le sursaut moral, le refus de la défaite. Vient ensuite le besoin politique d’un chemin, d’une voie, aussi étroite et peu probable soit-elle, qui puisse conduire au succès.

Si un tel chemin n’existait pas, l’appel du 18 Juin ne serait qu’une utopie criminelle – qui conduirait des milliers d’hommes à une mort inutile.

D’abord l’idéal, qui vient du cœur et ensuite le chemin, qui vient de l’intelligence. J’y ai souvent pensé, à mon niveau, quand j’ai décidé de lancer le Capital Altruiste.

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Pour ou contre le Capital Altruiste ? La suite du débat dans le Nouvel Economiste

C’est ici.

Malheureusement, je suis débordé aujourd’hui et je ne peux pas répondre à tous les points.

Il semble que le point le plus critiqué soit la séparation qu’instaure la Capital Altruiste entre l’outil économique (l’entreprise) et l’action humanitaire (l’ONG).

Or la puissance de la méthode repose justement sur cette séparation qui permet à tout entrepreneur d’agir très simplement, quel que soit son domaine d’activité. Et la faiblesse de tout l’entrepreneuriat social actuel résulte sur la confusion des genres, qui est soit hypocrite, soit destructrice de valeur.

(Pour le reste, je suis très flatté des différents avis qui ont été émis.)

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Radio Classique : Gros plan sur le Capital Altruiste

Radio ClassiqueMerci à Caroline Forge pour son interview « Gros plan sur le Capital altruiste » réalisée début mai sur Radio Classique et dont j’apprends la diffusion avec presque 3 semaines de retard.

Pour tous ceux qui n’ont encore rien lu sur le Capital Altruiste, c’est une bonne introduction en 2 mn, qui explique avant tout comment le Capital Altruiste rend les relations entre l’entreprise et l’ONG pérennes.

 

Le podcast :

 
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Le Capital Altruiste: cet oxymore déposé

Nouvel Economiste

Merci infiniment à Julien Tarby, du Nouvel Economiste, pour son très bel article sur Speechi et le Capital Altruiste. Julien a réussi à rassembler en une page les points les plus importants du Capital Altruiste, ses racines historiques et philosophiques et les principaux objectifs que je me suis fixé.

A lire absolument, à mon avis, surtout par ceux qui n’ont pas le courage de fouiller parmi les dizaines de pages sur le sujet qui se trouvent dans mon blog (comme je vous comprends !).

Je ne pense cependant pas que le terme « Capital Altruiste » soit un oxymore, je vous expliquerai pourquoi prochainement.

Et je vous expliquerai aussi pourquoi j’ai déposé l’expression « Capital Altruiste ».

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Olivier me dénonce (sur France Inter)

France InterOlivier m’a dénoncé à l’émission Carnets de Campagne, vendredi dernier, sur France Inter. Et vous savez quoi ? C’est le genre de délation qui fait vraiment plaisir, surtout à une heure de grande écoute.

 

Le podcast ci-dessous:

 
icon for podpress  Carnets de Campagne - Speechi et le Capital Altruiste: Play Now | Play in Popup | Download

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Eugène Rutagarama et la préservation des gorilles sur CNN

Un magnifique reportage sur Eugène Rutagarama, directeur de l’IGCP, un homme extraordinaire qui mène depuis 20 ans un travail unique de conservation des derniers gorilles des montagnes au Rwanda.

Pour rappel, Speechi a donné 10% de son capital à l’IGCP selon la formule du Capital Altruiste. L’IGCP va recevoir, à vie, 10 % de nos bénéfices. Si Speechi est un jour vendue, elle recevra 10 % de la valeur.

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Qu’a-t-il manqué au Grenelle de l’environnement ? Un zeste de Capital Altruiste

La mort du Grenelle

Il y a 18 mois, il y avait un consensus général autour du Grenelle de l’environnement. Ce consensus était démocratique. Il était démocratique ! C’était un engagement, peut-être même une conviction, du candidat Sarkozy – qui en l’occurrence ratissait bien au-delà de son propre camp.

Investir pour la création d’une industrie verte est évidemment la voie à suivre, pour la France en tant que puissance économique, pour l’être humain en tant qu’espèce. Il n’y a aucun secteur ou l’investissement lié au grand emprunt ne peut être plus rentable pour l’avenir.

De tout ça, il ne reste rien, ou presque 18 mois plus tard. Que s’est-il passé ?

Le Grenelle attaquait directement les intérêts à court terme de certains secteurs (chimie, nucléaire, transport…).

Le rôle du lobbying

Des entreprises se sont organisées en lobbies, avec des moyens importants et ont fait la promotion de leurs intérêts tous azimuts. On a attaqué le Grenelle au nom de la sauvegarde des emplois, de l’intérêt du consommateur, de la rationalité économique, etc…

Le pouvoir politique, et en particulier le pouvoir législatif –députés et sénateurs – a reculé.

On peut dénoncer le cynisme des entreprises, le côté velléitaire des élus, mais le lobbying est une pratique légale. Qu’auriez-vous fait si vous étiez à la tête d’une grande entreprise de chimie ? Ou si vous aviez une entreprise de chimie installée dans votre circonscription, qui emploie vos électeurs, finance votre campagne, etc. ? Très probablement la même chose.

Lobbying et démocratie

Non seulement le lobbying est une pratique légale, mais il est aussi indissociable des démocraties modernes. Si on ne donne pas des voies d’influence officielles au pouvoir économique, il cherche des voies occultes, beaucoup plus nuisibles à la démocratie et à la liberté. Lobbying n’est pas corruption (sinon parfois corruption intellectuelle).

Imaginez un pays où la presse serait libre, mais où il faudrait investir 100 millions d’euros pour créer un journal. La presse jouerait-t-elle son rôle démocratique ? Bien sûr que non ! Faudrait-il la supprimer pour autant ? Non plus, car le remède serait pire que le mal. L’équilibre démocratique serait rétabli dès lors que des groupements de citoyens partisans peuvent facilement se créer pour rassembler ces sommes.

(L’équilibre démocratique : la confrontation des opinions partisanes. Le déficit démocratique actuel : la prise de contrôle totale du champ du lobbying par un seule cause : celle du pouvoir économique.)

Ce qui est réellement inadmissible, ce n’est donc pas le lobbying lui-même, mais l’absence de « contre lobbying ». Ce que les entreprises ont fait (et elles étaient en droit de tenter de protéger leurs intérêts), les ONG qui sont « en face » ne peuvent pas le faire par manque de moyens économiques. L’Economique dispose d’un moyen d’influence extrêmement puissant, que l’Intérêt Général n’a pas (2).

Temps médiatique et temps législatif

Les ONG présentes au Grenelle peuvent bien, durant quelques semaines, être présentes au Grenelle ou peser le temps d’une élection, d’une émission de télé – ce que j’appelle le temps médiatique. Seuls les intérêts économiques peuvent aujourd’hui peser efficacement sur la procédure législative elle-même. Cette procédure est par nature longue (plusieurs années) et l’influencer est un processus coûteux (cela veut dire effectuer un travail de fond auprès de quelques centaines d’élus et de fonctionnaires).

Il s’est passé exactement la même chose aux USA pour la réforme de la santé (j’en ai parlé dans un précédent billet) et tout ça se répète pour la réforme financière. Les réformes à faire sont évidentes mais les décisions finales sont largement vidées de leur contenu sous l’influence du lobbying – et surtout, en l’absence de « contre lobbying » efficace, car actuellement le lobbying n’est accessible, pour des raisons de coût, qu’aux entreprises (1).

Comment le Capital Altruiste peut-il corriger cette situation ?

Si un grand nombre d’entreprises adoptent le Capital altruiste, s’il devient un vrai courant économique, alors les moyens des ONG seront automatiquement indexés sur la valeur du capital des entreprises. Ce qui veut dire que le « contre lobbying » devient une dépense accessible aux organisations d’intérêt général.

On résout le déficit démocratique non pas en restreignant le lobbying, mais en l’ouvrant à tous.

ONG, associations: vous pèserez sur le cours du monde en utilisant la même tactique que les entreprises, non pas en essayant d’interdire aux entreprises de les mener.

 

 

 

 

(1) On parle de dépenses de quelques millions de dollars aux USA dans le cas de la réforme de la santé (aux USA, les données sont publiques). En France, quelques centaines de milliers d’euros auraient inversé le cours législatif. Aucune association ou ONG française ne peut aujourd’hui consacrer de telles sommes pour ce type de dépenses.

(2) Sur l’augmentation des dépenses de lobbying aux USA et le contrôle ainsi exercé par les entreprises sur le Législatif, voir aussi l’excellent livre « de l’intérieur du sérail » de Bob Reich: Supercapitalisme.

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Etude de cas : Speechi et le Capital altruiste dans chefdentreprise.com.

Chef d'entreprise.com

Nous faisons partie des « trois PME qui voient l’avenir en durable » [pdf] dont les cas ont été décortiqués par Céline Tridon dans chefdentreprise.com.

C’est une très bonne introduction aux principes du Capital Altruiste.

Cet article me permet aussi de répondre à la question posée par Patrick Widloecher, directeur du développement durable de La Poste : « En prenant part au capital, l’ONG ne risque-t-elle pas de peser dans les choix stratégiques de l’entreprise ? ».

Réponse : non, car les statuts altruistes permettent de contrôler finement la gouvernance de l’entreprise, tout en assurant que la valeur financière créée par l’entreprise est totalement transférée à l’ONG, pour qu’elle puisse mener ses programmes.

En tant que chef d’entreprise, j’ai fait très attention à ce point: si la gouvernance de l’entreprise est modifiée, si des intérêts non économiques influent sur la politique de l’entreprise, on affaiblit potentiellement l’entreprise et donc on diminue la valeur créée pour l’ONG.

Pour survivre, les entreprises altruistes doivent être aussi performantes que les autres – ou plus performantes.

Le but du Capital altruiste n’est pas d’influer sur la gouvernance de l’entreprise, auquel cas il ne serait qu’un mouvement politiquement correct et économiquement inefficace de plus (voir ici quelques considérations fondatrices).

C’est déjà beaucoup de renverser la logique actuelle et de faire que l’ONG ne soit plus dépendante de l’entreprise, comme c’est le cas dans toutes les formules actuelles de mécénat, où les budgets sont reconduits annuellement (voir le cas de la fondation Nicolas Hulot).

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European Business Award: Speechi fait partie des 25 entreprises françaises nominées

European Business Award LogoLe « European Business Awards » est un des prix européens les plus importants dans le monde des affaires.

25 entreprises (parmi plusieurs centaines) sont sélectionnées pour chaque pays membre.

Speechi représentera la France dans la catégorie Développement Durable. Nous concourons avec le Capital Altruiste pour le « ruban d’honneur » final.

J’en suis extrêmement fier et très franchement, même si nous sommes la plus petite des entreprises sélectionnées (1), je trouve cette sélection méritée car le Capital Altruiste peut réellement changer le monde dans lequel nous vivons.

(1) parmi les autres nominés: Auchan, Airbus, CNP…

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