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Qu’est-ce que le Capital Altruiste ?

Le Capital Altruiste est un don en actions fait par une entreprise à une cause humanitaire.

L’objectif du Capital Altruiste est d’aider le développement des causes d’intérêt général en les dotant de moyens financiers importants, à travers l’accès au capital d’entreprises privées: les entreprises altruistes.

En septembre 2009, Speechi est devenue la première entreprise adoptant le principe du Capital Altruiste.

10% du capital de Speechi a été donné à une ONG qui préserve les derniers gorilles des montagnes

Une généralisation du concept d’entreprenariat social

Aujourd’hui, l’entreprenariat social concerne des entreprises dont l’activité de base est de nature altruiste. Il se limite donc à des formes d’entreprise à la fois socialement utiles et économiquement rentables ; deux conditions très difficiles à réunir. Le Capital Altruiste rompt ce lien : l’impact social provient du développement de la société et de l’augmentation de la valeur de son capital qui en résulte, quelle que soit l’activité de l’entreprise.

Le Capital Altruiste généralise le concept d’entreprenariat social en permettant à toute entreprise qui le souhaite d’avoir un impact social réel et quantifiable, quel que soit son domaine d’activité.

La cause qui reçoit le don en capital est librement choisie par l’entreprise, aussi bien que le pourcentage d’actions distribué.

Le don en capital est une forme de don beaucoup plus transparente et plus efficace que les formules adoptées généralement par les entreprises. L’actionnaire altruiste, qui reçoit le don, bénéficie de tout l’effet de levier économique apporté par le capital (dividendes, plus-values, etc…) tout au long de la vie de l’entreprise.

L’important est que les associations humanitaires, les ONGs, aient accès à des moyens en capital qui leur permettent de lutter à terme avec des moyens économiques comparables à ceux des entreprises puisqu’aujourd’hui, trop souvent, l’intérêt général s’arrête là ou l’intérêt économique commence.

Les statuts altruistes

Il fallait d’abord inventer les statuts permettant à une entreprise de recevoir une ONG à son capital. Ce travail a été fait fin 2008 / début 2009 et les statuts altruistes ont été adoptés par Speechi en septembre dernier.

Ces statuts introduisent la notion d’indice altruiste, égal au pourcentage d’actions altruistes émises et données à une ONG.

L’indice altruiste mesure de façon transparente et incontestable l’engagement humanitaire permanent de la Société, c’est-à-dire la quote-part du capital social dévolue à des organisations humanitaires. Cet indice est de 10% dans le cas de Speechi.

Les statuts altruistes vont être rendus disponibles en “Open Source”: tout entrepreneur intéressé pourra les utiliser pour son entreprise et/ou les améliorer à partir du moment où les améliorations profitent à la collectivité.

Pourquoi l’IGCP et pourquoi les gorilles ?

Le 1er septembre 2009, Speechi est devenue la première société à adopter le « Capital Altruiste » : 10 % du capital de Speechi sont réservés à l’International Gorilla Conservation Programme, l’ONG dirigée par Eugène Rutagarama, prix Goldman, qui effectue un extraordinaire travail de conservation des derniers gorilles des montagnes. L’IGCP devient actionnaire de Speechi. Elle va recevoir, à vie, 10 % de nos bénéfices. Si Speechi est un jour vendue, l’IGCP recevra 10 % de la valeur.

Comme la baleine blanche, comme le poisson du vieil homme ou les éléphants des Racines du ciel, les gorilles représentent évidemment l’humanité tout entière. C’est après avoir échappé au génocide Rwandais, où sa famille a été massacrée, qu’Eugène Rutagarama a mené l’essentiel de son œuvre de préservation.

Ils ont aussi une valeur personnelle et sentimentale. Ils me parlent, j’aimerais que mes enfants puissent un jour les voir, ou juste savoir qu’ils existent, en dehors des cages d’un zoo. Une part de mon choix ne repose que sur le coeur et j’aurais du mal à me défendre « rationnellement » face à quelqu’un qui m’accuserait de pure sensiblerie. Mais le matérialisme, raison pure du siècle dernier, a fait des millions de morts. Et on voit aujourd’hui la soi-disant « logique » économique mettre le monde en grand danger. Il me semble important d’essayer aussi les sentiments, pour changer.

Thierry Klein, Président de Speechi