Le Canada fait sa transition vers le tableau interactif mobile

J’ai plusieurs fois déjà mentionné la grande activité de la communauté canadienne francophone autour du tableau interactif – et le grand nombre de “followers” canadiens que Speechi a sur Twitter – alors que nous ne sommes pas directement actifs, pour l’instant, au Canada.

Mais Luidia l’est. Et les tableaux interactifs eBeam sont, depuis aujourd’hui, disponibles pour les 43 000 classes et 72 commissions scolaires du Québec. Ce choix de l’état du Québec est extrêmement significatif car le Canada est un pays pionnier (Smart, le leader mondial du tableau interactif fixe est une société Canadienne).

L’objectif du gouvernement est de “pourvoir toutes les classes, de la maternelle à la 5e année du secondaire, de tableaux numériques interactifs (TNI)” en 5 ans.

Et c’est là que le mobile devient vraiment utile, car comme le signale Rafi Holtzman :« les solutions traditionnelles de tableaux interactifs requièrent une mise en place complexe impliquant des modifications coûteuses aux installations et infrastructures existantes. […] la technologie eBeam […] permet de bonifier les investissements initiaux, […] est facile à installer et d’une grande efficacité pour les enseignants qui cherchent à augmenter le niveau de participation de leurs élèves en classe. »

Autrement dit, si on cherche à équiper massivement les classes, comme c’est le cas au Canada, la solution “tableau interactif mobile” :

  • permet d’aller plus vite et de ne pas “casser” ni “reconvertir” les salles de classe existantes (ce qui est un gain de temps et d’argent).
  • est plus économique car moins coûteuse en tant que telle – surtout lorsqu’on tient compte, dans le calcul, des coûts d’installation liés au TBI fixe,
  • permet aussi de reconvertir instantanément les installations numériques anciennes

J’ai souvent parlé du rapport qualité / prix imbattable du mobile en matière de tableau interactif (à usage identique, le gain d’investissement peut être d’un facteur 10).

Mais on mentionne plus rarement le fait qu’un équipement rapide à coût acceptable est souvent quasi-impossible avec les technologies fixes à cause des problèmes de logistique et d’installation (voir par exemple mes précédents billets “Des TBI trop chers et installés en dépit du bon sens” ou le cas d’une école lilloise).

Aujourd’hui, l’Est républicain signale qu’à Nancy, les tableaux blancs arrivent doucement (au rythme soutenu de 5 unités par an pour un budget de 40 000 € ! ) .

Pour ce prix, on équipe 20 à 30 écoles au moins en tableau interactif mobile, et on le fait en une semaine. Qui plus est, l’équipement étant partagé, on donne l’accès à la technologie à 10 fois plus d’enseignants, surtout lorsqu’on partage les classes mobiles sous forme de valise interactive.