Le tableau interactif fixe est mort, quel sera l’équipement interactif des classes dans le futur (2/2) ?

Résumé: Dans un billet précédent, tu as appris avec surprise, cher lecteur, que le tableau interactif fixe était une sorte de dinosaure en voie de disparition. La nature ayant horreur du vide, ce billet essaie de répondre à la question suivante, qui t’a sans doute empêché de dormir depuis deux semaines:

Par quoi donc le TBI fixe sera-t-il remplacé ?


L’état actuel du marché français: 1/3 de tableaux interactifs mobiles et 2/3 de fixes.

En France, il y a grosso-modo un tiers des écoles qui ont choisi de s’équiper en tableaux blancs interactifs mobiles – ce qui fait de la France le premier pays du monde en termes d’équipement mobile[1]. Pourquoi ce taux d’équipement mobile est-il si fort ? Principalement parce que Speechi a bien fait son travail la France s’est équipée tardivement et a donc eu accès à des technologies plus récentes (contrairement au Royaume-Uni, par exemple, qui s’étant équipé au début des années 2000, n’a eu accès qu’aux technologies fixes).

Aujourd’hui, la demande sur le fixe a chuté de façon brutale. Seul le TBI mobile résiste face au vidéoprojecteur interactif parce qu’il a des avantages bien spécifiques : le TBI mobile se partage entre enseignants, ce qui réduit d’un facteur 5 à 10 le coût d’acquisition d’un matériel qui reste coûteux pour les collectivités.

On va arriver à une situation où le mobile fait 1/3 du marché de l’interactif, et le vidéoprojecteur interactif à peu près 50% de ce marché. Le reste du marché est réservé aux TBI fixes traditionnels et ira decrescendo.

Le marché français dans un an.

En fait, ce dont les collectivités ont le plus besoin, c’est d’une offre mixte. Lorsque la collectivité est en cours d’équipement (taux d’équipement de moins de 30%), le TBI mobile est irremplaçable car il donne à tous les enseignants l’accès à la technologie interactive, en partage.

Puis, si on dépasse 50% de taux d’équipement, il devient nécessaire d’équiper certaines salles de façon permanente, avec du matériel fixe. Ce matériel sera, dans le cas de la France, plutôt du vidéoprojecteur interactif à cause de l’avantage matériel et logistique qu’il présente sur le fixe (cf mon précédent billet: “Le TBI, c’est le matériel”).

L’idéal “théorique” au niveau du confort serait bien sûr que toutes les classes soient équipés à 100% mais cette situation idéale n’a eu lieu qu’au Royaume-Uni et j’ai déjà écrit pourquoi un tel investissement avait été une gabegie sans nom.

Je pense donc que dans les prochaines années (phase d’équipement), la part de mobile va continuer à augmenter. Puis diminuera (en part de marché) si le taux d’équipement dépasse 50% – nous en sommes actuellement à 10% environ en France.

Rêvons un peu : (Speechi et le pot au lait Plaidoyer pro-domo.)

Notre technologie mobile eBeam est au cœur du vidéoprojecteur interactif à ultra-courte focale eBeam-NEC U250XR que nous venons d’annoncer.

Elle permet à une collectivité de gérer une transition douce du mobile vers le fixe, au fur et à mesure de l’équipement des établissements. Les équipements mobiles, garantis 7 ans, peuvent à tout moment se reconvertir sous forme de vidéoprojecteur interactif.

L’école peut être équipée au départ en TBI mobiles, puis 1 à 3 ans plus tard, “reconvertie” en vidéoprojecteur interactif. Tout l’investissement matériel est préservé, ainsi que l’investissement humain (les logiciels, les ressources créées restent les mêmes).

Dans ce contexte, il n’est pas impossible du tout que notre part de marché devienne prédominante en France et aille bien au-delà des chiffres que j’ai évoqués ci-dessus. Speechi – et nos distributeurs – sommes les seuls à proposer une gamme complète de TBIs, du TBI mobile au vidéoprojecteur interactif en passant par le TBI fixe[2], qui corresponde au besoin actuel complet d’équipement des collectivités.


[1]Toutes les estimations données (ne) reposent (que) sur nos données internes et mon expérience personnelle. Celles-ci ne me semblent pas – au contraire – de qualité inférieure aux études publiées sur le sujet. Voir aussi, sur ce sujet, la différence entre le marché du TBI et un picon-citron.

[2]Le présent billet ne tient pas compte des tableaux interactifs “plats” (technologie LCD ou Plasma) qui me semblent promis à un bel avenir. Ces tableaux ne sont pas encore demandés dans les écoles françaises, alors qu’ils présentes des caractéristiques très intéressantes par-rapport aux vidéoprojecteurs (plus grande durée de vie, meilleure qualité d’image, absence de mise au point, aucune ombre, aucun éblouissement).