Un idéal, un chemin

Je relis l’appel du 18 juin.

Ce qui est sidérant, c’est que de Gaulle, dans un texte qui ne fait pas plus de 30 lignes, analyse non seulement les raisons de la défaite mais donne aussi toutes les causes de la victoire finale: la présence de l’empire franco-britannique, la force industrielle et mécanique des Etats-Unis.

On l’oublie aujourd’hui mais de Gaulle lui-même ne peut croire, au moment où il lance son appel, que son hypothèse est la plus probable. La France est perdue, l’issue de la bataille d’Angleterre est pour le moins douteuse, l’entrée en guerre des USA bien moins envisageable qu’une paix séparée entre l’Angleterre et l’Allemagne.

Cet appel est une rationalisation a posteriori. Il y a d’abord le sursaut moral, le refus de la défaite. Vient ensuite le besoin politique d’un chemin, d’une voie, aussi étroite et peu probable soit-elle, qui puisse conduire au succès.

Si un tel chemin n’existait pas, l’appel du 18 Juin ne serait qu’une utopie criminelle – qui conduirait des milliers d’hommes à une mort inutile.

D’abord l’idéal, qui vient du cœur et ensuite le chemin, qui vient de l’intelligence. J’y ai souvent pensé, à mon niveau, quand j’ai décidé de lancer le Capital Altruiste.

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