Etude de cas : Speechi et le Capital altruiste dans chefdentreprise.com.

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Nous faisons partie des “trois PME qui voient l’avenir en durable[pdf] dont les cas ont été décortiqués par Céline Tridon dans chefdentreprise.com.

C’est une très bonne introduction aux principes du Capital Altruiste.

Cet article me permet aussi de répondre à la question posée par Patrick Widloecher, directeur du développement durable de La Poste : « En prenant part au capital, l’ONG ne risque-t-elle pas de peser dans les choix stratégiques de l’entreprise ? ».

Réponse : non, car les statuts altruistes permettent de contrôler finement la gouvernance de l’entreprise, tout en assurant que la valeur financière créée par l’entreprise est totalement transférée à l’ONG, pour qu’elle puisse mener ses programmes.

En tant que chef d’entreprise, j’ai fait très attention à ce point: si la gouvernance de l’entreprise est modifiée, si des intérêts non économiques influent sur la politique de l’entreprise, on affaiblit potentiellement l’entreprise et donc on diminue la valeur créée pour l’ONG.

Pour survivre, les entreprises altruistes doivent être aussi performantes que les autres – ou plus performantes.

Le but du Capital altruiste n’est pas d’influer sur la gouvernance de l’entreprise, auquel cas il ne serait qu’un mouvement politiquement correct et économiquement inefficace de plus (voir ici quelques considérations fondatrices).

C’est déjà beaucoup de renverser la logique actuelle et de faire que l’ONG ne soit plus dépendante de l’entreprise, comme c’est le cas dans toutes les formules actuelles de mécénat, où les budgets sont reconduits annuellement (voir le cas de la fondation Nicolas Hulot).

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