L’e-learning est mort, vive l’enseignement nomade ! (1)

La mort annoncée de l’e-learning

“C’est une des idées de base de Speechi, ça paraît un peu paradoxal parce qu’on pense souvent à nous comme à une société d’e-learning, mais je ne crois pas, je n’ai jamais cru, à l’explosion de l’e-learning.

Aristote a mis au point, il y a plus de 2 000 ans une méthode d’enseignement basée sur :

– des cours didactiques (amphithéatre), délivrés de façon “descendante” (du professeur vers l’élève)

– des moments collaboratifs (discussions d’égal à égal entre élèves et avec le professeur, dans les allées du Lycée)

– des ressources documentaires (bibliothèque)

L’e-learning pur et dur repose sur la croyance que des modules automatiques ou interactifs vont pouvoir remplacer la méthode décrite ci-dessus. Dans certains cas précis, c’est possible (je pense aux simulateurs de vol ou à des logiciels d’apprentissage de machine), mais ces cas resteront toujours marginaux et limités. Disons, pour donner un chiffre que 5% au maximum des mécanismes de formation peuvent être portés de façon efficace sous forme de module d’e-learning. (C’est d’ailleurs déjà énorme).”

Les lignes ci-dessus ont été écrites il y a maintenant 2 ans. Les limites de l’e-learning sont apparues aujourd’hui aux yeux de tous, à tel point que beaucoup de sociétés n’osent plus utiliser ce terme dans leurs documents commerciaux !

L’e-learning, tel qu’on l’envisageait depuis le début des années 2000 est bien mort.

La question intéressante est : « mais qu’est-ce qui va le remplacer ? » (autre façon de poser le problème : « comment les technologies de l’information vont-elles être intégrées dans l’enseignement ? »

(Il est nettement plus complexe de répondre à cette question que de prédire la fin de l’e-learning.)


J’avais introduit début 2006 le concept d’« e-learning 2.0 ».

Je parlais à l’époque de :

“technologies permettant de gérer l’information de façon décentralisée (blogs, podcasts, chats, téléphonie « à la Skype »), le but étant de créer des communautés scolaires décentralisées, interagissant à travers le Web, mélangeant enseignement synchrone et asynchrone, utilisant l’ordinateur, le téléphone mobile, l’IPOD, etc…”

Enseignement nomade et Speechi

J’ai aujourd’hui des idées plus claires et surtout plus synthétiques sur le sujet. Tout cela est devenu plus précis pour moi dans les 12 derniers mois.

Ces idées, je ne les trouve nulle part ailleurs, ou alors de façon très fragmentaire, et c’est pourquoi je juge intéressant de les partager avec vous. Je sais qu’elles vont intéresser bon nombre de nos clients, de nos partenaires – et aussi de nos concurrents, puisqu’il apparaît que ce blog est décidément très lu dans la profession !

Réjouissez-vous donc tous, c’est la stratégie de Speechi que je vous livre ici: depuis 6 mois, toutes nos forces de R&D sont tournées vers la mise au point de solutions « nomades », au sens où je les définis ci-dessous, et les premiers résultats de nos travaux seront présentés fin 2007, peut-être dès Educatice.

En synthèse :

  1. l’e-learning est bien mort
  2. ce qui va dominer l’enseignement dans les prochaines années, c’est l’enseignement nomade.

Qu’est-ce donc que l’enseignement nomade ?

Ce terme contient bien une partie des concepts « 2.0 » que j’évoquais il y a 2 ans, mais pas uniquement.

Le nomadisme regroupe les notions suivantes :

  • le partage
  • l’interactivité
  • la richesse documentaire
  • la capacité à enseigner vers des élèves présents dans la salle de classe ou au-dehors de la salle de classé
  • la capacité pour le professeur à enseigner de n’importe où (dans sa salle de classe, de son bureau, d’un train, d’un avion)
  • la mobilité (les objets utilisés sont légers, portables). On les a toujours sur soi
  • Un usage de technologies ouvertes vers l’extérieur, plutôt que narcissiquement clos (symbole type de l’objet narcissiquement clos : un IPOD [pourquoi ?]).
  • Une fusion complète des aspects logiciels et matériels, qui deviennent totalement indifférenciés. La conséquence immédiate de ce point est qu’une société qui ne fait que du matériel ou que du logiciel ne pourra pas s’imposer sur ce marché.

Ce que n’est pas l’enseignement nomade

L’enseignement nomade n’est pas, comme le Web 2.0 ou 3.0, le Web social, un concept marketing fumeux de plus.

L’enseignement nomade s’inscrit comme la toute dernière étape de l’histoire de l’information – histoire qui a commencé avec l’invention de l’écriture.

Dans mon prochain billet, je vais rentrer dans le détail et vous expliquer ce que contient chaque concept.

(17) commentaires pour "L’e-learning est mort, vive l’enseignement nomade ! (1)"

  1. Adverbe.com - Ecrire pour le Web, formation, travail en réseau à distance, conseil éditorial, rédaction

    Le e-learning est mort ?

    Speechi a eu la bonne idée de réhabiliter les formations péripatéticiennes. Et promeut le concept “d’enseignement nomade” en réaction au Web 2.0 ou au Web social qu’il décrit comme des “concepts marketing fumeux&#822…

  2. Je suis plutôt rassuré que le concept d’e-learning soit ainsi interrogé. Mais j’ai peur que le débat contourne une question essentielle qui est celle de l’enseignement individuel et/ou collectif. Je pense en effet que l’espoir soulevé par l’e-learning reposait sur l’illusion selon laquelle un enseignement est d’autant plus efficace qu’il est mieux individualisé. Il s’agissait de défaire la dimension collective, un peu effrayante, du groupe classe, pour mettre chaque enfant devant son ordinateur où lui seraient proposés des exercices d’entrainement parfaitement adaptés à ses besoins. Mais pour être justes, et précis, nous devons ajouter que cette illusion est partagée aujourd’hui par beaucoup de professeurs réfractaires à l’usage des TICE.

    La notion de ’soutien individualisé’ remporte un succès fou, jusque dans les sphères ministérielles. Et aucun pédagogue ne prétendra qu’elle est stupide – un bon dialogue n’est jamais inutile. Mais encore faut-il bien avouer que le mot d’ordre marque une forme de renoncement, de désespérance à l’égard de la chose pédagogique. Car la pédagogie est bien l’art de faire travailler ensemble, étudier ensemble, s’exercer ensemble des élèves qui sont d’abord des sujets humains, c’est-à-dire des êtres de langage.

    Le pédagogue est celui qui fait du collectif une force pour ses élèves. Il est celui qui leur fait sentir que la force est avec eux du moment qu’ils sont ensemble pour s’entraider. Que les tâches qu’ils sont incapables d’accomplir seuls, les notions qu’ils ne parviennent pas à comprendre chacun pour soi, deviennent soudainement accessibles si l’on s’y colle ensemble.

    La pédagogie est d’abord une question d’intelligence collective. Et si l’on accepte de la considérer de cette manière, alors le jugement que l’on porte sur l’e-learning peut très vite se renverser. Oui, les TICE sont bien faites pour transformer la classe en atelier. Pour structurer le lieu d’étude en espace de partage et d’échange.

    Ce n’est tout de même pas le spécialiste français du TBI mobile qui nous dira le contraire…

  3. Il y va un peu fort Thierry pour déclarer des choses pareilles, pour ma part je trouve ça un peu prétentieux ce type d’assertion…un peu comme si on disait que myspace est mort au profil de facebook (pour rester dans l’idée web 2.0).
    Le concept du mobile learning (qu’il appelle nomade) est sous presse depuis plusieurs années…Comment peut-on croire que dans le train, à l’hotel, à la plage, aux toilettes…l’apprenant aura toujours envie…de se former et l’enseignant d’enseigner ? Je serai curieux de savoir s’il a déjà participé à une FOAD (terme qui semble ne pas être encore tout à fait mort)et quelle a été sa réactivité dans ses apprentissages.

    Speechi aurait-il des soucis ?

    Cordialement

    Jean Michel Massu

  4. jean-Michel,

    Non, je vous rassure, pas de souci… Et de toutes façons, je ne publie pas ces billets “de fond” en fonction de l’intérêt plus ou moins supposé de Speechi: ce sont vraiment mes idées…

    Pour ce qui est de l’e-learning, ça fait des années que je n’y crois pas – pas sous la forme dont on parle habituellement en tous cas – et si vous suivez les liens de l’article, vous verrez pourquoi.

    J’ai commencé à expliquer ce que j’entendais par “nomadisme” et vous devez voir que ça n’a pas grand chose à voir avec “mobile learning”. 1) c’est beaucoup plus vaste que ça. 2) je préfère utiliser des termes français qui signifient quelque chose plutôt que “mobile learning”, “e-learning”, “rapid e-learning” ou même FOAD.

    Tout ça est surement un peu prétentieux, mais je me soigne et surtout, la question qui compte c’est “est-ce vrai ou non” ?

  5. Yiannis Girod Informatique · Genève

    e-Learning: une grosse plateforme ou petit wiki?

    Dans le cadre d’une activité parallèle à celle qui motive l’existence du présent blog, je viens de mettre en place, pour des besoins d’expérimentation d’une sympathique équipe de format…

  6. Bonjour à tous,

    Les dispositifs elearning permettent, notamment grâce aux classes virtuelles de reproduire une salle de classe. Il s’agit d’un simple outil. Si le formateur a une idée précise de l’animation pédagogique de son cours, et qu’il maîtrise les outils associés au elearning, il pourra reproduire en classe virtuelle exactement la même approche pédagogique que dans une salle de cours classique.

    Cependant, j’adhère à la démarche pédagogique mise en avant dans le post de cjacomino : ne pas demander à un apprenant de faire un exercice avant d’en avoir compris les tenants et les aboutissants. Cependant je n’associe pas cette démarche à un dispositif pédagogique mais plutôt à la pédagogie du formateur.

    Ne rendons pas les outils responsables des erreurs de leurs utilisateurs ! La transmission du savoir repose sur la qualité du formateur pas sur celle de ses stylos.

    Relancer le débat sur la mort du elearning est assez frustrant. Pour ma part, je considère que ceux qui adoptent ce discours sont ceux qui ne savent pas utiliser les technologies du elearning pour transmettre leur savoir.

    Le elearning n’est pas mort !! Certains l’abandonne car ils n’ont pas su en tirer profit, c’est tout. Il serait donc regrettable que ceux qui savent s’en servir, l’utilisent régulièrement et en assurent la promotion soient freiner dans leur démarche.

  7. Non Thierry, le elearning n’est pas mort, il est bel et bien vivant. Même qu’il s’intègre à merveille dans la méthode mise au point par Aristote que tu décrivait il y a 2 ans:

    – des cours didactiques délivrés de façon “descendante”: présentation en rapid e-learning, vidéos en ligne à la YouTube, …

    – des moments collaboratifs : groupes de discussion, wikis, réseaux sociaux,…

    – des ressources documentaires : ebooks, blogues, articles publiés en ligne,…

    Et ces technologies peuvent même se mêler aux outils plus “traditionnels” telles les formations en face-à-face, les bibliothèques, etc.

    Le problème c’est que certains “experts” nous ont fait croire que le elearning était un modèle en soit alors qu’il ne s’agit que d’outils issus de l’évolution des technologies éducatives. Ainsi, même dans ton modèle d’enseignement nomade on retrouve la possibilité d’intégrer des outils du elearning.

    Non, le elearning n’est pas mort. C’est plutôt la conception du elearning comme une méthode d’enseignement en soit qui est morte. Les outils du elearning demeurent et le concept d’enseignement nomade en est la preuve.

  8. Je suis 100% d’accord avec le commentaire précédent. C’est la fin du e-learning au sens où il avait été présenté initialement: une sorte de fourre-tout universel, monolithique et jargonneux, qui devait révolutionner l’enseignement.

    Evidemment, la formation à distance, bien comprise et bien faite, est une branche à part entière de l’enseignement nomade.

    J’ai voulu 1) distinguer l’effet particulier (l’e-learning) de la cause profonde (le nomadisme), 2) arrêter de partir de la technologie pour arriver à l’enseignement: c’est exactement le contraire qu’il faut faire. Enfin, 3) arrêter d’utiliser des anglicismes qui ne veulent pas dire grand chose (e-learning, rapid e-learning) alors qu’il existe des termes français bien plus appropriés.

    Quand je dis que l’e-learning est mort, il faut le prendre avec humour, comme quand Nietzsche affirme que Dieu est mort. L’e-learning n’a jamais vraiment existé. C’était au mieux une illusion, au pire un mythe ou même un acte de propagande. Ce qui n’empêche personne d’y croire.

    A tous, excusez-moi car j’ai du retard dans l’écriture des billets… J’ai promis des précisions, des explications, mais la fin d’année est vraiment très chargée pour moi… Je lis vos mails, même si je réponds pas toujours. Et pour les billets, ça vient, ça vient !

  9. Thierry, j’essaye de le prendre avec humour, mais j’avoue avoir du mal à saisir ton point de vue exact.

    Mettons de coté le terme elearning et ces synonymes francophone. Tu sembles croire en l’utilisation des technologies dans un cadre pédagogique. Pourtant ton discours indique qu’il ne s’agit “d’illusion et de propagande”.

    Dans le cadre des activités de Speechi, je me resoud difficilement à penser que vous n’avez-vous jamais mis en place de dispositif de formation à distance efficace… c’est pourtant la seule raison qui justifierai un tel discours !

    Je comprend que débattre de la mort du elearning peut permettre à Speechi de mieux vendre ses dernières solutions. Vous savez, les TBI, là où l’information est nomade et le formateur … d’ailleurs où est-il le formateur, celui qui permet aux participants de transformer cette information en savoir ? Fin d’année chargée … d’accord je prend mon mal en patience 😉

    “arrêter de partir de la technologie pour arriver à l’enseignement” : j’y adhère ! Ce qui me séduit dans l’elearning c’est les opportunités qu’il offre au formateur dans la qualité de la relation apprenant/enseignant qui s’établit dans tout dispositif pédagogique. La distance, même si elle est effrayante au départ, est une force qui peut engendrer une relation vraie et efficace. Si certains ne voient qu’une démarche marketing dans le fait de mettre en place des dispositifs de formation à distance, certains sont passionnés par leur métier et ont choisis d’utiliser certains outils pour leur avantages. Imaginez donc un paysan qui affirmerai “le râteau est mort” en expliquant que pour ces travaux des champs il n’en a pas l’utilité. Que penserai son voisin, qui lui, utilise chaque jour ce type d’outil ?

    En attendant, je reste un peu sur ma faim. J’ai l’impression qu’un vieux débat est relancé sans raison … enfin si, certainement pour buzzer un peu autour des derniers produits Speechi ?

    Alors, si on oubli chacun sa sphère d’activité et son business, si on élargie notre vision pour prendre en compte les activités des autres … peut-on oublier les outils et critiquer plutôt les démarches pédagogiques en cause (l’autoformation pure, le manque d’enseignant, les exercices bêtes et méchants etc)

  10. Bonjour, je me permets de vous envoyer ce petit message pour vous faire part d’une plateforme innovante dans le mobile learning.

    Le mobile learning et l’enseignement en ligne

    Le mobile learning est une nouvelle méthode de diffusion des cours vidéos et audio vers des plateformes mobiles comme le ipod, iphone, psp, portable, téléphone mobile.

    Cette méthode de mobile learning ou de e-learning permet à des apprenants de pouvoir suivre leurs cours de manière adaptée à leur rythme et leurs contraintes sociales.

    Cette méthode du mobile learning vient bien compléter les cours synchrones de la formation en ligne développée par e-tribArt Institut.

    e-tribArt Institut repose sur une expérience de plus de 15 ans de formation et de direction de formation dans le domaine de la 3D et des effets spéciaux. Le programme pédagogique de la formation en ligne – cycle 3D – est construit dans le but d’obtenir pour l’apprenant une compétence professionnelle et donc un métier dans le domaine de l’image 3D et des effets spéciaux.
    Les cours synchrones dispensés en visioconférence sont complétés par de cours asynchrones, qui peuvent être lus ou relus sur plateforme mobile, mobile learning. Tous ces modules pédagogiques sont intégrés dans un cursus de formation sur une plateforme pédagogique dynamique.

    6 secteurs sont vises : Infographiste 3D, Effets spéciaux 3D, Animation 3D, compositing, Matte-painting, jeux vidéo

    e-tribArt Institut a mis en œuvre tous les outils nécessaires au fonctionnement d’un enseignement en ligne adapté à chacun :
    – Modularité des cursus et de cours
    – Planning d’apprentissage en fonction des contraintes de l’étudiant : cours du soir, cours enregistrés pour une écoute dans un temps choisi sur ordinateur ou sur plateforme mobile.
    – Suivi personnalisé des cours et responsabilisation de son apprentissage par la réalisation de projets en exercice dont la construction doit être élaborée par l’étudiant.

    e-tribArt Institut est la première école de 3D et d’effets spéciaux cinéma en France à conceptualiser et utiliser les nouveaux moyens de communication du mobile learning pour la 3D. e-tribArt a développé une solution de plateforme internet de téléchargement unique en France dans le domaine de la 3d et des effets spéciaux cinéma.

    http://www.e-tribart.fr

    http://www.e-tribart.fr/tutvideo

    http://www.mobile-learning-3d.com

  11. Bonjour,

    je ne suis pas aussi catégorique sur le coté fumeux de la notion de web 2.O, la question mérite d’être analysée, décortiquée mais pas rejetée d’emblée. L’E.learning n’est pas mort il y a des plateformes qui fonctionnent très bien et qui ont fait leurs preuves (campus Forse par exemple)

    Par contre je partage l’analyse sur l’enseignement nomade qui peut composer à coté, non pas à la place, du E.learning. Je traite de ces questions sur mon blog sur la thématique des scénarios de pédagogie embarquée.

    Cordialement.

    Jean-Paul Moiraud

  12. Valérie Pécresse lit le blog de Speechi, enterre l’e-learning, impose Speechi à toutes les universités françaises et finit par péter un plomb.

    […] plan Pécresse enterre l’e-learning tel que vous le connaissez au profit de l’enseignement nomade, tel que Speechi vous l’a fait […]

  13. Ce concept du nomadisme est très bien développé et intéressant car il colle à mon sens à une réalité croissante dans le monde éducatif. Les écoles se regroupent (CERAM avec ESC Lille pour former SKEMA)et essaiment (à l’étranger en créant des sites sur plusieurs continents.
    En parallèle, les professeurs de renom deviennent ces nomades du savoir : ils parcourent la planète pour diffuser leur savoir et développer leur notoriété.
    Les consultants, quant à eux, connaissent depuis longtemps le nomadisme et sont les premiers à apprécier des outils “plug and play”.

    Car l’intérêt des outils de nomadisme est de simplifier la vie du formateur du 21ème siècle : travailler sans stress technique (c’est toujours ma hantise quand j’interviens dans une nouvelle école ou une nouvelle salle, le matériel audio/vidéo va t-il fonctionner ?) et se concentrer sur son auditoire.

    Aristote avait la chance de pouvoir enseigner sans “outils” pédagogiques si ce n’est un bâton pour dessiner dans la terre et un olivier pour se protéger du soleil !

    Je pense que l’e-learning n’est pas mort mais doit être considéré davantage comme un pis aller : cela reste une réelle chance de pouvoir avoir un contact “physique” et un vrai dialogue avec un enseignant.

    Oui à l’e-learning comme moyen pour gagner du temps voire économiser du CO2, non à l’e-learning jusque boutiste ! Je suis de ceux qui considèrent que la formation est autant un apprentissage intellectuel que un apprentissage personnel. L’e-learning permet de travailler le premier point et moins le second.

    Jérôme Gayet

  14. Le elearning n’est pas mort « Learn Concept

    […] par Learn Concept le 28 novembre 2007 Dans un billet du 10 novembre sur le blogue de Speechi , on annonce la mort du elearning. Comment ne pas réagir à une telle […]

  15. Le e-learning est mort ! Vive le e-learning ! | La Veille du Changement

    […] C’est au moins l’écho de cette formidable nouvelle, que l’on trouve sous la plume de Thierry Klein dans le speechi’s blog. […]

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