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Deux nouveaux vidéoprojecteurs « révolutionnaires»  présentés au Bett 2010

Un vidéo-projecteur nomade dont la lampe dure 15 ans

Epson Au Bett 2010, Casio présentait sa nouvelle gamme de vidéo-projecteurs plats (nous apprécions beaucoup les Casio qui a priori sont les meilleurs projecteurs pour notre offre nomade de valise – dommage simplement que quand Casio change de gamme, ils interrompent toutes leurs livraisons pendant 2 mois sans prévenir…).

La nouveauté de ce projecteur ? La lampe a une durée de vie de 20 000 heures et il sera garanti 5 années dans l’éducation. C’est une avancée significative car la durée de vie de la lampe – et la fragilité des vidéo-projecteurs en général – est un des principaux freins à l’usage des tableaux interactifs.

Autre avantage de ce projecteur, il s’allume en 8 secondes et s’arrête de façon instantanée (sans refroidissement nécessaire). Le refroidissement du vidéoprojecteur est aussi un des gros problèmes des vidéoprojecteurs actuels (il est plus ou moins long et jamais respecté à 100% car le professeur est forcément pressé de finir son cours, ce qui réduit encore la durée de vie de la lampe).

Tout ceci constitue un gros avantage pour les usages nomades que nous préconisons, et en particulier pour l’ITsac.

ITsac avec Casio

Le nouveau vidéo-projecteur interactif « Wi»  d’Epson

Epson Le deuxième vidéo-projecteur d’un nouveau type que j’ai pu voir vient de chez Epson. Il s’agit d’un vidéo-projecteur à courte-focale avec une fonction tableau interactif intégrée dans le vidéo-projecteur – plus besoin d’installer un fond de tableau, le vidéo-projecteur suffit !

Une telle technologie n’est pas nouvelle. Plusieurs sociétés ont développé depuis quelques années des systèmes interactifs prêts à être intégrés dans le vidéoprojecteur.

Nous avions proposé une offre similaire il y a 3 ans avec NEC, qui avait intégré un eBeam dans son premier vidéo-projecteur courte-focale, mais cette offre n’a jamais percé.

La vraie différence ici, c’est qu’Epson est LE leader du vidéo-projecteur en France – et un leader puissant: beaucoup d’appels d’offre intégrant des TBI ne se gagnent que si vous incluez de l’Epson dans votre offre…

A ma connaissance, tous les acteurs majeurs du TBI fixe en France ont noué des accords avec Epson à un moment ou à un autre, sur tel ou tel appel d’offres.

Donc si l’offre d’Epson n’est pas trop chère (et pourquoi le serait-elle ?), Epson est en position de prendre très rapidement une place importante sur le marché du TBI fixe: ne pas avoir à remplacer le tableau blanc de la classe constitue un vrai avantage compétitif.

Sur ce que j’ai vu au Bett, le produit (astucieusement nommé 450-Wi, et non pas Wii !) n’est pas tout à fait prêt. La calibration se fait sur plusieurs dizaines de points (!) et le logiciel est rudimentaire.

Mais le discours du commercial d’Epson au Bett était le suivant: « Certes, le tableau blanc interactif traditionnel va disparaître, mais les fabricants de tableau blanc pourront continuer à vous proposer leur logiciel.»  (On est content pour eux, surtout au moment où ils songent à s’introduire en bourse !).

Sans la crise qui le force à rechercher de nouvelles sources de croissance, Epson aurait-il pris le risque (énorme !) de rentrer en concurrence frontale avec des entreprises qui ont passé leur temps à préconiser ses produits ? Si le commercial d’Epson a raison, vous assisterez, presqu’en temps réel, à un très bel exemple de destruction créatrice, selon la théorie développée par Joseph Schumpeter.

Finalement, en dépit de ce que j’écrivais hier, on ne s’ennuie pas tant que ça au Bett !

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Un autre exemple de la percée des technologies nomades : la Nintendo DS en classe

Nintendo DSIl ne se passe plus de jour où on ne parle pas de la percée des technologies nomades pour l’enseignement dans les publications anglo-saxonnes.

Aujourd’hui, SmartMobs raconte qu’au Royaume-Uni et au Japon (voir l’article du Wall Street Journal), des classes sont équipées de consoles Nintendo DS car ces consoles ont de multiples usages éducatifs:

  1. elles permettent de faire de la VOIP, du chat (dans un contexte où les téléphones mobiles sont encore souvent bannis de la salle de classe)
  2. elles peuvent aussi servir de petites tablettes graphiques (voir mon article d’hier)
  3. elles valent environ 150 EUR neuves, et surtout, les élèves sont déjà équipés
  • Les programmes « lourds»  du type « un ordinateur par élève»  ont échoué
  • téléphones mobiles, consoles de jeu (TNWii ou Nintendo DS) sont d’ores et déjà adoptées par les élèves, utilisés massivement dans le tiers-monde.

    Ils permettent d’avoir accès à la vidéo, l’audio, la traduction et à tout ce dont on a besoin en classe – et au dehors.

  • Voir aussi la fameuse « Loi de Klein« 

L’avenir est au nomadisme.

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Le point commun entre ces 4 objets ?

Bic 4 couleursCalculatrice
Téléphone mobile                                                     TNWii

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TNWii: A qui profite la confusion et un avis d’avocat

Vous voyez fleurir un peu partout des mises en garde juridiques concernant la TNWii. Sur le blog de Speechi, une note juridique a été gentiment
déposée en commentaires
(soi-disant, cette note émanerait du Sceren, mais je n’en ai pas la preuve). Voici ce dit cette note (reprise, en substance, par l’ensemble des gens « bien intentionnés » qui mettent en garde tous ceux qui essaient de faire des choses autour de la Wii) :

« le « bricolage » qu’implique ces nouveaux TBI à l’aide d’une wiimote associée à un ordinateur porte atteinte à des droits de propriété intellectuelle précis particulièrement lorsqu’il est prévu d’en faire la promotion.

Deux types de problématiques peuvent être soulevés :

- d’une part, l’utilisation d’un procédé susceptible d’être protégé par un brevet déposé par la société Nintendo (la wiimote) : en l’espèce l’utilisation de la wiimote, objet du brevet et mise au point
en vue de susciter une interactivité nécessite l’autorisation préalable du titulaire des droits sur celle-ci avant tout autre usage, a fortiori détourné par la communauté éducative comme en l’espèce.

- d’autre part, la mise au point plus générale d’un procédé de tableau numérique interactif est susceptible de porter atteinte aux droits de propriété intellectuelle antérieurs des entreprises spécialisées que sont Promethean Activboard, Schoolsuite Interwrite, Smartboard, Teamborad etc.

Il va de soi (sic !) que la promotion d’une telle utilisation, à but
pédagogique, est fortement déconseillée, car sanctionnée – tout comme l’usage – sur le fondement juridique de l’article L. 613-3 du code de la propriété intellectuelle. »

J’ai demandé un avis d’avocat sur le sujet et je vous livre les éléments de réponse juridiques ci-dessous, tels qu’ils me sont transmis.

(Suite…)

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Quand la Wii devient TBI…

TBI WiiJ’avais fait un billet là dessus avant les fêtes sans me douter que certains fêlés génies professeurs bidouilleurs tenteraient de le mettre en oeuvre, et même allaient améliorer le système.

Allez voir ce qu’a fait Julien Delmas (coût de réalisation : 40 € !). Croyez-moi, ça discute ferme en ce moment sur les différentes listes de diffusion, Sesamath et autres….

Wii avec logiciel Interwrite

Via Emmanuel Ostenne (Keops).

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Un TBI mobile, multi-utilisateurs, qui ne coûte rien du tout

C’est ce qu’a réalisé Jason Chen, un étudiant de Carnegie-Mellon, avec le capteur WII.

Je vous conseille la vidéo ci-dessous, c’est vraiment spectaculaire.

A noter que, bien évidemment, toutes les technologies de TBI, mobiles ou non, fonctionnant (comme eBeam) sur un principe de détection optique peuvent devenir un jour « multi-touch» . C’est principalement une question de logiciel – et d’intérêt pédagogique éventuel.

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