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L’extension du domaine de la ressource

Ou « Comment Luidia a généralisé la notion de bibliothèques de ressources dans la dernière version de son logiciel pour tableau interactif ?» 


HouseJ’ai parlé, dans mon dernier billet, de la façon dont Luidia avait généralisé la notion de bibliothèque d’images en branchant son logiciel sur la plus grande bibliothèque du monde, Flickr et pourquoi cette approche connectée est, à mon avis, supérieure à toutes les autres approches « propriétaires» .

Il y a un autre point bien précis où Luidia a innové dans la dernière version de son logiciel: le Scrapbook (le coeur du système, l’espace à partir du quel le professeur fait son cours) est maintenant un lecteur de fichiers Flash. C’est une fonction invisible au premier abord, les fonctionnalités semblent inchangées, mais vous pouvez maintenant glisser tout fichier en Flash à l’intérieur du Scrapbook, et cela fait une sacrée différence.

[Pour rappel, le format Flash est le format le plus utilisé sur le Web pour les animations et la vidéo. Les vidéos que vous voyez sur YouTube, Daily Motion, sont en Flash, beaucoup de logiciels éducatifs animés sont aussi réalisés en Flash. Le Flash est, de fait, le seul format universel du Web pour les animations, qu se joue sur Mac, PC, Linux, etc...]

Quelles sont donc les conséquences de tout ça ?

1) Tous les logiciels éducatifs conçus en Flash sont maintenant des ressources eBeam.

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Qu’est-ce qu’une ressource numérique ? Les premières réactions des lecteurs

Question StupideMon billet sur les ressources numériques a généré 2 réactions de grande qualité en commentaires.

J’en traduis l’essentiel dans ce billet, de façon à ce que la discussion se poursuive avec le plus de visibilité possible.

Eric confirme que cette notion est « un grand fourre-tout»  et vous conseille au final la lecture du livre de Rafi Haladjan sur Powerpoint, « pour apprendre à guider les outils et non pas à être dirigés par eux»  (je suis d’accord).

Jean-Paul Voisin a un avis complet sur la question et repalce le terme « ressource numérique»  dans le contexte du projet Ecoles Numériques Rurales (chaud, chaud !). Je trouve son avis vraiment circonstancié et original – Jean-Paul est à la fois un spécialiste des TICE et un parent d’élèves, comme Eric.

Même si je ne suis pas d’accord avec tout, je vous le livre tel quel ci-dessous en attendant les réactions.
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Qu’est-ce qu’une « ressource numérique»  ?

Question StupideAvec toute l’agitation créée par l’opération « Ecoles Numériques Rurales« , on nous demande de plus en plus quelles sont les ressources numériques disponibles avec le TBI mobile eBeam.

Je voudrais vous dire que, comme vous, je suis bien conscient du côté jargonneux, peu clair et impropre en lui-même du terme « ressource numérique« . Voilà une expression qui ne veut au fond rien dire, mais qui est suffisamment pompeuse pour pouvoir passer dans un discours d’inauguration, dans une brochure marketing voire dans un communiqué de presse bien ronflant.

Je vais donc essayer de traduire clairement en français la question posée : « Proposez-vous des logiciels, des images ou des animations pouvant être utilisées par un professeur avec votre tableau interactif»  ?

Voici la question « manifeste» , telle qu’elle nous est posée par les enseignants.

Elle traduit aussi une inquiétude « latente» , à savoir: « le fabricant de tableaux XXX nous a affirmé à de multiples reprises qu’il disposait des meilleures ressources numériques pour tableau interactif. Et que de telles ressources étaient complètement indispensables pour des raisons pédagogiques que je n’ai pas bien saisies, c’est ballot. Comme vous, je ne comprends pas ce que « ressources numériques»  signifie au fond, mais contrairement à vous, je ne suis pas un expert en informatique donc je doute. Qu’en est-il ?» 

Eh bien, si vous n’avez pas bien saisi l’intérêt d’une ressource numérique, rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls. Pour moi, une ressource numérique « telle quelle» , fût-elle affublée du glorieux adjectif « interactive»  n’a que très peu d’intérêt pour les raisons suivantes:

1) Un terme fourre-tout, conduisant à un usage peu intéressant

A force de vouloir tout caser sous le terme « ressource numérique» , on se retrouve avec des bibliothèques hétérogènes mêlant images, sons, animations, scénarios pédagogiques, logiciels… et qui ne correspondent le plus souvent en rien à votre usage spécifique en tant que professeur de Mathématiques en classe de 5éme (par exemple).

On accumule des données pour faire « riche»  ou « sérieux» , mais en fait, l’accumulation même rend ces données de moins en moins utiles à cause l’effet « aiguille dans botte de foin» .

La cas le plus typique: on livre 4 GO de « ressources»  sur un CD-ROM ou sur une clé USB et faîtes votre marché… Bon courage (pour ceux qui ont des heures à perdre) !

2) la ressource pédagogique la plus intéressante, c’est celle que le professeur s’est lui-même construite.

Comme disait l’autre, il faut utiliser des ressources numériques pour faire son cours et non pas faire son cours pour utiliser des ressources. Le but du tableau interactif est de donner une liberté pédagogique au professeur et non pas de lui faire perdre son temps en allant consulter des clés USB fourre-tout bourrées de logiciels gratuits.

3) Partir de la pédagogie pour arriver à l’illustration – et non le contraire

Mon conseil n°1 aux professeurs: commencez toujours par rechercher des ressources pertinentes avec Google, en partant de mots clés en rapport avec le thème du cours (et non pas en tapant « ressource numérique»  !). C’est lui qui vous donne accès à l’éventail de choix le plus large. C’est lui qui vous permet de converger le plus rapidement vers quelque chose d’utile.

4) Plus les ressources sont généralistes, moins elles sont utiles

En règle générale, vous avez un besoin d’illustration particulier, lié à un contenu de cours précis. Vous avez Google sous la main qui vous donne accès à des milliards de ressources… A quoi peut vous servir, alors, d’avoir à votre disposition une bibliothèque de nature généraliste avec quelques dizaines, centaines ou même milliers de ressources ?

Réponse: à pas grand chose. Une telle bibliothèque ne fait en fait que restreindre votre espace de recherche..

En revanche, dans votre discipline ou pour votre niveau, il peut exister un logiciel spécialisé de grande valeur – que ce logiciel ait été conçu ou non pour un TBI n’a que peu d’importance. Je pense à une méthode Montessori d’apprentissage de la lecture, au logiciel Cabri pour les Maths (payant) ou à InstrumEnPoche (gratuit)…

Bref, ce qui compte, c’est avant tout d’avoir accès à des ressources hyper-spécialisées, qui correspondent à votre besoin.

Et pour y avoir accès, encore faut-il en avoir connaissance car le vrai problème de l’enseignant motivé, c’est celui-ci « parmi les milliards de ressources disponibles, quelles sont les ressources vraiment utiles ?« . Et aucune bibliothèque ne répond à cette question.

Maintenant que je vous ai expliqué pourquoi les ressources numériques, telles que je les vois le plus souvent proposées, sont peu ou pas utiles, je vais vous décrire les ressources que nous proposons avec notre TBI eBeam.

Vous allez voir que notre approche est radicalement différente – et je pense concrètement bien plus utile pour les enseignants.

Mais ça va être pour mon prochain billet.

Ajout 1/6/2009: Les commentaires à ce billet étant exceptionnellement pertinents, la discussion se poursuit de façon indépendante ici.

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Scratch: « pour que les enfants soient les créateurs» 

Un outil gratuit, conçu au MIT, pour réaliser des animations interactives… et pour les partager en ligne, à la mode 2.0.

Créé par Mitchel Resnick, qui est aussi l’inventeur de Lego Mindstorms (les robots Lego).

Voir la vidéo (en anglais)

Un jeu d’artillerie assez sympa, fait avec Scratch.

(Via SmartMobs).

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