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Valérie Pécresse lit le blog de Speechi, enterre l’e-learning, impose Speechi à toutes les universités françaises et finit par péter un plomb.

Valérie Pécresse lit le blog de Speechi

Le saviez-vous, chers lecteurs ?

Valérie Pécresse lit ce blog. Elle lit ce blog !

Evidemment, il est assez rare qu’elle y poste ses commentaires, car, vous la connaissez, c’est une fille assez discrète. Mais, à le lecture du plan de relance pour le développement des technologies numériques à l’Université : je l’inspire beaucoup (ou au moins, j’inspire ses conseillers !).

Car les annonces faites lundi dernier sont une sorte de couper/coller de billets écrits depuis 4 ou 5 ans (et dont vous avez eu la primeur, chers lecteurs !). Je vais essayer de vous les résumer, le plus brièvement possible.

[Pas trop brièvement cependant car vous savez bien que l'esprit de synthèse n’est pas mon point fort. Mais vous me pardonnez toujours, chers lecteurs, et je vous en suis ô combien reconnaissant, car vous me lisez sourire aux lèvres et café à la main. Le blog de Speechi, je sais que pour vous (tous les sondages OpinionWay le montrent ), c'est une pause dans votre dure journée de labeur, la façon utile de passer du temps sur Internet sans avoir l'impression de léser votre employeur. Et au cas où ça ne serait pas tout à fait le cas, ne prenez même pas la peine, chers lecteurs, de me le signaler en commentaires, ce genre d'illusion me fait vivre. ]

Valérie Pécresse enterre l’e-learning et impose Speechi à toutes les universités françaises.

Le plan Pécresse enterre l’e-learning tel que vous le connaissez au profit de l’enseignement nomade, tel que Speechi vous l’a fait connaître.

Le but est de permettre aux étudiants de suivre des cours de leur PC portable, sous forme de podcasts ou de podcasts améliorés. Valérie ne parle même pas, et c’est heureux, des lourdes « plate-formes éducatives » d’enseignement à distance. Il s’agit de donner aux élèves le moyen de suivre les cours, si possible de façon connectée et non connectée.

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Un extraordinaire cours sur l’Iphone

Cours IphoneCeux qui suivent Speechi depuis le début le savent, l’idée même du logiciel, en 2003, a eu pour origine les cours en ligne de Stanford (j’y étais étudiant il y a environ 20 ans et je suis encore régulièrement des modules de cours en ligne) et l’idée d’intégrer Speechi avec un tableau interactif m’est venue en regardant un merveilleux cours de physique quantique de Feynman.

Je tombe aujourd’hui, via eMob, sur un extraordinaire cours de programmation sur l’Iphone (le podcast Itunes, gratuit, du cours). Je n’aurai pas le temps de le suivre en entier mais j’ai passé 3h sur les premiers modules et pour ceux qui savent développer, allez y, ça en vaut la peine.

Ca me donne la pêche et aussi ça me donne des idées aussi pour des évolutions futures de Speechi et des logiciels utilisés avec les TBI.

On équipe aujourd’hui des milliers d’écoles avec des « chariots mobiles»  contenant une dizaine de PC connectés (et qui n’ont souvent de mobile que le nom) mais l’avenir n’est pas là. L’ordinateur, même portable, c’est dépassé. La plate-forme de convergence sera le mobile. Voir:

L’avenir est dans la popularisation d’usages nomades et d’applications que les élèves regardent et manipulent à partir d’un puissant téléphone mobile, tel que l’Iphone. (Et le côté humoristique de la chose, c’est qu’actuellement, l’Iphone, comme le BIC et la calculette l’ont été, est interdit en classe !).

On en reparle dès la sortie de Speechi 5 en beta.

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Comment est organisé le répertoire qui contient votre présentation en version 4 ?

Dans la dernière version de Speechi, l’organisation du répertoire de publication a changé.

Le répertoire « NomDeVotrePresentation»  est divisé en répertoires de publication, en fonction des différents formats de publication que Speechi vous propose.

  • /Web : fichiers destinés à être publiés sur tout serveur Web.
  • /Web et /StreamingServer : fichiers destinés à être publiés sur un sreveur de streaming, de technologie Open Source Red5.
  • /SCORM : fichiers destinés à être publiés sur une plate-forme SCORM
  • /Epistudio : fichiers destinés à être publiés sur une plateforme Epistudio
  • /CD : fichiers destinés à être publiés sur un CD
  • /Zip : votre présentation zippée.

A noter qu’il existe aussi dans votre répertoire de sauvegarde (par défaut MesDocuments/speechi) un répertoire /podcast, qui va contenir l’ensemble de vos podcasts ainsi qu’un fichier décrivant les flux:

  • NomDeVotrePresentation.mp3 (pour chaque présentation podcastée
  • NomDuPodcast.xml (le flux)

Les autres sous-répertoires contiennent les ressources utilisées pour construire les présentations publiées (/drawings, /js, /quiz, /resources, /slides, /sounds, /XML). Ils ne sont plus destinés à être mis en ligne tels quels, comme c’était le cas dans les versions précédentes.

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Le nouvel assistant de publication de Speechi 4

Le nouvel assistant de publication de Speechi 4.0 simplifie le processus de publication des présentations et de mise en ligne. L’assistant vous guide en quelques clics à travers tous les choix possibles (Web, serveur vidéo, Podcast, Zip, CD…).

De plus en plus de formats de sortie sont possibles pour les Speechis et nous avons essayé de « rationnaliser»  le processus de production et de le rendre plus accessible…

Assistant de Publication Speechi 4

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Le talent ne suffit pas

En partant en vacances, fin juillet, je vous avais dit que j’avais l’impression de changer d’année. Quelques jours avant la rentrée, j’espère que que la petite histoire ci-dessous (qui pourtant n’est pas un conte) pourra tenir lieu de conte de Noël…


L’année dernière, Joshua Bell, violoniste mondialement connu, s’est assis par terre dans le métro de Washington. Là, muni de son seul Stradivarius (d’une valeur de 3 millions d’euros !), il a joué pendant 45 mn du Bach et du Schubert.

Qui s’est arrêté pour l’écouter ? Presque personne. Des milliers de voyageurs pressés sont passés devant lui, en évitant évidemment de le regarder dans les yeux pour ne pas se sentir coupable de ne pas lui jeter une ou deux pièces jaunes.

Une exception notable : les enfants (jusqu’à 3 ans) sont les seuls à avoir donné l’impression qu’il se passait là quelque chose d’exceptionnel et ont à plusieurs reprises tenté de ramener leur mère vers le violoniste – avec une énorme fessée à la clé, en général !

Qu’est-ce que tout ça nous apprend ?

On peut évidemment penser que la réputation de Joshua Bell est totalement surfaite, un simple « coup marketing », ce qui fait que les voyageurs n’ont rien entendu d’exceptionnel et ne se sont pas arrêtés. Ce n’est très probablement pas le cas.

Ou alors les enfants sont plus intelligents que les adultes. Rien ne semble le montrer. Probablement les enfants ont-ils simplement moins la perception du contexte, ils n’ont pas de protection contre la nouveauté, les émotions et cela joue pour le meilleur (le violoniste) comme pour le pire (la perception de la publicité).

Le contexte a encore plus d’importance que le talent

Il faut évidemment du talent pour percer, mais il faut aussi bénéficier d’un contexte favorable, sans quoi personne ne va rien remarquer et le talent reste inaperçu.

Pour une société, cela veut dire vanter son produit, faire du marketing, de la communication, etc… Etre avant tout convaincue que son approche est la bonne. Cela peut prendre du temps, mais si vous ne faites pas tout ça, les gens passeront devant vous sans vous voir.

Suivre sa première impression

Si les petits enfants sont capables de suivre leur première impression, les adultes perdent généralement cette disposition – probablement une des conséquences d’un douloureux processus nommé « Education» .

Ceux qui arrivent à l’âge adulte en ayant réussi à conserver, même partiellement, de telles dispositions, ont un très grand avantage « compétitif » sur les autres. Artistes ou producteurs, ils sauront dénicher la perle rare avant tout le monde. Chefs d’entreprise, ils identifieront très tôt le bon produit, la bonne tendance – celle devant laquelle tout le monde passe sans même lever les yeux.

Dans les années 80, je passais fréquemment, Métro Châtelet Les Halles, devant une immigrée sri-lankaise qui avait une voix extraordinaire. Un passant la remarqua, lui fit faire un essai puis l’engagea. La chanteuse (Sirima) devint célèbre du jour au lendemain. Elle mourût malheureusement quelques années plus tard mais tout le monde se souvient du tube : « Là bas ».

Le passant s’appelait Jean-Jacques Goldman.

 
icon for podpress  Là bas - Sirima / Jean-Jacques Goldman [3:16m]: Play Now | Play in Popup | Download

 

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Scoop : un enseignant canadien refuse un tableau interactif !

François Guité expose dans son blog les raisons de son refus (voir aussi le point de vue de Gilles Jobin, un autre enseignant québecois). D’autres enseignants français ont pris des positions similaires (par exemple, l’avis de Luc Comeau-Montasse).

Alors, les tableaux interactifs sont-ils utiles pour l’enseignement ? C’est une question que je me posais il y a juste un an et malheureusement ma réponse n’a pas pris une ride: je pense que oui, mais je n’en ai pas la preuve.

Sur le plan de l’évaluation, toujours rien à ma connaissance, pas une analyse statistique rigoureuse. Ce qui fait que ce ne sont « que»  des avis qui s’opposent.

Je pense qu’on peut quand même dégager 3 tendances de fonds:
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Un article fantastique sur l’utilisation du TBI mobile en cours de sport

Tableau Interactif en classe d'EPSSylvie Lallet, professeur d’EPS au Lycée Cordouan de Royan, vient de publier un des meilleurs retours d’expérience sur le TBI tous pays et toutes disciplines confondues.

Un travail fantastique a été accompli et je vous recommande tout particulièrement les scénarios commentés en vidéo.

Il est en plus spécialement intéressant parce que :

  • ce travail a été réalisé dans le cadre d’un prêt (Merci à Robert Crépeau de Tedelec) et est une validation de l’approche par la simplicité dont j’ai souvent parlé ici (C’est l’approche IPOD: plus c’est simple, plus c’est utile).
  • il a été réalisé dans une matière atypique (le TBI est peu utilisé en sport… à tort ?)
  • il tire parti de toutes les techniques multimedia qui peuvent être utilisées en classe (en particulier vidéo, podcast, Web 2.0) tout en restant simple et pas cher (utilisation de logiciels Open Source). Il faut quand même être conscient que pour obtenir de tels résultats, un investissement énorme du professeur est nécessaire – et aussi pas mal de talent.
  • Il valide aussi l’approche « nomade»  que Speechi prône depuis maintenant 3 ans (plus c’est léger, simple, transportable… plus les objets sont ouverts… plus c’est utile).

J’ai plein de choses à dire sur les magnifiques exemples qui ont été créés et sur lesquels je reviendrai probablement, car l’article de Sylvie Lallet est trop riche pour tout décrire d’un seul coup.. Voir par exemple le cas du tennis de table ou le commentaire d’images dynamiques (avec la vidéo témoin, que je trouve très réussie et qui montre bien comment les élèves s’approprient l’outil).

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Mallette mobile: c’est parti !

Ca y est, vous pouvez commander la mallette nomade ! Nous venons d’en monter une aujourd’hui et je vous livre les premières photos.

Le prix de la mallette « vide»  sera de 599 € HT.

Le plateau du dessus. Un ultra-portable (jusqu’à 11″ de diagonale, certains 12,1″ vont convenir – voir notre évaluation graphique des ultra-portables du marché – en 7 pouces ou en 12 pouces). Un vidéo-projecteur Casio (à venir : notre évaluation graphique des vidéo-projecteurs).

Mallette nomade : Plateau du dessus

Le PC et le vidéo-projecteur, ainsi que la plupart des éléments stratégiques de la mallette nomade sont précâblés entre eux… Des câbles coudés permettent de minimiser l’espace.
Mallette nomade : PC et vidéoprojecteur

Le plateau du dessous contient :

Au fond, tous les câbles sont rangés dans le petit sac. Notez aussi les 2 prises USB auto-alimentées toujours accessibles à côté du vidéo-projecteur, près de la poignée (Elles sont branchées sur un hub USB qui est dans le sac).
Mallette nomade: plateau du dessous
Plateau du dessous de la mallette nomade

Son malletteDans le couvercle de la mallette, il y a des enceintes plates (2 x 20 W) qui permettent réellement de sonoriser une salle de classe. Là aussi, très utile pour ceux qui souhaitent montrer une vidéo numérique ou faire écouter un podcast (profs de langues…).

Un GRAND merci à Daniel, qui nous a permis de mener à bout le projet dans les circonstances les plus difficiles qui soient au niveau personnel. Je pense à toi et je n’oublierai pas.

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L’aménagement final de la mallette nomade.

Je reviens sur la mallette nomade, que nous avions montrée à Educatice, et qui sort cette semaine en production.

La mallette nomade a deux plateaux. Sur le plateau du dessus, il y a le vidéo-projecteur et le PC portable (connectés entre eux, voir photo). On ouvre le couvercle, on branche la prise… Et on est prêt à faire cours…

Le temps d’installation est réduit au minimum, plus de problème de câblage, ou même de câble oublié…

Mallette mobile (photo)

Ce qui est intéressant, c’est vraiment le plateau du dessous. Je vous en donne un plan complet.

Plan mallette

  • Un tableau blanc interactif mobile (USB ou BlueTooth)
  • Le micro-visualiseur de documents SpeechiCam
  • Un stylet numérique sans fil (qui transforme la table de l’élève en tablette graphique)
  • Un micro sans-fil Sony (le micro sans fil le plus léger et le moins cher… Très utile pour enregistrer son cours « mains libres» , devant les élèves.
  • Un chargeur de piles, qui permet de recharger toutes les piles des éléments pendant qu’on travaille. Ainsi, si une pile est vide, on a en permanence un pile chargée à disposition.
  • Tous les éléments de la mallette sont précâblés à l’intérieur, « dans la mousse» , autant que faire se peut. Ainsi le chargeur de piles, le stylet sans fil, le TBI le PC, le vidéoprojecteur sont connectés au courant (220, 12V ou 5V) dès que la mallette est branchée… Il y a aussi 2 prises USB libres sur plateau supérieur de la mallette (très utiles pour certains PC qui, une fois positionnés sur le plateau, ont les prises USB difficilement accessibles).

Son malletteDans le couvercle de la mallette, il y a des enceintes plates (2 x 20 W) qui permettent réellement de sonoriser une salle de classe. Là aussi, très utile pour ceux qui souhaitent montrer une vidéo numérique ou fairer écouter un podcast (profs de langues…).

Il va de soi que tous ces éléments sont absolument optionnels. Vous pouvez faire votre mallette selon vos besoins, choisir ou non un micro, le stylet sans fil, le micro-visualiseur, le type de TBI mobile, le son…

La mallette fermée fait 46 cm x 32 cm…

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Nomadisme, religion, mécanique quantique et enseignement

Une petite digression sur l’histoire de l’information et le nomadisme

Une loi universelle régit l’histoire de l’information, depuis l’invention de l’écriture.

Plus le support de l’information est léger, petit, lisible, transportable, copiable, partageable, bref, plus le support est nomade, plus l’information et le savoir se répandent.

Gravé dans la pierre, le savoir se répand moins vite qu’inscrit sur un rouleau ou un parchemin. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles Moïse n’hésite pas à briser les tables de la loi, pourtant gravées par le doigt de Dieu (ne pas confondre avec la main de Dieu).

Le savoir des pierres s’envole, le savoir des feuilles reste.

Le succès du livre – ou de son ancêtre, le codex – est lié au fait qu’à volume égal, un livre contient 100 fois plus d’informations qu’un rouleau – et que cette information est aussi cent fois plus accessible. Le livre est au rouleau ce que le disque dur est à la bande magnétique – les geeks me suivent ?

(Suite…)

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