Speechi parie sur le nomadisme (Distributique)

Merci à Didier Barathon (Distributique) pour son article sur l’école numérique, Speechi et le nomadisme
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Merci à Didier Barathon (Distributique) pour son article sur l’école numérique, Speechi et le nomadisme
Parce qu’on passe par plein d’étapes et de projets intermédiaires avant de se fixer sur un concept. Comme promis, vous trouverez ci-dessous quelques planches de synthèse (non exhaustives !) qui vous exposent les différentes étapes du projet.
La dernière version du logiciel eBeam comprend une fonctionnalité que les utilisateurs français ne peuvent pas encore utiliser à 100%: à la fin d’un cours, il est possible de synchroniser automatiquement son lecteur « Kindle» (le Kindle est le lecteur de livres électronique le plus courant, il est commercialisé par Amazon) avec toutes les notes prises au tableau blanc pendant le cours.
Chaque élève reçoit ainsi une copie des notes prises au tableau. A mon avis, très intéressant pour certaines matières – en particulier quand la compréhension du sujet est difficile et que l’énergie dépensée dans la prise de notes peut nuire à cette compréhension (typiquement, je pense aux Maths ou à la Physique). [Autres considérations structurantes sur la prise de notes].
Pourquoi cette fonctionnalité ne peut-elle pas encore être exploitée à 100% en France ? Aux USA, les « Kindle» sont vendus connectés en 3G (accord avec l’opérateur téléphonique). Les notes de cours sont donc automatiquement et instantanément reçues sur le Kindle. En France, pour la plupart d’entre vous, il vous faudra rentrer chez vous et brancher votre Kindle sur votre PC.
Quoi qu’il en soit, je pense que c’est un énorme avantage de pouvoir disposer des notes réelles, prises pendant le cours, en qualité numérique parfaite, ainsi que des éléments multimédia (photos, vidéos…) qui ont été montrées pendant le cours. Toutes les expériences du type « un ordinateur par élève» ont échoué. Je crois beaucoup plus à « un ebook par élève» . L’ebook est une parfaite illustration de la loi qui pousse le monde de l’éducation vers des outils de plus en plus nomades.
La semaine dernière a été si chargée que je n’ai même pas eu le temps de vous écrire que nos premières ITsac ont bien été livrées.
C’est le résultat d’un projet de plus de 2 ans. J’ai gardé pas mal de données et de dessins sur ce projet et je publierai quelques anecdotes illustrées dès que j’aurai le temps.
En attendant, l’ITsac c’est donc 2 ans de développement (dans un domaine dans lequel nous ne connaissions rien, mais alors rien de rien au départ), 17 prototypes, 8 moules de production autour de 3 concepts (dont 2 ont finalement été abandonnés) et 2 brevets.
Le cahier des charges initial était de réaliser une mallette nomade, contenant tous les éléments interactifs nécessaires dans la salle de classe, se déployant en une minute et pouvant être appréciée d’un public féminin comme peut l’être un beau sac à main.
S’il nous a fallu autant de temps pour faire aboutir ce projet, c’est parce que la composante « design» était primordiale (un grand merci à Matthieu, qui vient de nous rejoindre).

Ce dernier point peu sembler un peu baroque, mais c’était très important pour nous de nous éloigner de tout ce qui s’était fait jusqu’à présent dans le domaine. Notre SpeechiCase a beaucoup de succès mais j’ai toujours trouvé qu’elle avait un côté un peu trop « geek» .
L’ITsac va au-delà du monde de l’éducation. Des milliers d’utilisateurs nomades, hommes et femmes, formateurs, commerciaux, managers… ont besoin d’emporter avec eux leur ordinateur et un moyen de présentation – en général le vidéoprojecteur.
Des 1000 premières ITsac que nous avons reçues, je suis très sensible au fait que 200 sont déjà pré-vendues. Or l’ITsac n’a été montrée, à l’état de prototype que sur un seul salon et pour l’instant, l’essentiel de la communication n’a été faite qu’à travers ce blog.
Pour moi, ce chiffre est tout simplement incroyable. Je sais qu’on a de très bons commerciaux, chez Speechi, mais ça ne suffit pas ! J’ai vraiment l’impression que l’ITsac correspond à un besoin nouveau et surtout, je suis extrêmement sensible à la confiance que vous nous avez accordée. On essaiera de ne pas démériter.

Je ne suis plus tout seul à le dire, tous les 2 ou 3 mois apparaissent maintenant, dans la presse grand public (en l’occurrence, le Monde de ce jour) des articles sur l’importance du mobile en relation avec Internet (un mobile est toujours connecté) et surtout sur son côté universel – 79% des ados en sont déjà équipés et bientôt, ils le seront.
Les applications pour l’enseignement sont immenses, j’en ai déjà parlé, car un mobile sera tout à la fois un ordinateur, une tablette sans fil, un labo de langues, un visualiseur, un lecteur de documents – et j’en passe…
Le téléphone mobile est adopté par les enfants, qui savent déjà s’en servir. Il est utilisé massivement dans le tiers- monde, il est sans fil « par nature» , peu gourmand en énergie, permet l’accès à la vidéo, la traduction – à tout ce dont on a besoin en classe et au dehors.
Dans un contexte où, dans le monde entier, les programmes du type « un ordinateur par élève» ont échoué, c’est la téléphonie mobile qui est en train de faire disparaître la fracture numérique, pas l’ordinateur.
Il est un peu dommage de voir l’Etat investir presqu’uniquement dans des ordinateurs et des connexions Wi-fi (des outils du passé, peu rentables et importés) alors qu’il faudrait massivement investir dans des applications utilisables à partir d’un téléphone intelligent – et comme elles n’existent pas toutes encore, développer les technologies pour pouvoir les exporter ensuite. La France n’est pas condamnée à « faire pareil» .
Aujourd’hui encore, le Ministre parle d’interdir les portables en cours alors que le vrai défi numérique, qui se pose aujourd’hui, c’est d’en tirer parti au mieux car leur potentiel éducatif est immense.
(Piqure de rappel: un petit montage que j’avais publié il y a 18 mois)
Quel est le point commun entre ces 4 objets ?



Réponse : Stylo BIC, calculatrice, téléphone mobile, TNWii: ils ont tous été, un jour ou l’autre, déconseillés (ou même interdits) à l’école.
Voir aussi : nomadisme, religion, mécanique quantique et enseignement – ce qui pousse l’enseignement vers l’utilisation des outils nomades.
Valérie Pécresse lit le blog de Speechi
Le saviez-vous, chers lecteurs ?
Valérie Pécresse lit ce blog. Elle lit ce blog !
Evidemment, il est assez rare qu’elle y poste ses commentaires, car, vous la connaissez, c’est une fille assez discrète. Mais, à le lecture du plan de relance pour le développement des technologies numériques à l’Université : je l’inspire beaucoup (ou au moins, j’inspire ses conseillers !).
Car les annonces faites lundi dernier sont une sorte de couper/coller de billets écrits depuis 4 ou 5 ans (et dont vous avez eu la primeur, chers lecteurs !). Je vais essayer de vous les résumer, le plus brièvement possible.
[Pas trop brièvement cependant car vous savez bien que l'esprit de synthèse n’est pas mon point fort. Mais vous me pardonnez toujours, chers lecteurs, et je vous en suis ô combien reconnaissant, car vous me lisez sourire aux lèvres et café à la main. Le blog de Speechi, je sais que pour vous (tous les sondages OpinionWay le montrent ), c'est une pause dans votre dure journée de labeur, la façon utile de passer du temps sur Internet sans avoir l'impression de léser votre employeur. Et au cas où ça ne serait pas tout à fait le cas, ne prenez même pas la peine, chers lecteurs, de me le signaler en commentaires, ce genre d'illusion me fait vivre. ]
Valérie Pécresse enterre l’e-learning et impose Speechi à toutes les universités françaises.
Le plan Pécresse enterre l’e-learning tel que vous le connaissez au profit de l’enseignement nomade, tel que Speechi vous l’a fait connaître.
Le but est de permettre aux étudiants de suivre des cours de leur PC portable, sous forme de podcasts ou de podcasts améliorés. Valérie ne parle même pas, et c’est heureux, des lourdes « plate-formes éducatives » d’enseignement à distance. Il s’agit de donner aux élèves le moyen de suivre les cours, si possible de façon connectée et non connectée.
au premier trimestre 2009, la vente de PC a baissé de 8,1 % par-rapport au premier trimestre 2008. C’est la première fois que le nombre de PC vendus baisse depuis 2001 (effet de la bulle Internet).
Comme en 2001, c’est un effet de la crise.
Mais c’est aussi la fin des PC de bureau, et à moyen terme, la fin de l’informatique non nomade qui s’annonce, dans les entreprises comme dans l’éducation. En effet, pendant cette même période, les chiffres de vente des portables ont progressé de 12%.
Et la croissance des portables est elle-même, de façon constante, inférieure à celle des téléphones intelligents, du type « Iphone» (Rappel: Il y a dans le monde trois fois plus d’utilisateurs connectés par un téléphone mobile que par Internet).
Là réside, très probablement, l’outil nomade du futur dans le domaine de l’éducation.
En poussant un peu (mais pas tant que ça, en fait), on peut dire que l’informatique traditionnelle « de bureau» est en voie de marginalisation. Dans quelques années, les PC de bureau seront des curiosités qu’on n’observera plus qu’à la SNCF, dans le tiers-monde et dans mon bureau !
Entendez-vous souffler sur le monde la voix puissante de la mégalomaniaque loi nomade de Klein ?
« Plus le support de l’information est léger, petit, lisible, transportable, copiable, partageable, bref, plus le support est nomade, plus l’information et le savoir se répandent.»
(Bleu foncé: croissance des PC de bureau. Bleu clair: les PC portables).
C’est le premier volet de notre offre « Ecoles numériques rurales» dans le cadre du Plan Darcos.
La SpeechiCase 1, avec un ultra-portable Asus EEE PC 1000H, un vidéo-projecteur plat Casio S32 (2 200 lumens), un tableau blanc interactif mobile eBeam Projection USB couvre parfaitement les besoins des petites écoles – à mon avis, beaucoup, beaucoup mieux qu’une offre TBI fixe, et ce pour les raisons suivantes:
Beaucoup d’options additionnelles sont possibles:
Cette offre est uniquement valable pour les écoles rurales.
Il ne se passe plus de jour où on ne parle pas de la percée des technologies nomades pour l’enseignement dans les publications anglo-saxonnes.
Aujourd’hui, SmartMobs raconte qu’au Royaume-Uni et au Japon (voir l’article du Wall Street Journal), des classes sont équipées de consoles Nintendo DS car ces consoles ont de multiples usages éducatifs:
Ils permettent d’avoir accès à la vidéo, l’audio, la traduction et à tout ce dont on a besoin en classe – et au dehors.
L’avenir est au nomadisme.

Je fais assez peu de communication presse, les média qui parlent de nous ont donc beaucoup de mérite. Ils ont dû chercher, sélectionner, fouiller, photographier ce qu’on fait, la plupart du temps sans le moindre petit début de bout de communiqué à se mettre sous la dent.
Merci donc au Journal du Net, pour cette très belle photo et les commentaires élogieux qui l’accompagnent, ainsi qu’à Eric, de Ludovia, qui mentionne les mallettes d’enseignement nomades parmi les 3 nouveautés du salon et qui parle aussi de la très belle table Smart, autour de laquelle j’ai écrit il y a quelques jours.