Le lien manquant entre vidéoprojecteur interactif et tablettes tactiles (Nouvelle gamme de vidéoprojecteurs interactifs Nec-eBeam)

J’ai parlé la semaine dernière de la nouvelle gamme de vidéoprojecteurs interactifs Nec-ebeam pour tout ce qui se rapporte au logiciel et à l’interactivité. Vous trouverez ci-dessous les évolutions au niveau des projecteurs eux-mêmes.

Je rappelle que ces vidéoprojecteurs interactifs seront disponibles, exclusivement via Speechi ou un de nos distributeurs agréés, à partir du 12 mars.

Un bras mural plus pratique et précis

le nouveau bras mural simplifie l’ajustement précis du vidéoprojecteur, qui peut être déplacé selon 3 axes (vertical, horizontal x 2) après avoir été posé sur le bras. Cela diminue d’un facteur 2 ou 3 le temps d’installation sur le bras (on parle maintenant d’une minute) et surtout cela permet un réglage beaucoup plus facile du trapèze, toujours un point sensible avec la technologie ultra-courte focale.

Connectique HDMI et meilleur son

Les nouveaux vidéoprojecteurs interactifs (VPI) disposent maintenant d’une connectique basée sur le HDMI (2 entrées) ainsi que d’une nouvelle entrée micro. La puissance des hauts parleurs intégrés est de 16 W (plus que suffisant pour les plus grandes salles de cours).

Le lien avec les tablettes (IPAD / Androïd)

IPADETAndroïdLe VPI NEC est maintenant livré avec le logiciel Display Note qui permet d’interagir avec le contenu projeté à partir de la tablette. La tablette tactile peut être utilisée pour annoter l’écran, interagir avec le PC du présentateur, projeter des photos/vidéos prises de l’IPAD ou encore faire collaborer les élèves.

Elle peut aussi être utilisée pour contrôler le vidéoprojecteur, comme une télécommande.

Je reviendrai en détail sur l’offre Display Note, qui se trouve être très complémentaire avec le logiciel de collaboration sur tablette eBeam Connect, dont je vous ai déjà parlé sous forme de vidéo.

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Alexandra sur IPAD et Androïd

Nous lancerons en février une nouvelle version d’Alexandra qui fonctionnera sur tablettes IPAD et Androïd, sur le mode de l’application Apple “Podcast”.

Il sera possible:

  • de jouer toutes les présentations Alexandra sur sa tablette
  • de les précharger à partir d’un abonnement à un flux RSS de façon à assurer un jeu fluide des vidéos même si on n’est pas connecté à Internet – ou mal connecté.

Je vous présenterai les principales fonctionnalités nouvelles durant les prochaines semaines; C’est une évolution majeure du logiciel qui permettre aux écoles et université des rendre le contenu (vidéo / son / PowerPoint / pdf) très facilement accessible à tous les élèves.

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Que font les constructeurs de tableaux interactifs ?

IPAD géant (tableau interactif)Pour la première fois, les ventes d’IPAD ont dépassé celles des PC dans les écoles américaines. La dynamique du phénomène montre que les PC ne sont pas près de repasser devant car il est dû a à la fois une forte demande (nouvelle) pour l’IPAD mais aussi à une cannibalisation du marché du PC, en milieu scolaire, par l’IPAD.

C’est une nouvelle manifestation d’une tendance lourde dont je vous parle depuis (au moins 5 ans), à savoir l’avènement inéluctable des solutions nomades.

Il y a 10 ans, les PC portables ont d’abord dépassé les PC de bureau, puis, en 2007, les téléphones intelligents sont passés devant les PC portables.

On ne peut pas dire que ce phénomène n’ait pas été annoncé, ni expliqué. Des raisons profondes, à la fois conjoncturelles (la crise) et structurelles (la loi de Klein) permettent de prédire que toutes les technologies utilisées dans la salle de classe, ou presque, seront à terme nomades.

Pourtant les logiciels permettant à un tableau interactif de fonctionner avec un IPAD, un Iphone ou même avec une tablette Androïd restent quasi inexistants. Il est impossible pour un enseignant d’arriver en cours avec son IPAD, de le connecter (sans fil) à son tableau interactif et à son vidéoprojecteur et de faire cours (1) comme il peut le faire avec son PC. Une telle application paraît pourtant “évidente”.

Toute une industrie, qui se targue pourtant d’être novatrice et visionnaire, fait comme si les professeurs n’utilisaient pas de tablettes…

Elle risque de s’en mordre les doigts car il me semble pas du tout impossible que, d’ici 5 ans, le terme “tableau interactif” soit remplacé par celui “d’IPAD géant”. (2)


(1) Certains concepteurs de TBI (Luidia, Smart) permettent aux élèves de suivre sur IPAD le cours fait au tableau. C’est intéressant pour l’enseignement à distance mais d’utilité plus marginale dans la salle de classe, hors certains types de sessions collaboratives. Surtout, c’est une application “élève” par opposition au TBI, qui est une application “professeur”.

(2) Des applications collaboratives sont aussi apparues, telles que des boîtiers de vote virtuels, mais elles sont en fait indépendantes des TBI.

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Le TBI mobile eBeam communique avec les Ipads, Iphones et autres périphériques mobiles

Le tableau interactif mobile vient de passer “dans les nuages”. Avec eBeam Connect, dernier logiciel sorti des laboratoires de Luidia, enseignants et élèves collaborent en direct à partir de n’importe quel appareil connecté à Internet (PC / MAC / Iphone, IPad ou tablette Androïd, tablette sans fil de type SpeechiTablet ou Inscribe).

Il n’y a plus besoin de télécharger quoi que ce soit, toute la collaboration se fait dans le navigateur.

  • Les enseignants peuvent créer un espace partagé pour que les apprenants puissent échanger des idées et voter pour des solutions.
  • Les étudiants ou les élèves peuvent travailler individuellement ou en petits groupes, prenant des notes et téléchargeant des images, tandis qu’un enseignant évalue leur travail.
  • Les parents peuvent s’impliquer en recevant le travail de classe par courriel depuis le nuage.

eBeam Connect (encore en version beta) est un logiciel à la fois très simple et très riche qui changera peut être la façon de travailler dans la salle de classe – et en dehors. Il y a aussi beaucoup d’applications entreprises.

Je reviendrai sur les différents usages et fonctionnalités du logiciel.

Il est actuellement gratuit et vous pouvez y accéder à partir de ce lien.

[Il n'y a pas besoin d'être client eBeam pour utiliser eBeam Connect. Il vous suffit d'un PC, d'un IPAD ou d'un Iphone].

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Support technique : les SNAFU Awards 2010

Le support technique est parfois un sacerdoce. Certains clients se sentent outragés quand nous leur posons des questions qu’ils jugent trop simples pour eux. “Evidemment, mon ordinateur est allumé, pour qui me prenez-vous ?“.

Mais je vous donne une liste de quelques “incidents” que nous avons dû traiter cette année concernant eBeam et vous verrez que, parfois, même les questions les plus simples sont loin d’être inutiles.

(SNAFU: Situation Normal, All Fucked up, signifie en gros, en anglais, qu’on est en présence d’un foutu bordel).

Premier prix: tentative de calibration du tableau blanc eBeam Edge avec un bic (symptôme initial donné par le client: problème de logiciel)

(Le client s’étonne quand on lui demande si la pile de son stylet est dans le bon sens. Malheureusement, le stylet interactif reste toujours nécessaire pour agir sur l’écran avec eBeam).

Deuxième prix: C’est ma fille qui tient l’eBeam (symptôme initial donné par le client “Je pense que votre système manque vraiment de précision”).

Oui, mais tout ça s’arrange lorsque l’eBeam est réellement fixé au tableau, non pas grâce la force musculaire de votre petite fille, mais grâce au support aimanté, c’est quand même plus précis maintenant, non ?

Troisième prix: L’eBeam Projection est placé n’importe comment au beau milieu du tableau (symptôme donné par le client: gros manque de précision).

L’eBeam doit être placé dans un coin du tableau, pas au milieu… (C’est pourquoi nous demandons systématiquement, maintenant, une photo de l’installation lorsqu’il y a un symptôme inhabituel).

C’est facile de se moquer des clients, pensez-vous ?

Peut-être, mais on n’est jamais tout à fait à l’abri soi-même. J’ai reçu, il y a 15 jours, un magnifique IPAD dont l’écran est arrivé rayé (voir ci-dessous). Très mécontent, limite agressif, j’appelle le support Apple.

- “c’est quand même incroyable qu’Apple puisse livrer un écran rayé à ce prix !”

(10 secondes de silence indécis au bout du fil… La personne au support a-t-elle bien conscience de la négligence énorme, quasi criminelle, d’Apple ? Cherche-t-on une excuse ? Va-t-on me proposer un échange ? Un dédommagement ? Je suis très remonté. Il est hors de question que j’accepte n’importe quoi !)

- “Monsieur, pouvez-vous s’il vous plaît faire pivoter votre IPAD ?”
(Cette demande m’étonne mais je le fais pivoter et ce que je vois m’étonne).

- “Monsieur, les rayures bougent-elles ?”
(Oui, c’est incroyable, les rayures de l’écran bougent sous l’écran. Elles suivent l’orientation de la photo, avec un effet graphique accéléré !)

- “Effectivement, Monsieur, ce n’est pas votre écran qui est rayé. Ces rayures sont dans l’image elle-même. elles en font partie.”
(Gros silence de ma part, je rends bien volontiers au support technique Apple les 10 secondes qu’il m’avait gentiment prêtées au début).

- “Pouvons-nous considérer ce problème comme résolu, Monsieur ?”
(Ils sont plus que pros chez Apple: légèrement sarcastiques !)

- “Oui, bon pour cette fois, on va dire que c’est bon… Mais n’y revenez plus !”

Pour cette magnifique intervention, je m’octroie volontiers le grand prix spécial du support technique SNAFU.

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Comment l’IPAD contribue au rétrécissement du savoir

Avec les iPods, Ipads, Xbox et autres Playstations, l’information devient une distraction, un détournement, une forme d’amusement vain, plutôt qu’un outil qui ouvre des possibilités, qui permet une vraie émancipation.

                                  Barack Obama, Président des Etats-Unis, 10 mai 2010.

Il se trouve qu’Obama emploie presqu’exactement les mêmes termes que ceux que j’ai utilisés dans ma tribune parue dans Libération :” Comment Google contribue au rétrécissement du savoir“.


“En réalité, celui qui va sur Internet rentre dans une entreprise de distraction, au sens premier du terme, qui est celui de détournement. Au bout de quelques minutes, il a toutes les chances de se retrouver à faire autre chose que de la recherche (lire la bourse, les résultats sportifs, chatter sur MSN…).”

                                  Thierry Klein, Président de Speechi, 30 septembre 2009.

Quelques réflexions en vrac.

  1. Je vous le promets, ce n’est pas moi qui rédige les discours d’Obama.
  2. J’ai reçu plusieurs dizaines d’emails suite à la parution de ma tribune dans Libé. Presque personne n’était d’accord avec le contenu de mon article et ceux qui étaient d’accord l’étaient pour de mauvaises raisons, ce qui est encore plus consternant.
  3. La grande majorité des utilisateurs des TICE (acteurs compris) confondent totalement le potentiel des technologies (la “promesse”) et l’utilisation réelle qui en est faite en général (le jeu, et surtout le détournement publicitaire).
  4. La force des déclarations d’Obama: elles proviennent d’un dirigeant informé qui baigne dans le monde des TICE. Il ne s’agit nullement d’un déficit de compréhension (Obama est à Internet ce que Kennedy a été à la télé). Au contraire, c’est parce qu’il comprend exactement ce qui se joue qu’il parle ainsi.
  5. Il est impossible qu’un dirigeant politique français adopte ce discours. La plupart ne connaissent rien au TICE et vont s’abstenir de toute déclaration trop précise; les plus évolués sont encore tout fascinés par la vision de leur doigt qui glisse si gracieusement sur l’écran glacé de leur Iphone. Avoir un blog, un iPhone ou tout simplement avoir engagé de larges dépenses dans le domaine permet encore aujourd’hui à tout homme politique français d’être reconnu comme “expert” ou “visionnaire”.

Une vision politique des technologies

Quelles en sont les conséquences pour l’éducation ?

La politique éducative en matière de technologie numérique, au sens noble du terme, doit avoir pour but unique de réduire le décalage que j’évoquais plus haut entre “la promesse” et l’utilisation réelle, moyenne, statistique, des technologies numériques (aujourd’hui, une vraie catastrophe).

Il faut autant que possible éviter la distraction, le détournement que mon ami Barack et moi dénonçons. Restreindre la présence publicitaire et le côté purement ludique (je ne parle pas des jeux éducatifs de type “serious games”, je parle de “l’entertainment”, terme exact employé par Obama).

Cela pourrait aller jusqu’à interdire Google dans les écoles, tant que des versions non publicitaires ne sont pas mises à disposition des élèves, ou autoriser des Kindle (qui servent uniquement à la lecture) plutôt que des IPads (qui servent à jouer) à l’école. D’une façon générale, les applications “gratuites” dont le revenu est basé sur la publicité devraient sans doute être bannies de l’école.

(On peut critiquer la position de la Chine, qui bannit Google au prétexte qu’il ne respecte pas la censure politique. Mais cela prouve qu’au moins la Chine a une vision politique cohérente du numérique et de ce qui s’y joue. Cette vision est inexistante en France).

Le discours d’Obama (à partir de 7mn 52 s):

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