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Premières expérimentations Smartphone (balado-diffusion) avec cartes SIM en France

Je ne sais pas pourquoi, mais quand il se passe quelque chose d’important en France dans le domaine de l’éducation, ça part souvent de Normandie.

L’Université de Rouen vient d’annoncer les premiers programmes de test de smartphones, avec cartes SIM – tout est dans la carte SIM, qui permet de rester connecté 100% du temps et donc simplifie énormément les applications de balado-diffusion, mais aussi toutes les autres applications pédagogiques auxquelles on peut penser (par exemple, un Iphone peut être utilisé comme une ardoise numérique).

C’est le smartphone qui va réduire la fracture numérique: il est simple d’emploi, universel, multimédia, toujours connecté et de plus en plus, tous les élèves vont en être équipés.

Jusqu’à présent, il était vécu comme un danger et interdit (comme l’ont été le stylo Bic et la calculette, ce qui est plutôt bon signe). L’Académie de Rouen est la première à l’utiliser pour ce qu’il est sera: un merveilleux outil pédagogique, qui d’ici 5 ans équipera l’ensemble des élèves et fera disparaître tous les programmes de classes mobiles.

Nous sortirons les premières versions Iphone de nos logiciels d’ici septembre.

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Le TBI, c’est bien le matériel !

Depuis que nous avons commencé à distribuer les tableaux interactifs eBeam en 2004, j’ai dû lire, presque tous les mois, des « comparatifs » entre les différents modèles du commerce ou des analyses sur la valeur ajoutée du tableau interactif.

La plupart du temps, ces articles sont écrits par des professeurs qui relatent leur expérience ou par des « experts » des technologies numériques (j’avoue que je ne sais pas trop ce que ce mot veut dire, l’expertise semblant être devenue la chose au monde la mieux partagée).

L’illusion du logiciel

L’impression commune des utilisateurs, et des experts, est que le logiciel est une composante clé du tableau interactif – et même la composante déterminante (voir l’article récent sur l’excellent blog de Bruno Devauchelle « L’intérêt du TBI, c’est le logiciel »). C’est pour moi une impression tout à fait fausse, une illusion car en fait, le TBI, c’est presqu’uniquement le matériel !

Et voici pourquoi.

Qu’est-ce qu’un tableau interactif ? En quoi le TBI diffère-t-il des autres moyens numériques mis à la disposition du professeur ?

(Suite…)

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D’ici un an, les solutions mobiles vont s’imposer dans les écoles.

« A court terme, d’ici un an, les solutions mobiles (Smartphones, IPADs…) vont devenir de plus en plus répandues dans le monde entier et s’imposer comme le moyen privilégié d’accès à Internet ».

[...]

« Presque tous les étudiants, professeurs et employés des institutions scolaires en dispose(ro)nt. »

Voici deux extraits du rapport Horizon, dont je vous conseille la lecture.

Aux Etats-Unis comme en France (voir ce blog), ce sont les institutions scolaires qui freinent l’usage des mobiles (voir l’excellent article du Chronicle – en anglais).

Tout ceci à replacer, évidemment, dans un cadre général qui est l’avènement inéluctable des solutions nomades dans la salle de classe.

[Si j'avais une prédiction à faire, c'est que les solutions mobiles vont s'imposer d'abord dans le supérieur puis "descendre" dans les plus petites classes, jusqu'à la maternelle. alors que c'est dans les petites classes qu'elles seraient, dès à présent, plus utiles. En complément du TBI par exemple.]

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Une ardoise numérique, ce n’est pas un tableau interactif !

Tablette graphiqueDepuis 3 ans environ, nous proposons des ardoises numériques sans fil, que ce soit sous notre marque (ardoise nomade SpeechiTablet) ou sous la marque eBeam (tablette graphique eBeam Inscribe).

J’ai une position un peu schizophrène sur le sujet: la demande du marché pour l’ardoise numérique est très soutenue et donc notre intérêt commercial est d’en proposer. Pourtant, je pense très qu’il n’y a rien de commun, à l’usage, entre une ardoise numérique et un tableau interactif.

En dehors de certains cas bien précis, l’ardoise numérique n’a qu’un intérêt très limité par-rapport au tableau interactif.

Pourquoi le tableau interactif est-il radicalement différent de l’ardoise numérique ?

On l’oublie souvent, mais le principal avantage du tableau interactif, c’est que l’enseignant peut manipuler son PC à partir d’une surface de projection importante (de l’ordre de 2m de diagonale). Coincé derrière son PC, l’enseignant perd le contact avec la classe et se transforme en « geek instructeur » (Seule la haute tenue morale et intellectuelle de ce blog m’empêche de rajouter l’adjectif « masturbatoire » à cette description).

Au contraire, devant son tableau interactif, libre de ses mouvements, le professeur devient un véritable « Steve Jobs communicant ».

Surface de travailJe caricature un peu, bien sûr, mais de la surface de travail ressortent tous les avantages du tableau interactif, tout ce qui fait que Speechi s’est lancé dans l’aventure, en 2004. Le tableau interactif permet de garder le lien avec l’audience – et enseigner, c’est créer des liens.

[Je ne crois donc pas du tout, comme le pense Bruno Devauchelle dans son blog, que "le TBI, c'est le logiciel". Pour moi, dans une très large mesure le TBI, c'est la surface de projection - donc le matériel ou si on veut, le media. Ceci mériterait d'être développé dans un article à part mais explique pourquoi les tableaux interactifs ont eu un grand succès et non pas les Tablet PC].

Une ardoise numérique sans fil, c’est un Tablet PC dégradé.

A la différence d’un Tablet PC, la tablette sans fil n’a pas d’écran. On écrit sur une surface interactive, mais pour voir l’écran, il faut regarder l’écran du vidéoprojecteur, ce qui n’est pas très naturel.

Avec la tablette sans fil, on perd donc les deux avantages majeurs du TBI :

– interaction directe avec l’écran
– écran de grande taille

Le seul vrai avantage de l’ardoise, c’est son coût (de l’ordre de 100 € alors qu’un TBI mobile coûte autour de 700 € et un TBI fixe, avec son installation, autour de 2500 €).

Mais sur le plan pédagogique, la tablette graphique, c’est un vrai retour en arrière, surtout si on l’utilise à la place du TBI. En le forçant a gérer un petit espace de travail, l’ardoise re-transforme le professeur en « geek instructeur », refermé sur lui-même ce qui est le contraire de l’effet recherché.

(Suite…)

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Petit proto logiciel: un Iphone, c’est une tablette graphique sans fil et un clavier sans fil

Iphone et tablette graphique sans filJuste un petit teasing: comment l’iPhone peut être utilisé dans la salle de classe par élèves et professeur, en complément à distance du tableau interactif.

L’avènement inéluctable des solutions nomades, c’est ça. C’est le smartphone, pas le PC ou les « classes mobiles » qui répandront les usages numériques dans la salle de classe.

Le coût pour la collectivité est nul: les élèves sont déjà (ou seront) tous équipés d’un Iphone. Les professeurs aussi. C’est simple à utiliser pour tous, multimédia, connecté et très puissant.

Et si cela vous intéresse de venir développer ces solutions chez Speechi, contactez-moi en commentaires.

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3 500 valises d’enseignement nomade pour le Maroc

C’est une nouvelle dont je suis très fier.

Speechi a été choisi dans le cadre du programme marocain AMAS et la valise d’enseignement nomade ITsac équipera 3 500 classes marocaines de CP à partir de la rentrée de Janvier.

3 500 classes interactives : c ’est un programme énorme qui concerne toutes les classes de CP marocaines (il y en a aujourd’hui environ 6 000 et 70% seront donc équipées de mallettes d’enseignement nomades ITsac).

Pourquoi suis-je très fier de ce choix ? Parce que notre approche nomade autour de l’Itsac correspond à un besoin que nous avons identifié il y a plus de deux ans et autour duquel nous avons conçu notre mallette d’enseignement et déposé plusieurs brevets. Je pense que c’est la première fois qu’un produit français s’impose dans ce domaine où les acteurs sont principalement anglo-saxons.

Pourquoi des mallettes d’enseignement nomades ?

  • Le Maroc est un grand pays avec un beaucoup d’écoles rurales. Il est extrêmement compliqué de gérer l’installation de matériels fixes (tels que des tableaux blanc interactifs conventionnels, non mobiles dans les écoles). L’ITsac propage partout la technologie, de façon très simple.
  • Aucune installation n’est nécessaire dans les salles de classe elles-mêmes.
  • L’ITsac se déploie extrêmement rapidement (1 minute environ, les éléments étant déjà branchés dans l’ITsac elle-même). Il n’y a donc plus aucun inconvénient à l’usage mobile des matériels interactifs, plus aucune perte de temps en début de cours.
  • L’ITsac est constituée de matériaux semi-rigides, absorbant les chocs, ce qui protège au mieux les matériels. Cette structure semi-rigide rend aussi l’ITsac elle-même plus solide que les structures solides traditionnelles.

    Nous l’avons constaté : l’ITsac est infiniment plus fiable que nos anciennes Speechicase, en ABS. Le taux de retour est divisé par 7.

  • L’ITsac ne comprend aucune pièce mécanique, ce qui là aussi prolonge sa durée de vie. Ce qui casse, dans une valise, ce sont les charnières, vis, etc… Il n’y en pas dans l’ITsac.
  • L’ITsac permet de déployer les moyens numériques sans changer l’organisation des classes.

    Du fait de l’usage nomade, les tableaux noirs restent au mur. On ne remplace pas violemment une pédagogie par une autre. La transition est plus facile pour les enseignants.

Pour un pays comme le Maroc qui démarre son investissement numérique, il est 10 fois plus efficace d’investir dans du matériel interactif nomade, facilement utilisable, facilement partageable et… facilement dépannable (lorsqu’il y a problème, soit il est résolu par mail, soit le matériel est échangé par voie postale…).

C’est vrai pour le Maroc, mais aussi pour la France qui n’est pas vraiment plus avancée dans ce domaine. En investissant dans le numérique sous format nomade, on réduit par un facteur 10 le coût d’équipement pour les collectivités (sur quoi repose ce calcul ?).

Les pays qui rentrent tard dans le jeu du numérique, comme la France ou le Maroc, ne peuvent pas se contenter de reproduire plus ou moins aveuglément ce qui s’est passé il y a 5 ans en Angleterre. Ils faut analyser ce qui a fonctionné – ou pas – ailleurs.

Innover, prendre des risques sur ce qui n’a pas été encore fait. Reproduire à moindre coût et en mieux ce qui a déjà marché, car sinon, on ne pourra pas dégager les budgets pour innover.

Sur le terrain, lorsqu’on laisse le choix aux enseignants, je constate que la plupart d’entre eux vont opter pour une approche mobile. Mais ce n’est malheureusement pas encore une politique nationale, à l’échelle de la France.

Aujourd’hui, le Maroc innove. la France copie encore l’Angleterre. Dans sa vision du numérique, le Maroc est en avance sur la France.

Speechi mini-ITsac

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