Deux ou trois choses que je sais sur le nouveau tableau interactif eBeam Engage. Ou pas.

eBeam au mur

 

Le nouveau tableau blanc interactif eBeam Engage, que nous montrerons à Educatice le 24 novembre (stand D16) est une étrangeté dans la gamme eBeam.

Ce n’est pas un tableau interactif mobile, ce n’est pas non plus exactement un tableau fixe !

C’est une sorte de console multimédia, avec un TBI intégré.

Tous les outils nécessaires sont dans la “barre” eBeam Engage :

- TBI,

- micros,

- enceintes de grande qualité,

- clavier sans fil,

- hub USB,

- accès aux favoris du professeur (configurable),

- bouton de scroll.

La barre est très simple à installer sur le tableau existant (comme tous les produits eBeam) mais elle est prévue pour un usage semi-permanent – les utilisateurs ne la déplaceront pas de classe à classe comme l’eBeam Edge, par exemple.

Quels sont les avantages de cette “console TBI” ?

Bouton de ScrollLa grande simplicité d’installation (en gros, ça se pose au tableau comme un eBeam mobile, en 2 mn) par rapport à une installation fixe classique. Ca se fixe sur n’importe quel mur ou tableau: plus besoin d’installer un matériel lourd, qui va totalement changer la configuration de la classe.

La présence d’un grand nombre d’outils qui manquent au TBI classique et qui améliorent l’expérience du professeur. Ces outils sont intégrés de façon élégante dans la barre alors que d’habitude, même quand les écoles les demandent, c’est la croix et la bannière pour les obtenir (branchements son, hubs USB, intégration).

J’ai utilisé le bouton de scroll et j’y crois beaucoup. On perd souvent beaucoup de temps avec un TBI sur le defilement des grandes fenêtres: le problème est résolu.

 

Est-ce que ça va être un succès commercial ?

Vous me connaissez, je suis sceptique par nature.

D’abord l’eBeam Engage n’est plus un produit mobile en tant que tel (même s’il peut se déplacer et pèse moins d’un kilo, il n’a pas vocation à être bougé tout le temps).

Surtout, il me semble que les avantages de l’eBeam Engage ne peuvent être perçus que par des utilisateurs “avancés” qui ont déjà utilisé un TBI et qui voient où sont les problèmes. Les néophytes risquent de trouver les nouveaux outils et leur intégration superflus.

On verra bien. je vous ferai part de mes réflexions – et rentrerai plus dans les détails – au fur et à mesure.

[Si je prends le tout récent plan Ecoles Rurales (ENR), il est évident que l'eBeam Engage colle à 100% au cahier des charges et aurait simplifié la vie à des centaines d'installateurs qui n'arrivaient pas toujours à installer le TBI complet avec le son, les connexions, etc...

Certains fournisseurs ont déposé le bilan avec un carnet de commandes plein, qu'ils n'arrivaient pas à livrer. L'eBeam Engage leur aurait sauvé la mise - et aurait aussi permis à pas mal d'écoles de bénéficier d'un appareil qui marche... Je vois tellement d'installations catastrophiques. Ce n'est pas toujours d'ailleurs, la faute des installateurs. Installer un TBI, c'est compliqué.]

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Tableau interactif mobile et valises d’enseignement nomade à Tahiti

ITsac et mini-ITsac sous le VentIl y a des rentrées scolaires plus difficiles que d’autres. Olivier, qui fait toujours preuve d’un grand dévouement en ce genre d’occasions extrêmes, est actuellement à Tahiti pour présenter notre nouvelle gamme nomade (tableau interactif eBeam, mallettes d’enseignement nomades ITsac) du côté des Iles sous le Vent.

L’approche mobile a toujours été très appréciée dans les DOM-TOM. Il y a l’avantage logistique, qui est énorme puisque le prix du tableau interactif mobile eBeam est inférieur au simple coût de transport de la plupart des tableaux fixes – sans parler, évidemment, des délais de livraison. (Le TBI mobile eBeam pèse 300 g tout mouillé et mesure 15 cm, alors que les TBI fixes pèsent en général plusieurs dizaines de kilos).

Mais il y a aussi l’usage, qui permet d’installer et de partager le TBI mobile au sein d’écoles lointaines – en particulier grâce aux valises ITsac et SpeechiCase. Le taux d’équipement en valises interactives mobiles est très élevé outre-mer.

De la part de Speechi – et de celle d’Olivier -, un grand merci à Bernard Maurin, notre représentant en Polynésie qui a gentiment et brillamment organisé ce tour.

D’une façon générale, nos distributeurs outre-mer font d’ailleurs un travail fantastique, d’autant plus qu’ils ne bénéficient pas de la même qualité de support que celle qu’on peut donner en France (Je pense par exemple à Frédéric, à La Réunion). Vraiment, merci à tous !


De sublimes valises d’enseignement nomades et (surtout) un boooonnn chien !

ITsacs  et Chien

ITsacs et noix de cocos

ITsacs  et Cocotiers

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Un tableau interactif qui permet de continuer à travailler avec la craie (le bon sens et la technologie)

Nous allons proposer, à partir du 15 septembre, un nouveau fond de tableau interactif inaltérable (garanti 10 ans), totalement mat (aucun reflet du vidéoprojecteur, quelle que soit la puissance de celui-ci) et qui permet de continuer à utiliser parfaitement la craie.

TBI avec craie TBI avec craie

Car un des problèmes du tableau interactif en France, c’est qu’il est presque toujours proposé en remplacement du tableau noir traditionnel.

Dans 99% des cas, l’usage du tableau interactif exclut de fait l’usage de la craie, ce qui est pour moi une triple aberration: historique, psychologique et pédagogique.

  • Historique, parce que l’enseignement au tableau “à la craie” existe depuis Jules Ferry, qu’il a fait ses preuves et qu’il faudra encore des années, voire des dizaines d’années, pour que la craie soit remplacée totalement par l’interactif.
  • Psychologique, parce qu’il existe en gros 3 catégories d’enseignants. Un tiers de “moteurs”, qui sont demandeurs de toujours plus d’interactif et de numérique dans leur classe. Un tiers de “neutres”, qui intégreront progressivement (sur 1 à 5 ans) les technologies numériques dans l’enseignement. Et enfin, un tiers de “réfractaires”, qui ne veulent pas intégrer de technologies numériques, parce qu’ils préfèrent la craie.

    Forcer les professeurs “réfractaires” à utiliser le numérique, c’est braquer pour rien des enseignants qui de toutes les façons sont aussi performants (ou plus) avec une craie qu’avec un tableau interactif.

  • Pédagogique parce que dans chaque tiers se trouvent d’excellents et de moins excellents professeurs. Le goût pour le numérique n’est pas corrélé avec la qualité d’un professeur, et c’est pourquoi il ne faut pas forcer outre mesure son adoption.

    Qui plus est, la craie a largement fait ses preuves, ce qui n’est pas encore le cas du TBI.

  • De nombreux professeurs et de nombreuses écoles souhaiteraient utiliser la tableau interactif en gardant l’usage de la craie. La craie reste parfaitement adaptée à beaucoup de situations pédagogiques – et elle est moins chère, moins polluante que les marqueurs effaçables.

    Dans beaucoup de salles de classe, le fait même d’introduire un tableau interactif met fin à la craie, pour de simples raisons de place – on ne peut pas positionner en même temps deux grands tableaux en fond de classe.

    Je suis curieux de voir ce que va donner cette innovation, qui semble mineure mais peut-être pas, après tout !

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    Précision du Ministère : le vidéoprojecteur courte-focale n’est pas obligatoire dans l’opération Ecoles Numériques Rurales

    SpeechiCase montéeUne rumeur a couru depuis 2 semaines: le vidéo-projecteur courte-focale serait devenu obligatoire pour qu’un dossier soit conforme au cahier des charges Ecoles Numériques Rurales.

    Cette rumeur nous était très défavorable car notre meilleure offre mobile, celle qui intègre dans la mallette SpeechiCase un PC, un vidéoprojecteur, un TBI mobile préconnectés, avec une seule prise de courant ne possède pas de vidéoprojecteur courte-focale pour 2 raisons:

    • En usage mobile, le vidéoprojecteur est posé sur une table (en l’occurrence, dans notre offre, c’est la valise SpeechiCase qui se pose). Or, le courte-focale n’a aucun avantage s’il n’est pas positionné sur un bras près du tableau.
    • Les vidéo-projecteurs à courte-focale sont très volumineux et ne rentrent pas dans la SpeechiCase. Imposer le courte-focale, c’est éliminer le meilleur du mobile en empêchant une école d’utiliser un offre tout intégrée, partageable, très rapide à déployer, utilisable dans la salle de classe de chaque enseignant et permettant de conserver l’usage du tableau blanc ou noir “classique” – puisqu’on projette dans la plupart des cas sur le mur, à côté du tableau, ce qui permet d’éviter tout reflet.

    Bref, on frisait l’absurde (le TBI mobile était admis par le cahier des charges… uniquement avec un vidéoprojecteur fixe !) mais beaucoup d’académies ont, en toute bonne foi, refusé les demandes d’équipement mobile des écoles pour ce motif.

    C’est pourquoi je remercie vivement la SDTICE, et en particulier Mr Capul qui est en charge de l’opération ENR, d’avoir levé, hier, toute ambigüité (sur le site du Ministère) en précisant que les vidéoprojecteurs traditionnels sont tolérés.

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    Qu’est-ce qu’une ressource numérique ? Les premières réactions des lecteurs

    Question StupideMon billet sur les ressources numériques a généré 2 réactions de grande qualité en commentaires.

    J’en traduis l’essentiel dans ce billet, de façon à ce que la discussion se poursuive avec le plus de visibilité possible.

    Eric confirme que cette notion est “un grand fourre-tout” et vous conseille au final la lecture du livre de Rafi Haladjan sur Powerpoint, “pour apprendre à guider les outils et non pas à être dirigés par eux” (je suis d’accord).

    Jean-Paul Voisin a un avis complet sur la question et repalce le terme “ressource numérique” dans le contexte du projet Ecoles Numériques Rurales (chaud, chaud !). Je trouve son avis vraiment circonstancié et original – Jean-Paul est à la fois un spécialiste des TICE et un parent d’élèves, comme Eric.

    Même si je ne suis pas d’accord avec tout, je vous le livre tel quel ci-dessous en attendant les réactions.
    (Suite…)

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    Qu’est-ce qu’une “ressource numérique” ?

    Question StupideAvec toute l’agitation créée par l’opération “Ecoles Numériques Rurales“, on nous demande de plus en plus quelles sont les ressources numériques disponibles avec le TBI mobile eBeam.

    Je voudrais vous dire que, comme vous, je suis bien conscient du côté jargonneux, peu clair et impropre en lui-même du terme “ressource numérique“. Voilà une expression qui ne veut au fond rien dire, mais qui est suffisamment pompeuse pour pouvoir passer dans un discours d’inauguration, dans une brochure marketing voire dans un communiqué de presse bien ronflant.

    Je vais donc essayer de traduire clairement en français la question posée : “Proposez-vous des logiciels, des images ou des animations pouvant être utilisées par un professeur avec votre tableau interactif” ?

    Voici la question “manifeste”, telle qu’elle nous est posée par les enseignants.

    Elle traduit aussi une inquiétude “latente”, à savoir: “le fabricant de tableaux XXX nous a affirmé à de multiples reprises qu’il disposait des meilleures ressources numériques pour tableau interactif. Et que de telles ressources étaient complètement indispensables pour des raisons pédagogiques que je n’ai pas bien saisies, c’est ballot. Comme vous, je ne comprends pas ce que “ressources numériques” signifie au fond, mais contrairement à vous, je ne suis pas un expert en informatique donc je doute. Qu’en est-il ?”

    Eh bien, si vous n’avez pas bien saisi l’intérêt d’une ressource numérique, rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls. Pour moi, une ressource numérique “telle quelle”, fût-elle affublée du glorieux adjectif “interactive” n’a que très peu d’intérêt pour les raisons suivantes:

    1) Un terme fourre-tout, conduisant à un usage peu intéressant

    A force de vouloir tout caser sous le terme “ressource numérique”, on se retrouve avec des bibliothèques hétérogènes mêlant images, sons, animations, scénarios pédagogiques, logiciels… et qui ne correspondent le plus souvent en rien à votre usage spécifique en tant que professeur de Mathématiques en classe de 5éme (par exemple).

    On accumule des données pour faire “riche” ou “sérieux”, mais en fait, l’accumulation même rend ces données de moins en moins utiles à cause l’effet “aiguille dans botte de foin”.

    La cas le plus typique: on livre 4 GO de “ressources” sur un CD-ROM ou sur une clé USB et faîtes votre marché… Bon courage (pour ceux qui ont des heures à perdre) !

    2) la ressource pédagogique la plus intéressante, c’est celle que le professeur s’est lui-même construite.

    Comme disait l’autre, il faut utiliser des ressources numériques pour faire son cours et non pas faire son cours pour utiliser des ressources. Le but du tableau interactif est de donner une liberté pédagogique au professeur et non pas de lui faire perdre son temps en allant consulter des clés USB fourre-tout bourrées de logiciels gratuits.

    3) Partir de la pédagogie pour arriver à l’illustration – et non le contraire

    Mon conseil n°1 aux professeurs: commencez toujours par rechercher des ressources pertinentes avec Google, en partant de mots clés en rapport avec le thème du cours (et non pas en tapant “ressource numérique” !). C’est lui qui vous donne accès à l’éventail de choix le plus large. C’est lui qui vous permet de converger le plus rapidement vers quelque chose d’utile.

    4) Plus les ressources sont généralistes, moins elles sont utiles

    En règle générale, vous avez un besoin d’illustration particulier, lié à un contenu de cours précis. Vous avez Google sous la main qui vous donne accès à des milliards de ressources… A quoi peut vous servir, alors, d’avoir à votre disposition une bibliothèque de nature généraliste avec quelques dizaines, centaines ou même milliers de ressources ?

    Réponse: à pas grand chose. Une telle bibliothèque ne fait en fait que restreindre votre espace de recherche..

    En revanche, dans votre discipline ou pour votre niveau, il peut exister un logiciel spécialisé de grande valeur – que ce logiciel ait été conçu ou non pour un TBI n’a que peu d’importance. Je pense à une méthode Montessori d’apprentissage de la lecture, au logiciel Cabri pour les Maths (payant) ou à InstrumEnPoche (gratuit)…

    Bref, ce qui compte, c’est avant tout d’avoir accès à des ressources hyper-spécialisées, qui correspondent à votre besoin.

    Et pour y avoir accès, encore faut-il en avoir connaissance car le vrai problème de l’enseignant motivé, c’est celui-ci “parmi les milliards de ressources disponibles, quelles sont les ressources vraiment utiles ?“. Et aucune bibliothèque ne répond à cette question.

    Maintenant que je vous ai expliqué pourquoi les ressources numériques, telles que je les vois le plus souvent proposées, sont peu ou pas utiles, je vais vous décrire les ressources que nous proposons avec notre TBI eBeam.

    Vous allez voir que notre approche est radicalement différente – et je pense concrètement bien plus utile pour les enseignants.

    Mais ça va être pour mon prochain billet.

    Ajout 1/6/2009: Les commentaires à ce billet étant exceptionnellement pertinents, la discussion se poursuit de façon indépendante ici.

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