L’usage du TBI: une amélioration des résultats des élèves

Tel est le titre d’une très bonne page publiée par Mônica Macedo-Rouet de l’agence des usages TICE.

La thèse est la même que celle que j’ai dénoncée dans ma critique du rapport Fourgous – mais au moins les études “prouvant” l’intérêt pédagogique sont-elles ici présentées et discutées.

Parmi ces études, celle réalisée à l’Université de Manchester par le Pr Somekh est la plus ancienne et sans doute la plus connue, mais malheureusement souffre de graves vices de forme car on compare la progression des élèves du panel à une progression “attendue” (ce qui ne veut strictement rien dire).

Les autres études citées, en gros, avouent que l’effet observé est trop faible pour être quantifié ou même recommandent l’usage du couple vidéoprojecteur / PC sans le TBI !

Bref, c’est quand même aller un peu vite en besogne que de conclure que l’usage du TBI améliore les résultats des élèves à partir de ces données.

Tout au plus peut-on dire qu’il semble y avoir des effets positifs, ceux-ci devant maintenant être confirmés par des études rigoureuses, si possibles menées avec une méthode aléatoire plus rigoureuse.

Et ce qui m’embête, c’est que depuis 5 ans, rien de mieux n’est apparu sous le soleil. Ces premières études, critiquables mais intéressantes, auraient dû être rapidement suivies d’études permettant de conclure sur le sujet. Cela n’a pas été le cas. Pourquoi ?

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Le télécopieur a 50 ans – Speechi et PowerPoint lui disent merci.

Le Xerox 914On oublie souvent que Xerox a été le Google des années 60.

En 1959, avant l’invention du photocopieur, le chiffre d’affaires de Xerox était de 32 millions de dollars. En 1968, il dépassait le milliard de dollars.

Si cet événement a sa place dans ce blog, c’est que le logiciel Speechi n’aurait pas existé sans l’invention du photocopieur. Du photocopieur et d’un film plastique résistant aux hautes températures inventé par 3M dans les années 80.

Je trouve cette histoire très intéressante. Et voici pourquoi.

 

(Suite…)

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Le développement de ressources pédagogiques collaboratives

J’ai évoqué dans un billet précédent le “coup de génie” qu’a eu Luidia en intégrant Flickr dans le logiciel eBeam Interact.

Flickr est la plus grande bibliothèques d’images au monde, tout utilisateur peut y ajouter des ressources images munies d’une licence “Creative Commons (CC)”, qui autorise une utilisation non commerciale des images.

La philosophie du logiciel eBeam est radicalement différente de celle de tous les autres tableaux interactifs que je connais, qui développent en interne des ressources propriétaires. Mais que peuvent faire 10 personnes (ou même 100 !), face aux contributions de la planète ?

Réponse: pas grand chose, à mon avis.

En 5 ans, le nombre d’images “CC” sur Flickr est passé de 10 à 135 millions d’images (!), ce qui donne une profondeur de recherche unique aux ressources disponibles à travers le logiciel eBeam. A supposer que chaque image “coûte” environ 10€ à réaliser (ce coût est bien inférieur à la réalité), c’est plus d’un milliard d’euros à investir pour une société qui voudrait atteindre cette profondeur en développant ses propres ressources.

Evolution Flickr

Comme Alain Cazes au CNAM, il est intéressant de noter que Luidia a fourni le bon outil puis tout simplement laissé faire.

Qui plus est, le processus de recherche dans Flickr est en lui-même éducatif puisqu’élèves et enseignants vont devoir utiliser le moteur de recherche, filtrer les résultats, etc…

Apprendre à chercher et à sélectionner sur Internet : ça devrait être l’objectif primordial de toute politique d’apprentissage des TICE.

Et de tout ceci, on peut certainement tirer quelques règles concernant le développement des ressources pédagogiques.

J’en parlerai très prochainement.

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Stylet numérique avec boîtier de vote intégré : je trouve ça génial

VoteJ’aime beaucoup la dernière idée d’AverMedia: des stylets (qui fonctionnent comme une ardoise nomade sans fil) munis de boutons permettant de voter.

On distribue un stylet à chaque élève qui, du coup, intervient au tableau à partir de sa table – et peut aussi voter.

Après le cours, les stylets peuvent se recharger dans un boîtier (on pourrait aussi imaginer que les élèves rechargent leur stylet sur leur table avec une sorte d’encrier numérique).

Vidéo très convaincante à voir chez Aver.

Stylet

Précision: nous n’avons aucun intérêt ni accord commercial avec Aver, qui est plutôt un concurrent. Simplement, c’est une des rares bonnes idées que j’ai pu voir depuis quelques années. La réunion de l’usage “Vote” et “Tablette” peut apporter quelque chose de nouveau, l’approche est assez naturelle et le matériel est léger et nomade.

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La mission Fourgous n’a pas buzzé. Pourquoi ?

A 2 jours de l’annonce de la remise du rapport Fourgous sur le développement du numérique en milieu scolaire, je trouve étrange le peu d’engouement populaire autour du sujet.

Sur Facebook, la dernière intervention date du 25 décembre (65 membres seulement !). Même chose ou presque sur Ning (19 membres !).

[En comparaison, le blog que vous êtes en train de lire, chers lecteurs, est, avec plus de plus de 1000 commentaires en 2009, un media collaboratif de tout premier plan !]

Evidemment, vous aurez droit au traditionnel discours sur “les riches interactions avec le public” ou “l’enrichissement d’importance majeure apporté par la communauté Internet” mais la réalité, c’est que le monde jusqu’à présent se fout de la Mission Fourgous.

Le contraste est énorme entre les moyens de communication utilisés (Site dédié luxueux, sites Facebook, Twitter, Ning, etc…), les retombées presse institutionnelles (dans Le Monde, dans Le Figaro – ces articles me semblent commandés ou au minimum suscités) et l’attention populaire.

C’est infiniment dommage, parce que des investissements de grande ampleur sont annoncés.

Sur la page d’accueil du site “Mission Fourgous”, cette phrase, belle comme l’Antique.

La réussite scolaire et l’avenir de nos enfants sont fondamentaux (qui va dire le contraire ?) et nécessitent qu’on se rassemble afin d’y réfléchir ensemble (eh ben, c’est raté).”

Vous en pensez quoi ?

Ajout: je relève quelques autres perles sur cette page d’accueil…

Toute la société arrive à l’ère numérique (Quelle perspicacité !). La communication se fait instantanée (Oui, c’est vrai depuis l’invention de la radio, il y a grosso modo un bon siècle) . Les fenêtres s’ouvrent sur le monde entier (Et en plus il fait -5° dehors, c’est donc pour ça qu’il fait si froid dans mon bureau ce soir !) … Le numérique est un démultiplicateur de la productivité, des échanges et surtout un démultiplicateur des apprentissages. (Je n’ai rien vu d’aussi beau depuis la multiplication des petits pains. Mon Dieu, pardonnez-moi pour le côté finalement si irrévérencieux de ce billet. Je n’ai pas pu me retenir, une fois de plus. Je me suis encore laissé aller. Pardon, pardon, pardon !)”

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Deux nouveaux vidéoprojecteurs “révolutionnaires” présentés au Bett 2010

Un vidéo-projecteur nomade dont la lampe dure 15 ans

Epson Au Bett 2010, Casio présentait sa nouvelle gamme de vidéo-projecteurs plats (nous apprécions beaucoup les Casio qui a priori sont les meilleurs projecteurs pour notre offre nomade de valise – dommage simplement que quand Casio change de gamme, ils interrompent toutes leurs livraisons pendant 2 mois sans prévenir…).

La nouveauté de ce projecteur ? La lampe a une durée de vie de 20 000 heures et il sera garanti 5 années dans l’éducation. C’est une avancée significative car la durée de vie de la lampe – et la fragilité des vidéo-projecteurs en général – est un des principaux freins à l’usage des tableaux interactifs.

Autre avantage de ce projecteur, il s’allume en 8 secondes et s’arrête de façon instantanée (sans refroidissement nécessaire). Le refroidissement du vidéoprojecteur est aussi un des gros problèmes des vidéoprojecteurs actuels (il est plus ou moins long et jamais respecté à 100% car le professeur est forcément pressé de finir son cours, ce qui réduit encore la durée de vie de la lampe).

Tout ceci constitue un gros avantage pour les usages nomades que nous préconisons, et en particulier pour l’ITsac.

ITsac avec Casio

Le nouveau vidéo-projecteur interactif “Wi” d’Epson

Epson Le deuxième vidéo-projecteur d’un nouveau type que j’ai pu voir vient de chez Epson. Il s’agit d’un vidéo-projecteur à courte-focale avec une fonction tableau interactif intégrée dans le vidéo-projecteur – plus besoin d’installer un fond de tableau, le vidéo-projecteur suffit !

Une telle technologie n’est pas nouvelle. Plusieurs sociétés ont développé depuis quelques années des systèmes interactifs prêts à être intégrés dans le vidéoprojecteur.

Nous avions proposé une offre similaire il y a 3 ans avec NEC, qui avait intégré un eBeam dans son premier vidéo-projecteur courte-focale, mais cette offre n’a jamais percé.

La vraie différence ici, c’est qu’Epson est LE leader du vidéo-projecteur en France – et un leader puissant: beaucoup d’appels d’offre intégrant des TBI ne se gagnent que si vous incluez de l’Epson dans votre offre…

A ma connaissance, tous les acteurs majeurs du TBI fixe en France ont noué des accords avec Epson à un moment ou à un autre, sur tel ou tel appel d’offres.

Donc si l’offre d’Epson n’est pas trop chère (et pourquoi le serait-elle ?), Epson est en position de prendre très rapidement une place importante sur le marché du TBI fixe: ne pas avoir à remplacer le tableau blanc de la classe constitue un vrai avantage compétitif.

Sur ce que j’ai vu au Bett, le produit (astucieusement nommé 450-Wi, et non pas Wii !) n’est pas tout à fait prêt. La calibration se fait sur plusieurs dizaines de points (!) et le logiciel est rudimentaire.

Mais le discours du commercial d’Epson au Bett était le suivant: “Certes, le tableau blanc interactif traditionnel va disparaître, mais les fabricants de tableau blanc pourront continuer à vous proposer leur logiciel.” (On est content pour eux, surtout au moment où ils songent à s’introduire en bourse !).

Sans la crise qui le force à rechercher de nouvelles sources de croissance, Epson aurait-il pris le risque (énorme !) de rentrer en concurrence frontale avec des entreprises qui ont passé leur temps à préconiser ses produits ? Si le commercial d’Epson a raison, vous assisterez, presqu’en temps réel, à un très bel exemple de destruction créatrice, selon la théorie développée par Joseph Schumpeter.

Finalement, en dépit de ce que j’écrivais hier, on ne s’ennuie pas tant que ça au Bett !

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