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La mort annoncée des formateurs… n’aura pas lieu

Eric écrit aujourd’hui, sur son blog consacré à la formation, que formateur n’est plus un métier d’avenir.

Je pense que c’est écrit dans un moment de découragement passager et qu’il se trompe: au contraire, l’avenir appartient au formateur - et encore plus au professeur. Voici (très) rapidement pourquoi.

Les moyens d’enseignement à distance, électronique, DVD, etc.. ne diminuent en aucune façon le rôle des formateurs. Si c’était le cas, le livre lui-même aurait déjà attaqué les professeurs. Or le livre a un effet contraire et le professeur a un double rôle vis à vis de lui: 1) le sélectionner pour éviter que l’élève n’erre sans fin dans une bibliothèque immense qu’il ne lira jamais en entier, 2) l’expliquer (dans beaucoup de cas, l’explication va compléter ou remplacer la lecture).

Au contraire, plus les sources d’information sont nombreuses, plus le rôle du professeur est donc renforcé. Même si Google est un outil exceptionnel, il n’est pas près de remplacer un professeur.
(Suite…)

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Un très bon compte-rendu des Rencontres de l’Orme

Vous trouverez ici un très bon compte-rendu des rencontres de l’Orme. Il aborde divers points clés, sur lesquels je reviendrai prochainement:

  • la décentralisation a désorganisé les structures de décision (Etat, Région, Collectivités locales). Les différentes instances commencent tout juste à se synchroniser (et pas partout).
  • l’approche par la technologie sert parfois à masquer l’absence de projet pédagogique
  • il y a un fort dynamisme des communautés enseignantes sur lequel s’appuie les régions qui réussissent (exemple: points ACAR en région PACA). Pour Florence Meichel :”les démarches collaboratives et participatives n’ont de sens pour leurs acteurs que lorsque c’est eux qui les impulsent… mais ça demande effectivement beaucoup de souplesse et de réactivité… et un accompagnement cohérent et adapté à chaque contexte…

Pourquoi n’ai-je pas écrit ce compte-rendu moi-même ? Parce que j’étais trop occupé sur notre stand… Je n’ai pas pu assister à une seule conférence !

Via Florence Meichel

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Le téléphone mobile ou l’informatique nomade du futur

Pour une fois, ce n’est plus moi qui le dit, c’est Mark Dean (IBM), un des créateurs du premier PC.

Pour lui:

  • les programmes du type “Un ordinateur par élève” ont échoué
  • mais le téléphone mobile est d’ores et déjà adopté par les enfants
  • il est aussi utilisé massivement dans tous les pays du tiers-mode, et c’est donc lui qui réduit réellement la fracture numérique. (Voir aussi un de mes billets précédents: les téléphones mobiles dépassent les PC portables
  • Il est sans fil “par nature”, peu gourmand en énergie, ce qui permet l’accès partagé à la vidéo, à l’audio, à la traduction et à tout ce dont on a besoin en classe - et en dehors

Lui non plus ne fait plus la distinction “présentiel” / “à distance”, mais adopte le concept de nomadisme.

(Je note avec une certaine satisfaction que Mark Dean est un adepte de la fameuse “Loi de Klein“, même si mon ego souffre un peu du fait que, comme Mr Jourdain, il l’applique sans le savoir.)

L’interwiew complète dans le SJMN

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Les téléphones mobiles dépassent les PC portables

Je parlais récemment de l’inexorable montée des solutions nomades au Japon. Mais, comme je vous l’écrivais, le mouvement vers le nomadisme est une tendance mondiale (voir BrightHand).

  • Il se vend aujourd’hui plus de téléphones “intelligents” que de portables
  • Le taux de croissance des “Smartphones” est de 30% / an et cette croissance est tirée par les sociétés, qui remplacent les PC par des téléphones “intelligents”.

Dans mon billet précédent, j’essaie de vous montrer pourquoi non seulement, c’est une tendance mondiale, mais qu’en plus les raisons en sont historiques.

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Pierre Mongin, le mind-mapping et le TBI mobile

mind mappingC’est Pierre Mongin qui m’a fait découvrir le mind-mapping il y a quelques années.

Depuis, Pierre a écrit un best-seller sur le sujet «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» (Dunod). «Best-seller» est le bon terme, puisque que le livre s’est vendu dans de multiples langues à plus de 30 000 exemplaires, ce qui en fait sans doute un des plus grands succès de la presse informatique d’origine française.

Ce qui relie le mind-mapping au TBI mobile, c’est qu’ils ont été inventés pour exactement les mêmes raisons. Je vous renvoie à l’interview de Rafi Holtzman qui nous racontait récemment l’invention du TBI dans ce blog: « Nous devions échanger des informations, capturer des idées, garder une trace des réunions créatives, faire des brainstormings… ».

Et bien, tout ça recoupe presqu’exactement ce que me dit Pierre a propos du mind-mapping. Il s’agit « de gérer plus d’informations, de mieux communiquer les projets, de mieux comprendre les situations sur lesquelles les utilisateurs travaillent ». Explorez la carte qui illustre ce billet… Le mind-mapping, c’est “échanger, découvrir, comprendre, se former, pratiquer…

Le mind-mapping est au logiciel ce que le TBI est au matériel.

Lorsque j’ai rencontré Pierre il y a quelques années, le mind-mapping était un outil encore peu répandu. Et pour être franc, le TBI l’était encore moins ! Il devait y avoir tout au plus quelques dizaines de TBI dans les écoles…

Pourtant, il a compris de façon très intuitive les avantages que pouvait apporter un TBI dans une réunion… En fait, pour lui, le TBI, c’est avant tout une façon plus pratique et plus démonstrative de faire du mind-mapping !

Aujourd’hui, le TBI perce surtout dans les écoles (de la maternelle au bac) – alors que le mind-mapping s’est imposé comme outil de réunion, pour les entreprises, et dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, comme outil de formation, de présentation et de réunion.

Je reste persuadé que le mind-mapping est un outil intéressant même dans les petites classes… Emmanuel, Amélie, Sophie, Jean-Pierre, vous devriez l’essayer comme outil créatif avec vos élèves !

Je vous conseille aussi d’aller faire un essai de Freemind, un excellent logiciel de mind-mapping Open Source.

Voir aussi le site Pétillant (les co-auteurs du livre de Pierre).

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L’inexorable montée des solutions nomades au Japon

Les abonnés de ce blog lisent de plus en plus de billets qui expliquent pourquoi les solutions nomades sont en train de percer dans l’enseignement. Elles sont plus universelles, plus partageables, plus en phase avec l’époque et mieux utilisées et comprises par les jeunes élèves - bref, plus utiles.

Au Japon, les solutions nomades progressent aujourd’hui au détriment des solutions informatiques classiques (les ventes d’ordinateur ont reculé de 4,8% et celles des ordinateurs portables de 3,1% depuis 1 an - dépêche AFP). Tout ça au bénéfice des caméras, consoles, téléphones.. avec lesquels on peut de plus en plus faire la même chose, en gros, qu’avec un PC. Mais on peut le faire de n’importe où !

Francis Pisani parle de ce phénomène dans son blog. Certains éditeurs ne conçoivent plus des services pour le Web, mais uniquement pour le téléphone mobile.

Chez Speechi, toutes nos forces de développement sont mises sur l’enseignement nomade depuis plusieurs mois. Il y a le TBI mobile, bien sûr, qui nous fait comprendre le phénomène. Il y a aussi le micro-visualiseur. D’autres produits à mon avis très importants sont en développement et seront annoncés progressivement, dans les 12 prochains mois.

Ajout 6/11/2007: Matt Buchanan (Gizmodo) pense que le PC est en retrait parce que les japonais ne l’ont jamais utilisé aussi bien que les américains… C’est un point de vue très ethno-centrique et faux. Le taux de pénétration des PC au Japon est un des plus élevés au monde… Aux USA, le succès de certains PC “sans disque dur” tels que l’Asus EEE est très significatif à cet égard. L’EEE est une sorte de PC vraiment nomade.

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Une interview importante sur les tableaux blancs interactifs

J’ai longuement interviewé Rafi Holtzman, le Président de Luidia, au début du mois. Rafi est un des gourous du domaine, c’est le fondateur de Luidia, un des deux ou trois inventeurs de la technologie “TBI mobile” - il est le père de brevets importants dans le domaine.

En toute immodestie, je pense que c’est, Web francophone et anglophone confondus, l’entretien le plus profond que vous trouverez sur le sujet. En toute partialité, je pense qu’il échappe au côté partisan que je retrouve dans la plupart des publications sur le sujet. Je publierai cet entretien, sous forme de 4 à 6 billets, dans les 2 prochaines semaines.

Le synopsys de l’entretien:

Où et comment le TBI mobile a-t-il été inventé ? Pourquoi les inventeurs y ont-ils cru ? La vision éducative a-t-elle été présente dès le départ ? Quels sont les usages les plus importants du TBI aux USA ? Qu’est-ce que le “Human Computing” ? Quels sont les rapports entre le TBI mobile et les autres objets nomade (Iphone, Ipod…) ? Pourquoi les TICE sont-elles importantes - ou pas - pour l’enseignement ? Y a-t-il des bonnes et des mauvaises technologies à utiliser en classe ? Est-ce qu’il y aura d’autres usages nomades pour le TBI ?

Les écrans “multitouch” (Apple, Microsoft) vont-ils révolutionner l’usage des TBI ?

Quelle est l’esprit (au sens “esprit des lois”) du logiciel que développe Luidia pour accompagner le TBI ? Quels en seront les évolutions ?

Quels seront les nouveaux produits de Luidia dans le futur ? Luidia est une société verticale, qui se concentre sur un unique produit: le TBI. Restera-t-elle une société indépendante ou finira-t-elle rachetée par un “gros” acteur du marché ?

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