Pourquoi les écoles ne s’équipent plus en TBI fixes: l’analyse micro-économique

Dans un récent billet, je vous annonçais la “mort” du TBI fixe – ou du moins un très important ralentissement de la demande sur ce type de matériel en France. Dans ce billet, vous trouverez une analyse “micro-économique” des raisons de cette disparition [0].

Cas d’une école typique: le TBI fixe est une étape de transition.

Je suis parti du cas théorique d’une école typique, déjà bien équipée (30 professeurs, 3 salles “multimédia” disposant de vidéoprojecteurs fixés au plafond) et j’ai étudié le cycle d’investissement [1] de cette école, jusqu’à ce qu’elle atteigne 100% de salles équipées. Une telle école va commencer par s’équiper au départ d’un mélange de TBI mobiles (pour une utilisation partagée dans les salles de classe), TBI fixes (complément des vidéoprojecteurs déjà disponibles dans les salles multimédia). Puis, certains enseignants souhaitant utiliser très fréquemment la technologie dans leur propre salle de classe, elle va équiper certains enseignants de vidéoprojecteurs interactifs (VPI) plus pratiques et moins coûteux d’utilisation.

Lorsque les vidéoprojecteurs plafond seront usés (2 ou 3 années d’utilisation), l’école remplacera les TBI fixes par des vidéoprojecteurs interactifs. On voit donc qu’au départ, les 3 alternatives (mobile, fixe, vidéoprojecteur interactif) se partagent à peu près équitablement le marché. Puis le fixe disparaît et lorsque l’école est équipée à 70%, cela correspond à 35% de TBI mobiles et 35% de VPI – le tableau interactif fixe ayant alors disparu.


70%: le taux d’équipement à ne jamais dépasser.

A noter que 70% est le taux maximum d’équipement à ne pas dépasser, sauf gâchis grave. En effet, à ce stade, 12 salles sont équipées de VPI et tous les professeurs qui en ressentent le besoin (et même plus [2]) ont déjà un VPI à disposition dans leur salle de cours. Préconiser un taux d’équipement de 100%, comme le font certains constructeurs en invoquant un soi-disant “modèle anglais”, est une incitation au gâchis.

Si l’école n’est pas équipée du tout, la situation est plus favorable au VPI au départ (l’école équipera dès le début les salles multimédia en VPI, sans jamais passer par la phase “TBI fixe”). Les rapports finaux ne changent pas (50% de VPI, 50% de TBI mobiles lorsqu’on atteint les 70% d’équipement) [3].

Le cas du “tout mobile”: l’investissement optimisé

Il y a un cas intéressant à signaler, c’est le cas où l’école souhaite optimiser son budget et s’équiper presqu’intégralement en TBI mobiles – le VPI étant réservé aux salles multimédia. Dans ce cas, en effet, il n’est pas nécessaire de faire “monter” le taux d’équipement à 70%. Avec un équipement de 33% en salles multimédia mobiles de type ITsac, complété par l’équipement interactif des 3 salles multimédia existantes, on donne accès à la technologie, en permanence, à tous les enseignants qui le souhaitent (dans leur propre salle de classe)[4].

C’est sous cette forme partagée, mais très pratique, que les solutions mobiles prennent tout leur sens.

Par-rapport aux investissements théoriques décrits, par exemple dans le rapport Fourgous (voir tout le bien que j’en pense), il est possible de faire baisser d’un facteur 3 le taux d’équipement sans compromettre le moins du monde la vision politique: un TBI pour chaque enseignant qui le souhaite, quand il le souhaite, utilisable dans sa salle de classe.

Un gain économique variant entre 3 et 10.

Dans la réalité, le gain économique lié à l’usage du mobile est bien supérieur à 3: le mobile dure plus longtemps que le fixe (garanti 7 ans), coûte moins cher à l’achat, a un coût d’installation nul et est totalement reconvertible. Le gain économique réel est plutôt d’un facteur 5 (et peut aller jusqu’à un facteur 10).

[0] Cette analyse suppose évidemment que l’école, et en dernier ressort les collectivités locales et l’état, sont des acheteurs rationnels. C’est évidemment loin d’être toujours le cas.

[1] Dans la pratique, la durée de ce cycle est plus ou moins longue. En France, il faudra 3 à 10 ans pour que le taux d’équipement maximum soit atteint. Ce taux maximum est bien inférieur à 100%, comme nous le verrons dans la suite de ce billet.

[2] Dans la pratique, pas plus de 10% des professeurs n’ont besoin d’utiliser le TBI 100% du temps. Le reste va utiliser le TBI de façon ponctuelle – ou pas du tout. Un équipement mobiles / VPI à 70% satisfait donc pleinement tous les enseignants de l’école.

[3] Je me suis basé sur cette analyse pour la prévision de la part de marché future du TBI mobile dans mon précédent billet.

[4] En moyenne, les enseignants utilisent le TBI 10 à 20% du temps (en prenant en compte ceux qui l’utilisent intensivement, plusieurs jours / semaine et ceux qui ne l’utilisent jamais). Avec 33% d’équipement partagé, on couvre très largement le besoin en TBI de l’écoles.

[5] Les chiffres d’équipement progressif sur lesquels sont basés les courbes. Ces données peuvent évidemment varier, dans l’ordre et la durée, mais les tendances globales des courbes seront conservées.

Billets associés :

1 tableau interactif mobile, 2 types d’usage, 4 possibilités.

1 fille, 2 garçons, 3 possibilités

L’énorme avantage du tableau interactif mobile eBeam, c’est qu’il peut être utilisé dans toutes les situations (usage fixe, mobile, partagé, reconversion de l’existant, etc..).

Même matériel, même logiciel

Toutes les configurations possibles et imaginables que rencontrent les écoles et les entreprises sont couvertes par le même matériel et le même logiciel (le côté logiciel est à mon avis très important). La façon d’utiliser l’objet change, l’objet ne change jamais.

Concrètement, il y a 2 types d’usage : fixe ou mobile et 4 configurations possibles.

(Suite…)

Billets associés :

Plus de 3 ans de garantie sur le vidéoprojecteur interactif NEC-eBeam U250 XR, lampe comprise.

En réponse à un grand nombre de questions posées, notre vidéoprojecteur interactif NEC-eBeam U250XR – le premier vidéoprojecteur interactif riche – est garanti 3 ans lampe comprise (pour l’éducation, sur enregistrement).

La partie interactive eBeam est elle garantie 7 ans, elle aussi sur enregistrement.

Je ne pense pas qu’il existe une autre offre atteignant un tel niveau de protection sur le marché à ce jour.

Le vidéoprojecteur est mortel, l’interactivité eBeam est éternelle.

Vous noterez que l’interactivité eBeam est quasiment éternelle – et peut être séparée du vidéoprojecteur. Ce n’est pas le moindre de ses avantages.

Dans un vidéoprojecteur NEC-eBeam U250XR, le TBI mobile eBeam Edge peut être à tout moment “détaché” du vidéoprojecteur et réutilisé ailleurs (en mobile ou bien en fixe, couplé à un autre vidéoprojecteur).

C’est un investissement réutilisable “à vie”, longtemps après la fin de vie du vidéoprojecteur lui-même. Cette capacité de reconversion, liée à la mobilité du capteur, est une autre source de gain pour tous les utilisateurs, écoles et entreprises.

Billets associés :

Le tableau interactif fixe est mort, quel sera l’équipement interactif des classes dans le futur (2/2) ?

Résumé: Dans un billet précédent, tu as appris avec surprise, cher lecteur, que le tableau interactif fixe était une sorte de dinosaure en voie de disparition. La nature ayant horreur du vide, ce billet essaie de répondre à la question suivante, qui t’a sans doute empêché de dormir depuis deux semaines:

Par quoi donc le TBI fixe sera-t-il remplacé ?


L’état actuel du marché français: 1/3 de tableaux interactifs mobiles et 2/3 de fixes.

En France, il y a grosso-modo un tiers des écoles qui ont choisi de s’équiper en tableaux blancs interactifs mobiles – ce qui fait de la France le premier pays du monde en termes d’équipement mobile[1]. Pourquoi ce taux d’équipement mobile est-il si fort ? Principalement parce que Speechi a bien fait son travail la France s’est équipée tardivement et a donc eu accès à des technologies plus récentes (contrairement au Royaume-Uni, par exemple, qui s’étant équipé au début des années 2000, n’a eu accès qu’aux technologies fixes).

Aujourd’hui, la demande sur le fixe a chuté de façon brutale. Seul le TBI mobile résiste face au vidéoprojecteur interactif parce qu’il a des avantages bien spécifiques : le TBI mobile se partage entre enseignants, ce qui réduit d’un facteur 5 à 10 le coût d’acquisition d’un matériel qui reste coûteux pour les collectivités.

On va arriver à une situation où le mobile fait 1/3 du marché de l’interactif, et le vidéoprojecteur interactif à peu près 50% de ce marché. Le reste du marché est réservé aux TBI fixes traditionnels et ira decrescendo.

Le marché français dans un an.

En fait, ce dont les collectivités ont le plus besoin, c’est d’une offre mixte. Lorsque la collectivité est en cours d’équipement (taux d’équipement de moins de 30%), le TBI mobile est irremplaçable car il donne à tous les enseignants l’accès à la technologie interactive, en partage.

Puis, si on dépasse 50% de taux d’équipement, il devient nécessaire d’équiper certaines salles de façon permanente, avec du matériel fixe. Ce matériel sera, dans le cas de la France, plutôt du vidéoprojecteur interactif à cause de l’avantage matériel et logistique qu’il présente sur le fixe (cf mon précédent billet: “Le TBI, c’est le matériel”).

L’idéal “théorique” au niveau du confort serait bien sûr que toutes les classes soient équipés à 100% mais cette situation idéale n’a eu lieu qu’au Royaume-Uni et j’ai déjà écrit pourquoi un tel investissement avait été une gabegie sans nom.

Je pense donc que dans les prochaines années (phase d’équipement), la part de mobile va continuer à augmenter. Puis diminuera (en part de marché) si le taux d’équipement dépasse 50% – nous en sommes actuellement à 10% environ en France.

Rêvons un peu : (Speechi et le pot au lait Plaidoyer pro-domo.)

Notre technologie mobile eBeam est au cœur du vidéoprojecteur interactif à ultra-courte focale eBeam-NEC U250XR que nous venons d’annoncer.

Elle permet à une collectivité de gérer une transition douce du mobile vers le fixe, au fur et à mesure de l’équipement des établissements. Les équipements mobiles, garantis 7 ans, peuvent à tout moment se reconvertir sous forme de vidéoprojecteur interactif.

L’école peut être équipée au départ en TBI mobiles, puis 1 à 3 ans plus tard, “reconvertie” en vidéoprojecteur interactif. Tout l’investissement matériel est préservé, ainsi que l’investissement humain (les logiciels, les ressources créées restent les mêmes).

Dans ce contexte, il n’est pas impossible du tout que notre part de marché devienne prédominante en France et aille bien au-delà des chiffres que j’ai évoqués ci-dessus. Speechi – et nos distributeurs – sommes les seuls à proposer une gamme complète de TBIs, du TBI mobile au vidéoprojecteur interactif en passant par le TBI fixe[2], qui corresponde au besoin actuel complet d’équipement des collectivités.


[1]Toutes les estimations données (ne) reposent (que) sur nos données internes et mon expérience personnelle. Celles-ci ne me semblent pas – au contraire – de qualité inférieure aux études publiées sur le sujet. Voir aussi, sur ce sujet, la différence entre le marché du TBI et un picon-citron.

[2]Le présent billet ne tient pas compte des tableaux interactifs “plats” (technologie LCD ou Plasma) qui me semblent promis à un bel avenir. Ces tableaux ne sont pas encore demandés dans les écoles françaises, alors qu’ils présentes des caractéristiques très intéressantes par-rapport aux vidéoprojecteurs (plus grande durée de vie, meilleure qualité d’image, absence de mise au point, aucune ombre, aucun éblouissement).

Billets associés :

Le TBI eBeam vu par deux maîtresses.

Blog SaperlipopetteSaperlipopette “Des idées et des outils pour la classe” est le blog de deux professeurs des écoles (respectivement en classes de CP/CE1 et CE1/CE2).

Sur leur site, elles publient régulièrement des articles proposant “des idées et des outils pour la classe”. Un site à explorer et à lire de fond en comble.

Elles viennent justement d’écrire un article sur le logiciel Scrapbook et le TBI eBeam que je vous invite à découvrir, tellement il me plaît.

Vous pouvez aussi leur poser directement des questions (ou juste déposer un petit commentaire).

Autre particularité intéressante, vous pourrez trouver dans les différentes pages du blog des liens vers leurs propres ressources pour TBI (et nous les invitons d’ailleurs à les diffuser aussi sur Interagir.fr pour que leur travail soit visible par le plus grand nombre).

Si vous avez un autre blog personnel de professeur à nous faire découvrir, la rubrique commentaire vous est ouverte !

Billets associés :

Le tableau interactif fixe est mort, vive le vidéoprojecteur interactif (1/2) !

TBI traditionnelOn ne vous le dit pas encore mais le tableau interactif fixe traditionnel a quasiment disparu en France.

Nous ne constatons, chez Speechi, pratiquement plus de demande pour des TBI fixes et la chute vertigineuse des prix constatée sur les tableaux interactifs fixes ne peut s’expliquer que par une baisse brutale de la demande.

La mort du TBI fixe est, grosso modo, liée à l’arrivée du vidéoprojecteur interactif à courte focale (heureux lecteurs de ce blog, vous avez été prévenus cette destruction créatrice de nature Shumpeterienne dès janvier 2010).

(Suite…)

Billets associés :

Page 5 de 41« Premier...34567...102030...Dernier »


Copyright © 2006-2012 Speechi! Tous droits réservés.Mentions légalesConditions générales de vente
Close
E-mail It