Des haricots dans les nuages

Screenbean1Je vous parlais tout récemment de l’approche qui consiste à se connecter à des ressources pédagogiques en ligne plutôt que d’intégrer, au sein d’un logiciel, des bibliothèques de ressources toutes faites dont je pense, en général, le plus grand mal.

Les “ressources pédagogiques” intégrées aux logiciels sont limitées (au mieux quelques milliers d’éléments alors qu’on en trouve des dizaines de millions en ligne) Elles sont la plupart du temps formattées, peu ciblées, peu créatives – j’évoquais un “fourre-tout” pédagogique.

Il est intéressant de regarder ce qui se passe en ce moment avec les ressources de Powerpoint.

(Suite…)

Billets associés :

L’extension du domaine de la ressource

Ou “Comment Luidia a généralisé la notion de bibliothèques de ressources dans la dernière version de son logiciel pour tableau interactif ?


HouseJ’ai parlé, dans mon dernier billet, de la façon dont Luidia avait généralisé la notion de bibliothèque d’images en branchant son logiciel sur la plus grande bibliothèque du monde, Flickr et pourquoi cette approche connectée est, à mon avis, supérieure à toutes les autres approches “propriétaires”.

Il y a un autre point bien précis où Luidia a innové dans la dernière version de son logiciel: le Scrapbook (le coeur du système, l’espace à partir du quel le professeur fait son cours) est maintenant un lecteur de fichiers Flash. C’est une fonction invisible au premier abord, les fonctionnalités semblent inchangées, mais vous pouvez maintenant glisser tout fichier en Flash à l’intérieur du Scrapbook, et cela fait une sacrée différence.

[Pour rappel, le format Flash est le format le plus utilisé sur le Web pour les animations et la vidéo. Les vidéos que vous voyez sur YouTube, Daily Motion, sont en Flash, beaucoup de logiciels éducatifs animés sont aussi réalisés en Flash. Le Flash est, de fait, le seul format universel du Web pour les animations, qu se joue sur Mac, PC, Linux, etc...]

Quelles sont donc les conséquences de tout ça ?

1) Tous les logiciels éducatifs conçus en Flash sont maintenant des ressources eBeam.

(Suite…)

Billets associés :

Les ressources pédagogiques, le TBI mobile eBeam, Flick’r et le pêcheur chinois

« Si tu donnes un poisson à un homme, tu lui donnes à manger pour un jour. Si tu lui apprends à pêcher, tu lui donnes à manger pour toute la vie. »

(Proverbe chinois, bien antérieur à la raréfaction des ressources maritimes).

On me demande souvent « Quelles sont les ressources pédagogiques associées au TBI mobile ? ». Je ne suis bien sûr pas dupe sur l’origine de la question,ni sur la façon dont elle doit être interprétée (voir mon précédent billet) mais une question demeure :

Une fois qu’un professeur dispose d’un TBI, que peut-on lui donner comme outils, comme logiciel, pour améliorer sa pratique quotidienne ? Comment peut-on l’aider à intégrer la pratique informatique dans son enseignement ?

D’abord, vous l’aurez compris, ma réponse première est justement « pas de ressources ! ». Les ressources pédagogiques qu’on vous donne – et que parfois même, sans vergogne, on vous vend – constituent le plus souvent un fourre-tout innommable, peu ciblé, une perte de temps, une réduction de l’univers de choix de l’enseignant – encore une fois, voir mon précédent billet. (1)

Le TBI mobile est livré avec une bibliothèque de ressources de quelques centaines d’images, mais lorsque Luidia nous a interrogé, il y a quelques années pour savoir s’il fallait étoffer cette bibliothèque – certains concurrents proposent des ressources avec des milliers d’illustrations – j’ai émis un avis extrêmement négatif.

A quoi sert de développer des milliers d’images plus ou moins pertinentes (plutôt moins que plus) alors que sur le Web, il y des dizaines de millions d’images libres de droit – et qu’en cherchant bien, vous êtes toujours sûr de trouver mieux sur le Web que dans toute bibliothèque propriétaire ?

Je suis admiratif, très admiratif de la solution que Luidia a inventée – je précise que je n’y suis pour rien.

Une interface avec la plus grande bibliothèque en ligne du monde.

Luidia a intégré dans son logiciel eBeam une interface avec la plus grande bibliothèque d’images collaborative au monde, Flickr.

Flickr, qui appartient à Yahoo, est un site où des millions de gens déposent leurs photos et les « taggent »(labélisent). Les images libres de droit (en « Creative Commons ») sont signalées.

Butinage

Dans Flick’r, il est donc possible de taper « Tour Eiffel » ou « Equerre » ou encore « eBeam » (essayez !) et de se voir proposer des images pertinentes.

On est dans une démarche de sélection pertinente à travers le moteur de recherche et s’il y a une leçon à retenir d’Internet, c’est que tout est disponible, mais qu’il faut savoir aller le chercher. C’est le message clé à faire passer aux élèves, c’est la formation à donner aux enseignants.

EBeam FlickRDe l’intérieur du logiciel eBeam, l’enseignant effectue donc une recherche sur le Web tout entier. Les résultats lui sont proposés sous forme de vignette, et il les glisse alors sur son tableau pour préparer son contenu – il peut aussi faire tout ça devant les élèves.

Rien d’extraordinaire au niveau technique, je pense que l’interface Flick’r représente moins de 1% du temps de développement du logiciel. Mais c’est intelligent, bien fait, utile (!), bref – dans l’esprit.

Quand j’étais petit, il y a avait une jeune femme à la télé à qui on proposait 2 paquets de lessive et qui refusait pour garder son baril d’Ariel. C’était évidemment un peu débile de sa part puisque tout le monde sait que toutes les lessives se valent – c’est le cas de le dire, elle n’avait pas inventé la poudre.

Et bien moi, je suis très heureux avec ma petit fonction Flick’r. J’ai l’impression qu’on me remplace 1 paquet de lessive par 10 000 barils d’Ariel !

Je crois bien que, parmi tous les logiciels pour TBI, seul le TBI mobile eBeam dispose de cette fonctionnalité.

Il y a un autre point très fort avec le logiciel eBeam, c’est que Luidia a étendu cette notion de ressources.

Mais alors:

« Etendre une notion fumeuse peut-il présenter un intérêt ? »

Ce sera peut-être le sujet de philo du prochain bac mais je ne peux pas vous le garantir. En revanche, je peux vous garantir que ce sera bien l’objet de mon prochain billet.

(1) Ce qui n’empêche pas évidemment qu’il en existe d’excellentes.

Billets associés :

Qu’est-ce qu’une “ressource numérique” ?

Question StupideAvec toute l’agitation créée par l’opération “Ecoles Numériques Rurales“, on nous demande de plus en plus quelles sont les ressources numériques disponibles avec le TBI mobile eBeam.

Je voudrais vous dire que, comme vous, je suis bien conscient du côté jargonneux, peu clair et impropre en lui-même du terme “ressource numérique“. Voilà une expression qui ne veut au fond rien dire, mais qui est suffisamment pompeuse pour pouvoir passer dans un discours d’inauguration, dans une brochure marketing voire dans un communiqué de presse bien ronflant.

Je vais donc essayer de traduire clairement en français la question posée : “Proposez-vous des logiciels, des images ou des animations pouvant être utilisées par un professeur avec votre tableau interactif” ?

Voici la question “manifeste”, telle qu’elle nous est posée par les enseignants.

Elle traduit aussi une inquiétude “latente”, à savoir: “le fabricant de tableaux XXX nous a affirmé à de multiples reprises qu’il disposait des meilleures ressources numériques pour tableau interactif. Et que de telles ressources étaient complètement indispensables pour des raisons pédagogiques que je n’ai pas bien saisies, c’est ballot. Comme vous, je ne comprends pas ce que “ressources numériques” signifie au fond, mais contrairement à vous, je ne suis pas un expert en informatique donc je doute. Qu’en est-il ?”

Eh bien, si vous n’avez pas bien saisi l’intérêt d’une ressource numérique, rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls. Pour moi, une ressource numérique “telle quelle”, fût-elle affublée du glorieux adjectif “interactive” n’a que très peu d’intérêt pour les raisons suivantes:

1) Un terme fourre-tout, conduisant à un usage peu intéressant

A force de vouloir tout caser sous le terme “ressource numérique”, on se retrouve avec des bibliothèques hétérogènes mêlant images, sons, animations, scénarios pédagogiques, logiciels… et qui ne correspondent le plus souvent en rien à votre usage spécifique en tant que professeur de Mathématiques en classe de 5éme (par exemple).

On accumule des données pour faire “riche” ou “sérieux”, mais en fait, l’accumulation même rend ces données de moins en moins utiles à cause l’effet “aiguille dans botte de foin”.

La cas le plus typique: on livre 4 GO de “ressources” sur un CD-ROM ou sur une clé USB et faîtes votre marché… Bon courage (pour ceux qui ont des heures à perdre) !

2) la ressource pédagogique la plus intéressante, c’est celle que le professeur s’est lui-même construite.

Comme disait l’autre, il faut utiliser des ressources numériques pour faire son cours et non pas faire son cours pour utiliser des ressources. Le but du tableau interactif est de donner une liberté pédagogique au professeur et non pas de lui faire perdre son temps en allant consulter des clés USB fourre-tout bourrées de logiciels gratuits.

3) Partir de la pédagogie pour arriver à l’illustration – et non le contraire

Mon conseil n°1 aux professeurs: commencez toujours par rechercher des ressources pertinentes avec Google, en partant de mots clés en rapport avec le thème du cours (et non pas en tapant “ressource numérique” !). C’est lui qui vous donne accès à l’éventail de choix le plus large. C’est lui qui vous permet de converger le plus rapidement vers quelque chose d’utile.

4) Plus les ressources sont généralistes, moins elles sont utiles

En règle générale, vous avez un besoin d’illustration particulier, lié à un contenu de cours précis. Vous avez Google sous la main qui vous donne accès à des milliards de ressources… A quoi peut vous servir, alors, d’avoir à votre disposition une bibliothèque de nature généraliste avec quelques dizaines, centaines ou même milliers de ressources ?

Réponse: à pas grand chose. Une telle bibliothèque ne fait en fait que restreindre votre espace de recherche..

En revanche, dans votre discipline ou pour votre niveau, il peut exister un logiciel spécialisé de grande valeur – que ce logiciel ait été conçu ou non pour un TBI n’a que peu d’importance. Je pense à une méthode Montessori d’apprentissage de la lecture, au logiciel Cabri pour les Maths (payant) ou à InstrumEnPoche (gratuit)…

Bref, ce qui compte, c’est avant tout d’avoir accès à des ressources hyper-spécialisées, qui correspondent à votre besoin.

Et pour y avoir accès, encore faut-il en avoir connaissance car le vrai problème de l’enseignant motivé, c’est celui-ci “parmi les milliards de ressources disponibles, quelles sont les ressources vraiment utiles ?“. Et aucune bibliothèque ne répond à cette question.

Maintenant que je vous ai expliqué pourquoi les ressources numériques, telles que je les vois le plus souvent proposées, sont peu ou pas utiles, je vais vous décrire les ressources que nous proposons avec notre TBI eBeam.

Vous allez voir que notre approche est radicalement différente – et je pense concrètement bien plus utile pour les enseignants.

Mais ça va être pour mon prochain billet.

Ajout 1/6/2009: Les commentaires à ce billet étant exceptionnellement pertinents, la discussion se poursuit de façon indépendante ici.

Billets associés :

Page 2 de 212


Copyright © 2006-2012 Speechi! Tous droits réservés.Mentions légalesConditions générales de vente
Close
E-mail It