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Je joue en classe (de CP)

JeJoueEnClasse

Je ne sais pas très bien qui tient ce blog (classe de CP), ni quelle technologie de TBI il utilise, mais clairement c’est très très bien fait. C’est pour des résultats de ce genre qu’on travaille, en fait.

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Le projet TUVA sous l’angle de la formation à distance

Maintenant que je vous ai vanté les mérites de l’extraordinaire projet TUVA – les cours de Richard Feynman, prix Nobel de physique, mis en ligne sur Internet, place aux critiques.

Organisation générale de la vidéo sur Internet

Projet TUVA

La page Web est divisée en 4 parties principales:

  • Au centre, la vidéo – la partie la plus importante.
  • A gauche de la vidéo, il est possible de prendre des notes tout en la regardant. Il sera possible de les rejouer ensuite et de visionner la vidéo synchronisée avec les notes prises sur le cours.
  • A droite de la vidéo, il y a un l’enrichissement documentaire… Des liens vers différents documents, pages Web, photos… qui apparaissent eux aussi au fur et à mesure que la vidéo se joue, de façon synchronisée.
  • Sous la vidéo, une ligne de temps regroupe de façon synthétique tous les éléments synchronisés (documentation, références, notes…) et défile une transcription texte du discours de Feynman.

Un moteur de recherche permet de rechercher à travers tout le texte associé à la vidéo, en profitant des synchronisations. Ce qui permet d’accéder directement, par exemple, à l’endroit de la vidéo où Feynman parle de « Newton» .

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Le projet Tuva: une merveilleuse mise en ligne des cours de Feynman

Cours de FeynmanJe vous encourage absolument à aller visionner l’extraordinaire projet TUVA.

Il s’agit d’une mise en ligne de certains cours de Richard Feynman dans un format de vidéo enrichie, permettant la recherche sur du contenu, l’ajout de notes et de références, etc…

Au-delà du côté technique, sur lequel je reviendrai, ces cours sont absolument exceptionnels. Ils constituent la meilleure introduction à l’histoire et à l’épistémologie des sciences qu’il m’ait été donné de regarder.

(Tout élève de niveau terminale est capable de suivre les 3 premières heures de cours. Les 4 dernières contiennent quelques notions mathématiques).


J’ai déjà expliqué dans ce blog comment les cours de physique faits par Richard Feynman sont à l’origine de l’invention de Speechi et de son couplage avec un tableau interactif.

Dans les années 80, l’Université de Melbourne a mis en boîte certains cours de Feynman et les a publiés sur le Web au début des années 2000. Fan de mécanique classique, j’ai commencé à les visionner et là, le problème est que sur Internet, la vidéo ne permet pas de voir ce que Feynmann écrit au tableau… Ils ont dû dépenser des centaines de milliers de dollars et on ne voir pas ce qu’écrit Feynman !

De ma frustration est née l’idée d’un programme qui capture les cours de façon plus efficace, en obtenant un format plus intéressant que la vidéo tout en capturant parfaitement ce que le professeur écrit au tableau – et pour moins cher.

C’est l’origine du concept du logiciel Speechi – PowerPoint plus tableau blanc interactif – qui permet de capturer parfaitement ce qui se passe au tableau sans avoir à le filmer. Le contenu peut être visionné à bas débit par toutes les générations futures évidemment émerveillées.

Lors de la conférence Demo, qui rassemble les 50 startups les plus innovantes au monde, j’ai parodié le style de présentation de Feynman en présentant notre logiciel (Nous avons d’ailleurs été la première entreprise française à remporter le grand prix de la conférence, la vidéo de cette présentation se trouve ci-dessous).

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Valérie Pécresse lit le blog de Speechi, enterre l’e-learning, impose Speechi à toutes les universités françaises et finit par péter un plomb.

Valérie Pécresse lit le blog de Speechi

Le saviez-vous, chers lecteurs ?

Valérie Pécresse lit ce blog. Elle lit ce blog !

Evidemment, il est assez rare qu’elle y poste ses commentaires, car, vous la connaissez, c’est une fille assez discrète. Mais, à le lecture du plan de relance pour le développement des technologies numériques à l’Université : je l’inspire beaucoup (ou au moins, j’inspire ses conseillers !).

Car les annonces faites lundi dernier sont une sorte de couper/coller de billets écrits depuis 4 ou 5 ans (et dont vous avez eu la primeur, chers lecteurs !). Je vais essayer de vous les résumer, le plus brièvement possible.

[Pas trop brièvement cependant car vous savez bien que l'esprit de synthèse n’est pas mon point fort. Mais vous me pardonnez toujours, chers lecteurs, et je vous en suis ô combien reconnaissant, car vous me lisez sourire aux lèvres et café à la main. Le blog de Speechi, je sais que pour vous (tous les sondages OpinionWay le montrent ), c'est une pause dans votre dure journée de labeur, la façon utile de passer du temps sur Internet sans avoir l'impression de léser votre employeur. Et au cas où ça ne serait pas tout à fait le cas, ne prenez même pas la peine, chers lecteurs, de me le signaler en commentaires, ce genre d'illusion me fait vivre. ]

Valérie Pécresse enterre l’e-learning et impose Speechi à toutes les universités françaises.

Le plan Pécresse enterre l’e-learning tel que vous le connaissez au profit de l’enseignement nomade, tel que Speechi vous l’a fait connaître.

Le but est de permettre aux étudiants de suivre des cours de leur PC portable, sous forme de podcasts ou de podcasts améliorés. Valérie ne parle même pas, et c’est heureux, des lourdes « plate-formes éducatives » d’enseignement à distance. Il s’agit de donner aux élèves le moyen de suivre les cours, si possible de façon connectée et non connectée.

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Un extraordinaire cours sur l’Iphone

Cours IphoneCeux qui suivent Speechi depuis le début le savent, l’idée même du logiciel, en 2003, a eu pour origine les cours en ligne de Stanford (j’y étais étudiant il y a environ 20 ans et je suis encore régulièrement des modules de cours en ligne) et l’idée d’intégrer Speechi avec un tableau interactif m’est venue en regardant un merveilleux cours de physique quantique de Feynman.

Je tombe aujourd’hui, via eMob, sur un extraordinaire cours de programmation sur l’Iphone (le podcast Itunes, gratuit, du cours). Je n’aurai pas le temps de le suivre en entier mais j’ai passé 3h sur les premiers modules et pour ceux qui savent développer, allez y, ça en vaut la peine.

Ca me donne la pêche et aussi ça me donne des idées aussi pour des évolutions futures de Speechi et des logiciels utilisés avec les TBI.

On équipe aujourd’hui des milliers d’écoles avec des « chariots mobiles»  contenant une dizaine de PC connectés (et qui n’ont souvent de mobile que le nom) mais l’avenir n’est pas là. L’ordinateur, même portable, c’est dépassé. La plate-forme de convergence sera le mobile. Voir:

L’avenir est dans la popularisation d’usages nomades et d’applications que les élèves regardent et manipulent à partir d’un puissant téléphone mobile, tel que l’Iphone. (Et le côté humoristique de la chose, c’est qu’actuellement, l’Iphone, comme le BIC et la calculette l’ont été, est interdit en classe !).

On en reparle dès la sortie de Speechi 5 en beta.

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Ergonomie : Nouveau bouton de réglage du volume

Bouton Son
Nous venons de changer le bouton « volume»  dans le thème « blog»  de Speechi. Auparavant, il s’agissait d’un bouton rond, qui s’est avéré peu pratique lorsque le Speechi devait être présentée dans une colonne de petite taille.

Le nouveau bouton est plus facile à manipuler dans toutes les situations (cf ci-dessous où j’ai volontairement rétréci l’interface). Plus intuitif aussi.

 

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Des « TICE»  vues comme symptôme de la perte du capital scolaire

Je me dois de vous préciser tout d’abord que “Capital scolaire” est une expression employée par Bourdieu qui n’a RIEN à voir avec le sens économique du mot “Capital”. “Capital scolaire” signifie plutôt “qualité scolaire”, ce terme prenant en compte la qualité de l’enseignement et la qualité, le niveau des élèves.

“Perte du capital scolaire” n’est donc qu’une façon un peu pompeuse de parler de la baisse du niveau général. Vous me connaissez, la pomposité et moi, cela fait en général 2. Et je dirais même 3, si ma modestie naturelle ne me l’interdisait.

J’emploie simplement ces termes parce que ce sont ceux de Bourdieu (la pomposité et lui, ça faisait 1,5 au plus) et qu’il a inspiré ma réflexion (si je n’étais pas aussi modeste, je vous dirais que j’ai eu des précurseurs, mais la réalité, c’est que j’ai juste besoin de références plus crédibles que moi).

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La prise de notes et nos développements en cours

Prise de notes, prise de têteLa prise de notes est un moment clé pour l’élève. Pour beaucoup, elle est partie intégrante de la compréhension et de la mémorisation du cours. A travers l’écriture, l’élève effectue déjà un travail de synthèse utile pour dégager l’essentiel (puisqu’on ne peut pas tout noter) et souvent écrire une note constitue le début du travail de mémoire sur un cours. Il peut donc être parfois nuisible de fournir des notes de cours toutes faites à l’élève.

D’un autre côté, la prise de notes intensive mobilise des neurones, parfois au détriment de ce travail de compréhension ou de mémorisation. Une secrétaire en sténo prend tout en notes, mais en comprend pas forcément grand chose au contenu. On voit aussi dans certaines réunions ou dans certaines classes des prises de notes que je qualifierais volontiers d’aneuroniques (voir ci-dessous – combien reste-t-il de neurones dans la salle qui réfléchissent, à votre avis) ? Je me souviens que pour les cours scientifiques les plus compliqués, compte tenu de l’état de mon cerveau à l’époque, pour moi, c’était souvent prendre des notes OU comprendre. Il m’arrivait de sortir d’une heure de cours sans aucune note, ce qui n’était pas plus mal d’ailleurs.

Enfin, au delà de la compréhension immédiate du cours, les notes permettent de réétudier et de revoir ce qui a pu se dire, la façon dont le professeur a abordé tel ou tel point… Elles jouent donc un rôle de ressource documentaire. Evidemment, c’ est là où il est le plus facile pour un logiciel d’intervenir.

Cela fait 2 ans que nous réfléchissons sur ces différents aspects.

A ma connaissance, la technologie n’a rien apporté d’intéressant aujourd’hui pour améliorer la prise de notes, qui est un des moments clés de toute formation .

Nous sommes en phase de développement d’un logiciel (nom de code : Alexandra) qui a pour but de résoudre ce problème. Je pense que le concept technique est révolutionnaire.

Si vous êtes intéressé, nous comptons passer en beta test cet été et nous recherchons une vingtaine de professeurs qui n’ont pas peur de la nouveauté – ni des bugs – pour les test beta. Nous souhaiterions que ces test soient faits sur de vrais cours.

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La mort annoncée des formateurs… n’aura pas lieu

Eric écrit aujourd’hui, sur son blog consacré à la formation, que formateur n’est plus un métier d’avenir.

Je pense que c’est écrit dans un moment de découragement passager et qu’il se trompe: au contraire, l’avenir appartient au formateur – et encore plus au professeur. Voici (très) rapidement pourquoi.

Les moyens d’enseignement à distance, électronique, DVD, etc.. ne diminuent en aucune façon le rôle des formateurs. Si c’était le cas, le livre lui-même aurait déjà attaqué les professeurs. Or le livre a un effet contraire et le professeur a un double rôle vis à vis de lui: 1) le sélectionner pour éviter que l’élève n’erre sans fin dans une bibliothèque immense qu’il ne lira jamais en entier, 2) l’expliquer (dans beaucoup de cas, l’explication va compléter ou remplacer la lecture).

Au contraire, plus les sources d’information sont nombreuses, plus le rôle du professeur est donc renforcé. Même si Google est un outil exceptionnel, il n’est pas près de remplacer un professeur.
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L’apprentissage des langues, la Chine, Internet

La Chine doit former des millions de personnes à l’anglais pour les Jeux Olympiques, qui auront lieu l’année prochaine. Sous la pression de l’urgence, plein de méthodes très originales sont utilisées. A Shanghaï, où je viens de séjourner quelques jours, une partie de la plus grande place de la ville (l’équivalent de la Concorde) est consacrée à l’apprentissage des langues.

shanghaï

Tout d’un coup, nous arrivons sur une place où 300 personnes sont rassemblées et commencent à se diriger vers nous. Assez flippant pendant quelques secondes, je vous l’avoue… Mais en fait, aucune intention malfaisante: tout le monde est là pour parler anglais (suite à une heureuse inititative du gouvernement chinois, la place est monopolisée pour l’apprentissage des langues). En 2 minutes, nous sommes entourés de jeunes chinois (de 7 à 27 ans)… On parle 3 mn avec un groupe, puis on passe à un autre… une sorte de speed dating de l’apprentissage des langues. Très bon enfant, très sympa, très surprenant.
Puissance du foot: quand ils me demandent où j’habite, je leur réponds Lille et ils comprennent Lyon. Lyon est, avec Marseille et Paris, la seule ville française qu’ils connaissent !

shanghaï

 

Mais la Chine utilise aussi les nouvelles technologies, et en particulier la vidéo sur Internet. Voir ci-dessous cette vidéo de formation disponible sur YouKu (le YouTube Chinois) que je trouve très impressionnante.

En France, il va falloir aussi trouver des solutions de masse. Une population dont le niveau d’anglais reste faible, de moins en moins de fonctionnaires…

Les processus d’apprentissage sont à revoir complètement mais on ne voit rien venir, ni du côté académique, ni du côté éditeur.

(Via Billaut Show, arena)

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