Le mind-mapping est au logiciel ce que le TBI est au matériel
Connaissez-vous le mind-mapping ? J’ai commencé à vous parler du mind-mapping il y a 3 ans. Ce qui m’avait frappé, à l’époque, c’est que mind-mapping et TBI mobile ont été inventés pour exactement les mêmes raisons initiales : échanger des informations, capturer des idées, découvrir, comprendre…
Aujourd’hui, le succès du mind-mapping est énorme. J’ai eu mon ami Pierre Mongin au téléphone (son site Web sur le mind-mapping) et le livre qu’il a écrit sur le sujet est en réédition permanente : il y a 5 ans, j’ai rencontré un professeur et aujourd’hui je côtoie un auteur de best-sellers !.
Freemind (logiciel de mind mapping libre et gratuit) est téléchargé 6 000 fois par jour, ce qui en fait un des logiciels majeurs du libre – c’est une performance d’autant plus remarquable que ce n’est ni un jeu, ni un logiciel de téléchargement, ni même un logiciel bureautique classique.
Je vois encore peu de mind-mapping en France dans les écoles.
Pourtant, couplé à un TBI, c’est un outil parfait et vraiment innovant pour un grand nombre de matières « créatives » ou « collaboratives », telles que le français, les langues (exploration d’un texte) ou les discussions exploratoires autour d’un sujet donné dans les toutes petites classes, jusqu’au CM2.
Il est d’autant plus intéressant que les applications du tableau blanc interactif en classe de français ou de langues ne sont pas évidentes (Dans ces matières, les enseignants sont souvent en panne d’idées, alors que les usages en histoire-géo, maths, sport, dessin… leur sautent aux yeux).
De même, dans les petites classes, le TBI est un outil qui facilite « le lever de doigts », mais une fois cet effet obtenu, comment collaborer efficacement (c’est-à-dire en permettant de structurer la créativité ) ?
Le mind-mapping permet de capturer « à la volée » les idées de tous, de les noter, de les relier entre elles en les structurant (ou pas). Il est idéal lorsqu’on cherche à faire participer la classe dans son ensemble. Il est idéal lorsqu’on cherche à faire apparaître des relations a priori invisibles entre différents éléments d’un texte.
Il « crée des liens » en permanence (Rappel : former, c’est créer des liens).
Je vous donne à titre d’exemple une carte heuristique faite autour de la nouvelle « Etude en rouge » de Conan Doyle (ceux qui lisent mon blog personnel savent à quel point je suis fan de Sherlock Holmes et de son avatar moderne, Dr House).

La carte heuristique complète de l’étude en rouge
Billets associés :
- Pierre Mongin, le mind-mapping et le TBI mobile
- Une application du mind-mapping dans des petites classes
- Former, c’est créer des liens
- La nouvelle version du logiciel eBeam Interact pour tableau blanc interactif est disponible en français
- Coup de coeur : le TBi à l’Ecole pilote de de Thollon les Mémises




(5 avis)

Chargement
juillet 11th, 2009 at 10:09
J’utilise depuis plusieurs années le Mindmapping dans ma classe de diverses manières (prise de notes, synthèses, aide aux leçons, préparation d’exposés ou de réunions, évaluation de certains élèves en difficulté…) et je ne vous cache pas que je passe pour un « extraterrestre» pédagogique (sic) auprès de mes collègues.
Je suis convaincu que c’est une technique de réflexion performante et qui fonctionne auprès de la plupart des élèves, en particulier des plus fragiles. L’écueil principal auquel je me suis cependant souvent confronté dans mes classes se situe en fait au niveau des adultes (enseignants et parents) qui préfèrent en rester aux « bonnes vieilles méthodes» : Ecriture et apprentissage de textes de leçons plutôt que de n’en retenir que les idées principales, élaboration d’un plan linéaire avant l’écriture d’un récit…
Mais même les esprits les plus fermés finissent par évoluer…
juillet 16th, 2009 at 4:20
[...] la suite de mon billet « Le mind-mapping est au logiciel ce que le TBI est au matériel« , Vincent Damato, un des utilisateurs d’eBeam les plus médiatiques dynamiques, [...]