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Accueil > L’interdiction de Skype : la position du CNRS / The National French Research Institute position about Skype banishment in France
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On m’envoie tous les jours des infos sur le pourquoi et le comment de l’interdiction de Skype dans les universités françaises, dont j’ai parlé ici et là ou encore là.
La position du CNRS est là. On sent comme quelques réserves lorsqu’on lit que : « Il faut comprendre l’interdiction formelle de SKYPE comme devant s’appliquer dans un contexte de données sensibles échangées ou potentiellement accessibles) ».
Là dessus, je n’ai évidemment rien à dire tellement cela tombe sous le sens !
Mais la note se poursuit de cette façon :« par principe de précaution il y a lieu de décourager le recours à SKYPE et ce de manière particulièrement ferme dans le cas de laboratoires sensibles », ce qui veut dire exactement le contraire !
L’interprétation qu’en font beaucoup d’universités – pas toutes – consiste effectivement à interdire l’utilisation de Skype sur toutes les machines pour toutes les applications, ce qui n’a absolument aucun fondement – et qui plus est est totalement inutile, Skype pouvant s’utiliser à partir d’une clé USB.
Résultat: Speechi Live, qui est juste un outil d’enseignement à distance conçu pour l’enseignement supérieur se trouve de facto banni, ainsi que toutes les applications éducatives de Skype, qui sont nombreuses !
La note d’alerte elle-même est le brillant résultat des cogitations de Mr Bernard Vors, « haut fonctionnaire de Défense du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ». Elle est transmise aux différentes unités (drôle de façon de nommer des universités) par Mrs Joseph Illand (Fonctionnaire Sécurité Défense du CNRS), Christian Michau (Directeur de la DSI) et Jean-Luc Archimbaud (Directeur de l’UREC).
Mémorisez au plus vite tous les noms qui composent cet important quarteron, car il y a de grandes chances que vous n’en entendiez plus jamais parler. Voilà des gens qui sont devenus en quelque sorte connus grâce à Skype.